Racines version courte

Kyoto,  25 octobre 2010

Celui qui mourut en septembre en plein chaos armé

Qui savait dire la peau et le grain d’un baiser

Les hauteurs minérales et les corps enlisés

Et dont j’entends encore les mots brûlants

Celui qui ciselait ses routes tel un horloger

Ses déroutes aussi,

Sa nostalgie d’orient

Celui qui, chemin faisant, me conta l’odyssée

Dans une langue inconnue

Celui pour qui Allah était grand et l’Auvergne absolue

Tous ces égarés volontaires, ces vagabonds fertiles

Tous ceux que je ne peux nommer

Qui ont usé leurs rêves sur des chemins d’exil

Toutes ces voix éraillées,

Ces corps éreintés,

Tous ceux-là,

Celle qui m’entraîne encore

Et celui qui est mort

Tous ceux – là

En route vers Dorogawa, 20 octobre 2010

Sont (en) moi.Textes et photographies S. Lagabrielle tous droits réservés

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