Elle peint. Il arpente presque seul des morceaux de planète. Deux cheminements personnels dont les courbes s’entrecroisent sur mon écran. Il a vendu son petit cheval blanc et le désert de Gobi l’attend. Un autre épisode qu’elle anticipe peut-être d’un trait.
« Comme une eau, le monde vous traverse et, pour un temps, vous prête ses couleurs. Puis il se retire et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr », ecrit Nicolas Bouvier. On ne saurait mieux dire.


