A l’heure où certains s’écharpent sur à peu près tout et son contraire, je me complais dans un plaisant œcuménisme choral. C’est l’avantage de se partager entre deux formations.
Au mardi en dévotion …
succède un mercredi leste….avec ceci
La meusniere de Vernon,
Tire tire tire ton don don don don
Elle est mignonne et gorriere,
Et si elle est, ce dit on,
Tire tire tire ton don don don don
De bien aymer coustumiere.
Un jour tout a l’environ
Tire tire tire ton don don don don
D’une saulsaye et riviere
Un beau jeune compaignon
Tire tire tire ton don don don don
D’amour luy fit la prière.
Lors la baisant le mignon
Tire tire tire ton don don don don
Se print à luy faire chere
Puis s’assit en son giron
Tire tire tire ton don don don don
De, bonne grace et maniere.
Puis cela, du même auteur (ça commence à 0: 46 . Cherché traduction en français contemporain mais pas trouvé) :
Au joly jeu du pousse avant il fait bon jouer.
L’aultrier m’aloye esbaloyer,
Je rencontray la belle au corps gent,
Soubzriant doucement, la vois baiser.
Elle en fait doute,
Mais je la boute,
Laissez trut avant.
Au joly jeu du pousse avant il fait bon jouer.
Pour ung reffuz me fault laisser
Propos luy tins amoureusement,
Soubzriant doulcement, la vois baiser.
Elle riotte,
Dance sans note,
Laissez trut avant.
Au joly jeu du pousse avant il fait bon jouer.
Programme joliment troussé auquel j’ajouterais bien encore ceci, de Pierre Certon, pour faire bonne mesure …. mais je doute que la suggestion soit retenue ( et encore, ces chers King’s singers n’ont pas hésité à s’affranchir des deux derniers couplets …)
Refrain:
La, la, la, je ne l’o, je ne l’o
Je ne l’ose dire,
La, la, la, je le vous dirai,
La, la, la, je le vous dirai !
Il est un homme en nos villes
Qui de sa femme est jaloux.
Il n’est pas jaloux sans cause,
Mais il est cocu du tout !
Refrain
Il n’est pas jaloux sans cause,
Mais il est cocu du tout ;
Il l’apprête et s’il la mène
Au marché s’en va à tout !
Refrain
Enfin, las de ce supplice,
Le pauvre homme se pendit.
Mais sa femme par malice
Chez Lucifer le suivit !
Refrain
La morale de cette histoire
C’est qu’avant de se marier
Il faut savoir le jour-même
Que c’est pour l’éternité !
De quoi distraire la mélancolie qui suinte de ces jours où la faucheuse fait son marché macabre parmi les artistes de plume, d’image et du son ….
en s’abandonnant à une revigorante malice ….