Celui qui mourut en septembre en plein chaos armé
Qui savait dire la peau et le grain d’un baiser
Les hauteurs minérales et les corps enlisés
Et dont j’entends encore les mots brûlants
Celui qui ciselait ses routes tel un horloger
Ses déroutes aussi,
Sa nostalgie d’orient
Celui qui, chemin faisant, me conta l’odyssée
Dans une langue inconnue
Celui pour qui Allah était grand et l’Auvergne absolue
Tous ces égarés volontaires, ces vagabonds fertiles
Tous ceux que je ne peux nommer
Qui ont usé leurs rêves sur des chemins d’exil
Toutes ces voix éraillées,
Ces corps éreintés,
Tous ceux-là,
Celle qui m’entraîne encore
Et celui qui est mort
Tous ceux – là
Sont (en) moi.Textes et photographies S. Lagabrielle tous droits réservés


Tes photos d’arbres sont sublimes. Peux- tu m’envoyer ces deux photos pour les mettre en fond d’écran?
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Les photos et le texte sont magnifiques!
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