Noire Babel

L’un a dit

Je suis Charlie,

L’autre,

Je suis Mohammed

Entre les deux

Des ponts coupés

Un no man’s land

de pensées pétrifiées

de part et d’autre

Des terres brûlées

de mots

déchirés

devenus Inaudibles

Des sens

Interdits

Un silence effondré

Un abîme écarlate

où l’humanité

Se délite

sans fin

agonisent

Mohammed et Charlie.

.

 

2 commentaires sur “Noire Babel

  1. Hölderlin demandait : « à quoi bon des poètes en temps de détresse »
    Je lui réponds, humblement, parce que c’est le seul langage survivant quand la parole des hommes se détourne de la vérité et de la justice.

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