Et ce cahier taché
L’ingratitude de l’écriture.
Ce blog n’est pas prémédité. Je ne planifie rien. Parfois les horizons me fatiguent, alors j’écris au plus près : sur des personnes qui m’ont marquée, sur du présent, du banal, et, quand ils me viennent, sur des imaginaires …qui n’en sont pas tout à fait, car on ne se défait jamais complètement de soi. Tout cela manque peut- être un peu d’unité, n’est pas d’airain. Cela zigzague, hésite, revient, repart. C’est comme ça. Le plus délicat est la distance car, si je ne rechigne pas à partager des émotions, l’intime reste une autre chose dont je n’ai pas envie de parler ici. Alors baladez-vous sur ce flou, si l’écriture vous en dit !
Le petit gaucher haïssait alors l’encrier de faïence ébréchée situé à la droite du pupitre. La sergent-major déchirait le papier du cahier, multipliait les pâtés, la paume de la main passait sur l’encre, laissant de longue trainées. Il renonçait alors.
– Si vous voulez qu’il écrive un jour, il faudrait sérieusement envisager une rééducation, insistait l’institutrice. Et pendant quelque temps, le petit fut en effet rééduqué.
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Me demande encore combien d’enfants sont ainsi passés sous les fourches caudines de la « droiture » … et pourquoi.
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