Après la réaction jupitérienne face à deux journalistes soulignant le faible taux de chargement de l’application StopCovid – « je ne prendrais pas ces chiffres pour dire que c’est un échec (…) ça n’a pas marché » – nous voilà donc avec ceci :

Et le bon moment ce sera quand ? En gros, je gage, quand on se sera sortis d’une cacophonie « communicationnelle » qui dure depuis presque un an : masques (oui ou non ?), tests, vaccins, ouvertures, fermetures. Je concède que la « séquence », qui se prolonge et menace de perdurer est lancinante, mais la multiplication de « machins » comme les aurait qualifiés Mongénéral (Ars, Haute autorité de santé, Conseil scientifique, Conseil de défense sanitaire, Santé publique France …et j’en oublie sûrement) et une propension centralisatrice constitutionnalisée par le même, la dispersion consécutive des compétences (et des moyens) fait que la logistique ne suit pas. Pour les vaccins, l’honnêteté impose, tout de même, de mettre un bémol. L’idée de gérer l’approvisionnement au niveau européen n’était pas mauvaise mais il semble que les négociateurs de la commission européenne aient encore des progrès à faire en lecture des contrats. Ce qui n’augure rien de bon sur d’autres terrains (Mercosur) mais passons.
Il y a longtemps que les laboratoires pharmaceutiques se préoccupent plus de leur santé financière que des hommes. La gestion à flux tendu des produits, et leurs pénuries afférentes et récurrentes dans les pharmacies, n’est pas une nouveauté. La recherche et le développement sont le fait d’entreprises nettement plus petites dont on rachète les brevets ( c’est semble-t-il moins cher que de payer des chercheurs : cf. les licenciements programmés dans ce domaine chez Sanofi). On pourrait aussi citer, par exemple, le cas de ce médicament « peu » coûteux dont on a découvert des vertus hors de son domaine de prescription d’origine et dont les labos ont essayé de bloquer ladite prescription par les médecins au profit de traitements nettement plus chers (non, il ne s’agit pas de l’hydroxychloroquine) : https://www.autoritedelaconcurrence.fr/fr/communiques-de-presse/traitement-de-la-dmla-lautorite-sanctionne-3-laboratoires-pour-des-pratiques
(je ne sais pas pourquoi le lien se refuse à englober le mot « abusives » et je ne sais pas où en est cette affaire à ce jour. Je n’ai pas d’opinion tranchée sur l’hydroxychloroquine associée à de l’azithromycine. Mais il semble avéré que les vertus plus prisées du Remdesivir, nettement plus cher, soient très contestables … pour rester gentille).
Comme le font remarquer les initiateurs de la pétition ci-dessous : « L’élément essentiel de tous les vaccins, c’est la séquence du virus SARS-Cov-2. Cette séquence sans laquelle il n’y a pas de vaccin possible, est devenue une ressource commune mondiale, accessible à tou(te)s . Rien ne justifie que les vaccins qui en sont issus ne le soient pas, d’autant plus que la recherche et les financements publics ont largement contribué à leur fabrication. » Lire ici : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/02/04/les-vaccins-anti-covid-biens-publics/
Après, à chacun son choix pour la suite … du moins pour le moment.
Nos habitus vaccinaux ne nous ont sans doute que peu préparés à cette rapidité et ce type de réponse vaccinale. Curieux vaccin d’ailleurs qui vous protégerait mais n’empêcherait pas la transmission de la maladie. Qui, en somme, vous détend sur votre risque d’infection mais ne vous délivre finalement d’aucune contrainte (masques, tests PCR et autres certificats si vous voulez vous évader un peu). Et puis il y a les variants et puis ce qu’on ne sait pas encore. Par exemple, atteinte d’une maladie auto-immune (thyroïdite de Hashimoto) depuis longtemps, je l’ai toujours spécifié chaque fois que j’ai dû me faire vacciner. Mais ce vaccin-là est d’un genre nouveau. Sait-on ce qu’il peut provoquer sur un équilibre hormonal fragile ?
Il est probable qu’il en sera de celui-ci, quand on aura un peu plus de compréhension, comme du vaccin anti-grippal. A chaque année son antidote et chacun ses solutions alternatives. En attendant le prochain virus qui ne manquera pas d’émerger si l’on continue à se conduire comme des canards sans tête.
Ces temps-là n’étaient pas moins difficiles mais à propos de métro … suis tombée sur ceci :
Aujourd’hui c’est banal comme une contagion que de s’y entasser, y compris en ce moment, tous les emplois n’étant pas « télétravaillables » et le télétravail lui-même n’étant pas toujours souhaité.
Mais il reste indispensable de fermer les lieux de culture …
Merci Sylvie
Je continue à lire votre chronique avec beaucoup d’intérêt.
Ces témoignages sonores des premiers usagers du métro me plongent dans de profondes nostalgies sur l’évolution de la langue et de l’ accent parisien quasiment disparu…
Rien que cet élément m’a permis un instant de sortir de l’obsession covidienne. Et c’est une évasion par le sous terrain qui amène un peu de fraîcheur même avec le souvenir de cette odeur si particulière des goudrons désinfectants que j’ai pu connaître aussi!
À bientôt en pensées
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