Interlude

Je me souviens de ce petit train qui annonçait aussi des pannes.

C’était ludique et on « jouait » en attendant. La télé ne sait plus faire ce genre de pause. Et nous non plus, plus ou moins accros à l’immédiateté.

Ma mère aura 100 ans demain. Les temps actuels n’engagent pas à l’optimisme. Alors j’ai cherché une forme d’évasion paisible et je me suis souvenue de ça.

Je trouve que l’on devrait réhabiliter la notion d’interlude.

Pour profiter les uns des autres.

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 C’est brûler ses cartouches, frôler la panne, le sable sec, rebondir, se dilater, rétrécir, exploser, racler sa mémoire à la laisser en lambeaux et ripoliner les copeaux restants, limer ses mots, raboter l’intime jusqu’à la trame ultime  parce qu’il n’a rien à faire là. Écrire, écrire, à l’infini, à l’absurde, minuscule, insignifiant(e), trappé (e) par la  toile, insecte ordinaire.

Croire que dans la masse on saura glisser sur le fil de l’incertain et se jouer du futile.

Croire, se croire peut-être…plus qu’être. Voilà. Certains jours c’est un peu tout ça. Et le lendemain tout autre chose…

Et en sortir ? …. Une autre expérience : plus tard, un  jour.

Textes et photos S. Lagabrielle : tous droits réservés.