Question de salut

Salut Nazi ou romain (qui historiquement n’a pas plus existé dans l’antiquité que les casques à cornes gaulois et relève plus d’une reconstitution pseudohistorique popularisée par la peinture Davidesque et les péplums plus près de nous) ? Geste maladroit d’un autiste en pleine dérive émotionnelle ? Personnellement, j’aurais tendance à mettre le mouvement, qui n’a pas la même résonance outre-atlantique que chez les européens, en perspective avec les intérêts manifestés par le Monsieur pour le mouvement Alternative fûr Deutschland ou ses sympathies pour le leader britannique ultra-droitier Nigel Farage ou encore l’activiste Tommy Robinson et sa romance contracto- téléguidée avec Giorgia Meloni (voir plus loin). Les affaires sont avant tout les affaires, un peu de puissance US renforcée par les élections ne nuit pas et Elon a d’importants intérêts en Europe. Les prudentes réactions médiatiques mainstream dans notre petit hexagone sur le sujet s’expliqueraient ainsi : ne pas insulter l’avenir même s’il vous humilie dès à présent.

Dans ce qui m’apparaît tout de même comme un jeu à de multiples bandes, tant les deux hommes rivalisent d’imprévisibilité, difficile d’appréhender l’avenir ou plutôt de s’en inventer un ici hors de la contrainte politico-économique étasunienne et celle de l’influence de réseaux où l’on peut tout dire et faire à condition de plaire au patron.

Meloni en Italie, Orban en Hongrie, Kickl en Autriche, l’arrivée du nationaliste Bart De Wever à la tête du Gouvernement belge, la participation de 5 ministres du Parti pour la liberté (PVV) du populiste Geert Wilder aux Pays-Bas, sans oublier notre Rassemblement national, l’ascension de partis, généralement populistes et eurosceptiques, partageant un conservatisme social très marqué, un rejet de l’immigration et un nationalisme martelé, n’est guère contestable. De quoi , pour ces mouvements, ensemble ou séparément (voir Meloni et Musk récemment à propos d’un contrat de cybersécurité), avoir envie de jouer, à l’occasion, leur petite partition avec plus puissant que cette si mal nommée Union Européenne dont le fonctionnement même inciterait presque à la partition si le Brexit anglais ne nous engageait pas à y réfléchir tout de même à deux fois.

Curieuse séquence où le sursaut anti RN de juin dernier a été proprement piétiné par un Président accroché à son pouvoir. Désavoué par les sondages, le voilà presque mis à l’écart de son deuxième quinquennat, lui, omniprésent lors du premier. Sa majorité au Parlement 2022 était certes relative mais plus conséquente que celle d’aujourd’hui. Moralité : avant de balancer une grenade dégoupillée, s’assurer qu’elle ne risque pas de vous revenir à la figure.

Bayrou continue son sinueux et matois chemin, Retailleau et Darmanin leur numéro de cirque médiatique et le Président orange est bien parti pour réaliser son programme autoritaire, xénophobe, protectionniste, conservateur et climatodénialiste.

Deux tordus ici, quatre ans de cauchemar global, sacré quart de siècle qui commence !

Je me balade assez souvent sur youtube pour récupérer des émissions que j’ai ratées à la télé ou écouter des débats inaccessibles ailleurs (du moins pour moi), Depuis quelque temps, et j’ignore pourquoi, parmi les vidéos qui me sont proposées, figurent nombre de petits films sur des animaux (cétacés et tortues mais pas seulement) proprement « dévorés » par de petits organismes, des bernacles, par milliers, surtout, quasiment soudées à leur peau. Certains sont localisés par des sauveteurs qui mettent des heures à décrocher ces saletés hermaphrodites tenaces.

Je ne sais pas comment fonctionne le (faux) hasard algorithmique mais je me suis demandée ce qui nous permettrait de nous délivrer des bernacles nauséabondes et mortifères qui se reproduisent ici et là et de plus en plus près.

Covidée !

