
Lundi matin, je me suis réveillée avec un vague mal de gorge, la sensation d’être passée sous un rouleau compresseur et la tête embrumée. Mon état ne s’arrangeant pas après mon petit déjeuner habituel, prise d’un pressentiment, je suis allée me faire tester à la pharmacie du coin. Le test antigénique délivra son message assez vite : j’étais bien covidée. Dûment masquée FFP2, je suis passée, chez le médecin (c’est pas recommandé mais attendre de pouvoir l’avoir en visio, j’en avais pour un sacré bout de temps). Je n’avais pas de fièvre, une respiration et un degré de saturation en oxygène normaux, juste un pouls un peu rapide. Je revins à la^pharmacie pour récupérer les médicaments prescrits (doliprane + une solution à me pulvériser dans le nez) puis chez moi pour annoncer la « bonne » (sic) nouvelle à tous ceux que j’avais croisés récemment, en particulier ma mère, et finalement m’isoler.
Ce n’est pas que j’avais oublié que la bestiole circule. De nombreux articles dans la presse font d’ailleurs état d’une recrudescence des cas dernièrement. Si j’ai un peu lâché côté rappel de vaccin, je n’ai jamais transigé avec le port du masque (FFP2 donc,plutôt que masques chirurgicaux qui ont tendance à « bailler » sur les côtés) dans les endroits fermés et/ou avec forte concentration humaine (transports en commun, ascenseur, supermarchés, salle de conférences) ni avec la nécessité de garder, autant que possible, mes distances. Le port du masque dans les transports me valait parfois des sourires amusés et quelquefois des manifestations de galanterie bienvenue : on me proposait de m’asseoir.
Passées les premières mesures informatives viennent les questions : où avais-je bien pu choper cela ? Et combien de temps rester à l’isolement ?
Sur le temps d’incubation et celui où l’on est censé rester contagieux, il semble que ce soit assez variable mais de façon générale les chiffres qui reviennent le plus dans ce que j’ai pu lire sont : 3 à 5 jours pour le temps d’incubation, 7 à 10 pour la durée de contagiosité sachant que l’on est plus particulièrement contagieux la semaine qui suit l’apparition des symptômes. En ce qui me concerne, n’ayant pas une vie sociale effrénée, je n’ai trouvé que 2 ou 3 évènements susceptibles d’ être à l’origine de ma contamination : mes exploits d’assesseure de bureau de vote le 9 juin, l’Assemblée plénière du Conseil Bordeaux seniors auquel j’appartiens le 11 et une réunion du comité dit « de la rue » à la mairie le 13. Les 2 premiers sont trop éloignés de l’apparition des symptômes chez moi et pour le 3eme, je suis dubitative. Nous étions une dizaine de personnes dispersées dans une immense salle dont toutes les fenêtres étaient restées ouvertes et ma voisine, la plus proche, qui s’est fait tester après que je l’aie informée de mon état, n’a rien, . Reste aussi l’hypothèse toujours possible d’une rencontre prolongée non masquée avec une personne déjà contaminée mais asymptomatique. Où il apparaît, en filigrane, que l’application « Tous anti Covid » (aujourd’hui désactivée ) qui, en cas de rencontre avec une personne « à risques », vous envoyait une notification indiquant à peu près à quel moment l’évènement s’était produit avait une petite utilité.
Je ne sais si ces données qui concernent surtout le variant Omicron valent aussi pour le nouveau variant qui circule dénommé FLiRT qui serait assez proche de ce dernier. Selon les chercheurs de l’Univeresité John Hopkins de Baltimore, en effet, le virus n’aurait pas assez muté pour devenir très différent des souches précédentes.
Je me serais bien passée de ce flirt là. Pour l’heure, je ne tousse pas, je respire normalement, je n’ai pas de fièvre, je n’ai perdu ni goût, ni odorat, je n’ai pas mal à la tête, plus de gorge irritée. Je mouche et j’éternue un peu mais c’était déjà vrai avant le Covid en cette saison où les allergènes se baladent. Je me traîne juste. Pas sûr que la lassitude de rester enfermée depuis lundi n’en soit pas aussi la cause.
Un point noir toutefois : j’ai trouvé le moyen de contaminer ma mère, testée positive par l’infirmière venue faire sa toilette. Son médecin est passé. Son ordonnance ressemble à la mienne. Ses SMS me donnent à penser qu’elle ne va pas trop mal. Elle me propose d’ailleurs, maintenant que nous en sommes au même point, de passer la voir. Je ne sais pas si c’est une bonne idée.
Ben merdalor ! En plus, je vois qu’il y a eu des coupures de courant à Bordeaux ! Et pis quoi encore ? Trop c’est trop. Faut que ça change ! C’est pas pour dire, mais moi j’ai pas peur de vous le dire tout net : « Madame Lagabrielle, si ça continue comme ça, à force, ça va péter ! »
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🙂 Pour l’instant ma mère va bien. Zéro symptôme et râlerie bien calibrée.
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:-). Pour l’instant ma mère va bien. Zéro symptôme et râlerie bien calibrée.
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