Congé laborieux

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c’est assez nul comme illustration mais je n’en ai pas de personnelle

« Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos la fatigue sera vaincue » est-ce d’Alphonse Allais ou de Pierre Dac ? Qu’importe les deux origines me plaisent.

Ainsi donc j’ai envoyé ma lettre de départ en retraite et compte tenu des jours de congés payés acquis et ceux accumulés sur mon compte épargne-temps, je vais pouvoir respirer à partir de fin mai. Prise dans les injonctions contradictoires de ma cheffe, en gros « prends tous tes congés mais ne pars pas trop tôt », je ne savais comment godiller. Et puis, j’ai fini par avoir du service ressources humaines une proposition de sortie (pas des effectifs puisque je vais y rester jusqu’au 30 septembre 2021, date à laquelle j’aurai épuisé mes congés et veille de l’entrée en vigueur de mon statut de retraitée) mais plutôt d’arrêt d’activité qui correspond à mes calculs (à cause des congés accumulés). La cheffe a noté sur son cahier, m’a dit des choses aimables : genre que j’étais un pilier du service et que je manquerai cruellement ….la bonne blague, les cimetières sont pleins de gens indispensables. Et voilà.

Je me sens mieux depuis, de savoir que les grandes manœuvres managériales seront après moi, et d’imaginer faire autre chose. Basta le droit, marre. Ou plus exactement ce droit social là que les hasards du recrutement ont choisi pour moi et que je vois détruire au fil des ans.

Commencer en 1982 avec les lois Auroux et terminer sur les casses macronistes préparées par le quinquennat Hollande : il était temps de partir avant de vomir son métier ce qui m’arrivait physiquement dernièrement certains matins.

La vie sera plus fragile et matériellement plus serrée mais prendre son temps …est un luxe que ma carrière professionnelle me permet, je ne sais jusqu’à quand.