Lundi matin, je me suis réveillée avec un vague mal de gorge, la sensation d’être passée sous un rouleau compresseur et la tête embrumée. Mon état ne s’arrangeant pas après mon petit déjeuner habituel, prise d’un pressentiment, je suis allée me faire tester à la pharmacie du coin. Le test antigénique délivra son message assez vite : j’étais bien covidée. Dûment masquée FFP2, je suis passée, chez le médecin (c’est pas recommandé mais attendre de pouvoir l’avoir en visio, j’en avais pour un sacré bout de temps). Je n’avais pas de fièvre, une respiration et un degré de saturation en oxygène normaux, juste un pouls un peu rapide. Je revins à la^pharmacie pour récupérer les médicaments prescrits (doliprane + une solution à me pulvériser dans le nez) puis chez moi pour annoncer la « bonne » (sic) nouvelle à tous ceux que j’avais croisés récemment, en particulier ma mère, et finalement m’isoler.

Ce n’est pas que j’avais oublié que la bestiole circule. De nombreux articles dans la presse font d’ailleurs état d’une recrudescence des cas dernièrement. Si j’ai un peu lâché côté rappel de vaccin, je n’ai jamais transigé avec le port du masque (FFP2 donc,plutôt que masques chirurgicaux qui ont tendance à « bailler » sur les côtés) dans les endroits fermés et/ou avec forte concentration humaine (transports en commun, ascenseur, supermarchés, salle de conférences) ni avec la nécessité de garder, autant que possible, mes distances. Le port du masque dans les transports me valait parfois des sourires amusés et quelquefois des manifestations de galanterie bienvenue : on me proposait de m’asseoir.

Passées les premières mesures informatives viennent les questions : où avais-je bien pu choper cela ? Et combien de temps rester à l’isolement ?

Sur le temps d’incubation et celui où l’on est censé rester contagieux, il semble que ce soit assez variable mais de façon générale les chiffres qui reviennent le plus dans ce que j’ai pu lire sont : 3 à 5 jours pour le temps d’incubation, 7 à 10 pour la durée de contagiosité sachant que l’on est plus particulièrement contagieux la semaine qui suit l’apparition des symptômes. En ce qui me concerne, n’ayant pas une vie sociale effrénée, je n’ai trouvé que 2 ou 3 évènements susceptibles d’ être à l’origine de ma contamination : mes exploits d’assesseure de bureau de vote le 9 juin, l’Assemblée plénière du Conseil Bordeaux seniors auquel j’appartiens le 11 et une réunion du comité dit « de la rue » à la mairie le 13. Les 2 premiers sont trop éloignés de l’apparition des symptômes chez moi et pour le 3eme, je suis dubitative. Nous étions une dizaine de personnes dispersées dans une immense salle dont toutes les fenêtres étaient restées ouvertes et ma voisine, la plus proche, qui s’est fait tester après que je l’aie informée de mon état, n’a rien, . Reste aussi l’hypothèse toujours possible d’une rencontre prolongée non masquée avec une personne déjà contaminée mais asymptomatique. Où il apparaît, en filigrane, que l’application « Tous anti Covid » (aujourd’hui désactivée ) qui, en cas de rencontre avec une personne « à risques », vous envoyait une notification indiquant à peu près à quel moment l’évènement s’était produit avait une petite utilité.

Je ne sais si ces données qui concernent surtout le variant Omicron valent aussi pour le nouveau variant qui circule dénommé FLiRT qui serait assez proche de ce dernier. Selon les chercheurs de l’Univeresité John Hopkins de Baltimore, en effet, le virus n’aurait pas assez muté pour devenir très différent des souches précédentes.

Je me serais bien passée de ce flirt là. Pour l’heure, je ne tousse pas, je respire normalement, je n’ai pas de fièvre, je n’ai perdu ni goût, ni odorat, je n’ai pas mal à la tête, plus de gorge irritée. Je mouche et j’éternue un peu mais c’était déjà vrai avant le Covid en cette saison où les allergènes se baladent. Je me traîne juste. Pas sûr que la lassitude de rester enfermée depuis lundi n’en soit pas aussi la cause.

