A Marie-Claire C.
La beauté fut moins dans le mouvement que dans le moment, cette somme de hasards venus s’ajuster là dans des paysages secs et pelés.

Je voudrais dire ici la pierre dressée en volutes zébrées de vent, ces crinières minérales immobiles, ces aiguilles fragiles et ces cols au nom comme des cris d’oiseaux .
Je voudrais dire les voiliers, au loin, fragiles larmes d’écume, la mer intense, le vent qui nous couche, les cuisses raides au matin et nos corps enrayés s’étirant à l’unisson sous l’œil des badauds.

Je voudrais dire le ciste, l’aphyllante et le romarin en un bouquet improbable, les criques azur, les rires dévalant les pentes rêches et lancés dans la nuit.
Je voudrais dire enfin, le petit miracle de ces trois jours… avec en fil d’ Ariane le sourire de celle par qui tout commença.

(Photos Frédéric D sur le site http://photos-provence.fr)