Humour postal

 

Prescience ? Mon frère avait collé sur l’enveloppe un timbre qui disait : « C’est quand bientôt » ?courier arnaud 2

Vaste sujet.

Hé bien, c’est selon …du moins, c’est la leçon à tirer de ce petit non-évènement.

Ma mère, amenée à prolonger son séjour chez moi,  avait besoin, entre autres choses,  d’échanger certains billets de train, pris en gare près de chez elle, et restés dans son appartement.

Dûment tamponnée par les services postaux bordelais le 4 février 2015, la lettre, qui devait les contenir, m’est parvenue (en région parisienne) ….le 10 mars de la même année, dans une housse plastifiée datée …du 5 mars : autant confier le pli à un percheron sachant lire.

J’en ai d’abord déduit que le temps postal, comme le temps de refroidissement du canon, était étonnamment relatif. Et puis, allez savoir pourquoi, j’ai eu la curiosité de lire les mentions  figurant sur la housse  plastifiée :IMG_20150311_0004Cette prévenance (toute commerciale) m’incita à ouvrir le pli que j’avais été tentée de livrer tout de go à la poubelle, une obligeante employée SNCF, ayant, depuis belle lurette, modifié les réservations maternelles sans avoir besoin de la restitution matérielle des billets.

Intéressante expérience qui me confirma que le contenu, si obligeamment acheminé, « quoiqu’il arrive », pouvait être aussi très …aléatoire, Le scotch initial, estampillé « La Poste », qui devait assurer la fermeture de l’enveloppe, était  d’une adhérence incertaine (d’où la protection plastique ) et les billets attendus  n’étaient pas au rendez-vous.

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Bref, on me délivrait, au bout d’un mois, un pli, dépourvu de ce qu’il devait contenir, avec des précautions de violette.

Quand j’étais enfant, il y avait deux distributions de courrier à domicile, une le matin, l’autre l’après-midi.

Maintenant il y a le mail, les tweet, l’instantanéité…alors, bientôt, c’est déjà trop tard.

Quant aux billets de train…leur destinée restera à jamais mystérieuse.