Un point noir toutefois : j’ai trouvé le moyen de contaminer ma mère, testée positive par l’infirmière venue faire sa toilette. Son médecin est passé. Son ordonnance ressemble à la mienne. Ses SMS me donnent à penser qu’elle ne va pas trop mal. Elle me propose d’ailleurs, maintenant que nous en sommes au même point, de passer la voir. Je ne sais pas si c’est une bonne idée.

Un exercice pas facile

Pascale, une amie et ancienne collègue va rejoindre la cohorte des retraités à la fin du mois de mai. Ces dernières années l’essentiel de son travail consistait en la supervision d’une revue exigeante de jurisprudence sociale : la RJS dans notre jargon.

Je reçois hier un courriel collectif, adressé aux « anciens de la rédaction », de mon ancienne cheffe de service m’avisant de la décision des rédacteurs en poste d’offrir à Pascale une revue de jurisprudence « un peu spéciale »

« Elle regroupera, comme toute RJS, une partie doctrinale, et une partie décisions du mois.. C’est pour la partie doctrinale que nous comptons sur vous et sur vos talents d’écriture ! Si vous pouviez rédiger sous Word un article (même court !) évoquant vos souvenirs avec Pascale, ce serait super chouette ». Dead line pour envoyer ma copie, le 20 mai.

Et me voilà un peu embêtée car ce n’est pas dans le travail que j’appréciais Pascale. L’indulgence n’était pas son fort et sa franchise parfois blessante. Ainsi étais-je à ses yeux une honnête juriste mais manquant décidément de profondeur et de prospective dans mes commentaires de textes ou d’arrêts ; « tu ne fouilles pas assez » me disait-elle. Au moins étais-je fiable – une qualité qu’elle ne reconnaissait pas à tout le monde-c’était déjà ça.

Non, c’est la personne « hors les murs laborieux » que j’appréciais et apprécie toujours. C’est dans tous les à-côtés du travail que nous nous entendions et nous entendons encore car je continue à la voir ainsi que son mari, Diego – il est chilien- lors de mes passages à Paris. On discute bouquins, musique, politique le plus souvent autour de bons vins et de petits plats. Mes penchants sont un peu plus à gauche que les leurs mais on ne s’est jamais brouillés pour ça. Franchies les portes de l’entreprise, dégagée des prudences de l’écriture juridique, Pascale était drôle et le reste dans ses emportements. « Je me trompe peut-être » est un de ses incipit favoris. Sans attendre un oui ou un non. C’est cette forme de hardiesse que j’aime chez elle comme chez une autre amie, de fac celle-ci, Michèle.

Il se peut que je me retrouve à travailler avec Pascale dans le cadre d’une association créée par Diego qui s’inscrit dans un mouvement, appelé ailleurs « el sistema », qui considère la démocratisation culturelle comme un puissant levier d’intégration sociale. A la fin de l’an dernier, il a organisé la tournée en région parisienne d’un orchestre de jeunes d’un quartier déshérité de Santiago et m’a demandé à cette occasion de réviser une plaquette de présentation de l’association et de l’orchestre. Satisfait de ma collaboration, il m’a demandé si j’acceptais de rejoindre son association. J’ai dit banco. Je ne sais pas trop ce que j’y ferai de là où je suis mais il ne s’agira plus de droit.

Pour l’heure, il me reste à écrire un texte aimable sans tomber dans une hagiographie professionnelle qui ne leurrera personne, à commencer par l’intéressée. L’exercice me fait un peu penser à ces scènes du film « Quatre mariages et un enterrement » où un ami des mariés est chargé d’un petit hommage qui se doit d’être émouvant et drôle. Drôle surtout.

Je ne suis pas sûre de savoir faire ça.

