L’un a dit
Je suis Charlie,
L’autre,
Je suis Mohammed
Entre les deux
Des ponts coupés
Un no man’s land
de pensées pétrifiées
de part et d’autre
Des terres brûlées
de mots
déchirés
devenus Inaudibles
Des sens
Interdits
Un silence effondré
Un abîme écarlate
où l’humanité
Se délite
Où
sans fin
agonisent
Mohammed et Charlie.
.

bravo comme c’est bien dit
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Hölderlin demandait : « à quoi bon des poètes en temps de détresse »
Je lui réponds, humblement, parce que c’est le seul langage survivant quand la parole des hommes se détourne de la vérité et de la justice.
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