Il pose à côté d’un petit cheval blanc. Déjà inscrit dans l’espace qu’il a choisi d’arpenter. J’envie sa curiosité, son audace. Partir ainsi « into the wild »…. Pas de révolte dans cette aventure mais une forme de grâce. Il sourit. Rien d’affecté dans son attitude. Heureux, je le crois, à cet instant là.
Pour une fois, ce ne sont pas les mots de Nicolas Bouvier qui me viennent mais les images de Jeroen Toirkens, photographe de la vie nomade. Attachée à mon confort, je n’ai jamais osé mes envies d’ailleurs plus sauvages. Alors, je le fais par procuration. Accompagner, même de loin, cette histoire là, savoir que dans ce monde connecté il y a encore place pour une errance choisie, loin de la rumeur du monde, des accrocs dans la toile, c’est bon.
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