Finalement j’ai envoyé ça :

Jubilacion

J’ai toujours aimé ce mot (retraite en espagnol), bien plus dynamique que notre « retraite », qui sent le sapin. Mon temps retraité s’est construit paisiblement à l’improviste. Je te le souhaite aussi  Ma mémoire, ce jour, est comme le ciel, changeante. Tant de choses en tant d’années et découvrir qu’au fond le métier ne fut pas tout.

Je me souviens …

des «je me trompe peut-être» préventifs qui n’attendaient (et n’attendent toujours pas) de réponse dans un sens ou un autre. Pas de fausse humilité là-dedans, juste une reconnaissance préambule : nous sommes tous faillibles (sauf le Pape, paraît-il, mais on n’en a encore pas la preuve à ce jour) ;

de ce que je m’étais promis de ne jamais faire : rempiler dans un comité d’entreprise et surtout d’en être trésorière…et je m’y suis résolue … comme quoi les « je me trompe peut-être » ne se trompent pas toujours et peuvent même être amicalement persuasifs ;

des colloques politiques improvisés à la machine à café. Tu n’y a jamais mystère de tes inclinations, contrairement à moi, bien plus radicale au fond. «Rome, ultime objet de mon ressentiment, … » …mais je m’égare ;

des déjeuners « chez le petit portugais d’à côté ». Tu aimais ses poulpes grillés (jamais pu me résoudre à bouffer de la chambre à air pour ma part) ; on faisait des concours de taches sur chemisier avec Martine ; on y avait nos petits ronds de serviette ; on y goutait les petites attentions, un peu alcoolisées parfois, du taulier…et on y traîna une nostalgie rétrospective lorsqu’il partit ;

des jours ronchons comme on en a tous. Là, ne pas te déranger ;

des éclats de rire sonores comme je n’en ai pas (et pourtant j’ai une bonne voix) ;

de la clope longtemps chérie ;

de ces choses drôles et graves qui tricotent une amitié, mais cela c’est entre nous.

Je me demande en revanche :

Si  tu as aimé les Shadocks, Pierre Desproges et le tribunal des flagrants délires, Alexandre Vialatte et ses articles un peu déjantés dans le journal  « La Montagne »,  Pierre Dac, les « Tontons flingueurs », l’absurdité  et la dérision en général.

 Parce que ce sont des choses que j’ai toujours aimé partager. Et je ne suis pas sûre de te  l’ avoir dit un jour.

Interlude

Je me souviens de ce petit train qui annonçait aussi des pannes.

C’était ludique et on « jouait » en attendant. La télé ne sait plus faire ce genre de pause. Et nous non plus, plus ou moins accros à l’immédiateté.

Ma mère aura 100 ans demain. Les temps actuels n’engagent pas à l’optimisme. Alors j’ai cherché une forme d’évasion paisible et je me suis souvenue de ça.

Je trouve que l’on devrait réhabiliter la notion d’interlude.

Pour profiter les uns des autres.

Être souverain

En paressant sur Youtube, j’ai vu passer cette vidéo et je me suis demandée ce que cela pouvait bien signifier. « Je ne contracte pas », avec qui ? Pourquoi ? J’ai donc cliqué pour voir. Au début, j’ai cru à un mauvais sketch des Deschiens (émission qui passait à la grande époque sur Canal plus). Mais non, ce couple est tout à fait sérieux et il faut attendre 6 minutes pour réaliser que le conducteur refuse de se soumettre un contrôle d’alcoolémie. Parmi les raisons avancées, toutes assez étranges quand elles ne semblent pas tout simplement loufoques, celles-ci : « Je n’appartiens plus à l’entreprise République française » et cette antienne « je ne contracte pas » qui laisseraient sous-entendre, selon de mieux informés que moi, une sympathie du couple vis à vis des thèses d’une mouvance complotiste dénommée « êtres souverains » voire à celle des « citoyens souverains » (car, on le verra plus bas il faudrait distinguer).

Mais de quoi s’agit-il ? Selon la Miviludes (la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), « la mouvance dite des « Êtres souverains » trouve une partie de ses origines dans le mouvement des Sovereign citizens (« citoyens souverains »), un phénomène apparu aux États-Unis dans les années 1970 et récusant la légitimité de l’État fédéral (…) » .

En France, c’est probablement le Conseil national de transition (CNT) créé en 2014 par un naturopathe complotiste , Éric Fiorile, qui se rapprocherait le plus des « sovereign citizens ».

Ce conseil est une entité qui se revendique dès sa création comme « la seule autorité légitime de France » (sic). Inventeur du concept de « démosophie », Eric Fiorile le définit comme un « modèle de société qui, au lieu d’être dirigée par l’oligarchie politique issue de la République, le serait par la logique et le bon sens de citoyens sans aucune sélection de ceux-ci par la situation sociale, les partis ou les sectes » (Milviludes, rapport d’activité 2021 p. 181 s.) .

Il reste que la mouvance n’est pas homogène et pourrait être qualifiée de « gazeuse ».

Sa visibilité n’est d’ailleurs pas évidente même si, selon la mission, des « citoyens souverains » se seraient retrouvés mêlés à la contestation des gilets jaunes, puis aux mouvances complotistes liées au Covid-19.

Les « êtres souverains » se distingueraient cependant des « citoyens souverains ». En effet, « là où les mouvements de type « Citoyens souverains » contestent toute légitimité au gouvernement en place et entendent le remplacer, allant pour certains jusqu’à appeler de leurs vœux un véritable coup de force, les « Êtres souverains » considèrent que l’exercice de leur liberté passe par un refus de toute citoyenneté, de toute obligation à l’égard de l’État ou de son administration (Milviludes rapport d’acitivité 2021 p. 182).

C’est plutôt cela que l’on retrouve, il me semble, au moins au début de la vidéo chez notre couple rétif. En la regardant, je suis passée de l’incrédulité (qu’est-ce que c’est que ce pataquès ? ), à la rigolade (ah! cette menace de porter plainte pour agressivité et tentation de dégrader la voiture !), puis à une sorte d’inquiétude consternée. Rien ne va là-dedans et les deux protagonistes ont fini en garde à vue. De quoi, après le bris d’une vitre de la voiture, renforcer un délire sécessionniste qu’ils ont exposé dans une vidéo postérieure que je n’ai pas eu le courage de regarder.

Pause musicale

C’est une petite vidéo envoyée par un ami. Elle va bien avec ce jour presque estival ici. J’écoute en observant le bourgeonnant érable en face de mon balcon où de petits écureuils s’amusent. C’est l’avantage de cet appartement. qui donne sur un parc assez grand. On peut se laisser aller à contempler la vie qui s’y déroule sans penser à rien. Se soustraire un moment, par exemple sur cette musique de Byrd, au bruit et la fureur du monde et s’apaiser sur une polyphonie ondoyante. Il y a quelque chose de presque curatif à écouter ces voix qui s’entremêlent avec précision et grâce. J’aurais bien aimé être capable de chanter ce genre de répertoire qui réclame, outre une bonne technique vocale, une écoute très fine de la ligne mélodique des différents pupitres.

Je me souviens d’un essai calamiteux d’interprétation d’une pièce de Monteverdi par un petit ensemble auquel j’ai brièvement appartenu. Je ne sais plus quelle voix était « entrée trop tôt » et Monteverdi s’était mué en cacophonie. Celui qui nous dirigeait en riait de consternation…ce qui ne nous aidait pas à retrouver nos marques ! Bizarrement, nos errements n’avaient pas eu l’air de froisser les oreilles des passants venus nous écouter dans la cour du château comtal de Carcassonne où nous nous produisions tous les jours vaguement déguisés en manants. C’était en 1990, pendant les Médiévales qui s’y tenaient en août. On abandonna par la suite Monteverdi pour des choses plus accessibles qui amusaient les enfants et leurs parents.

34 ans déjà. La première guerre du golf venait de commencer. Contrairement à Jacques Chirac qui s’y refusa plus tard, Tonton avait décidé d’y envoyer des troupes.