
Sempé, c’était le petit Nicolas bien sûr (qui n’aurait pas été sans le compère Goscinny) mais aussi tant de dessins à la fois rôles, ironiques et mélancoliques.






Je ne pouvais décemment pas louper ceux-là



Ni celui_ci qui m’évoque ….

…un séjour dans un petit hameau des Pyrénées ariégeoises où nous avions loué une maison. Notre voisin construisait un petit mur bizarrement arrondi. Je ne sais plus très bien s’il s’agissait un conflit de voisinage ou d’un conflit successoral, mais il n’était pas question pour cet homme de lâcher ne serait-ce qu’un demi-pouce de terrain.
En ces temps caniculaires, on en rêve de ces flaques…

…ou de cette tranquillité estivale


Pour finir cet ultime dessin. « Pense à ne pas m’oublier » dit la femme qui pose à son peintre de mari.

» Pense à ne pas m’oublier », belle épitaphe, non ?
Je me serais presque abandonné à un moment de nostalgie et de tendre poésie dans le monde candide de Sempé, mais Salman Rushdie a été poignardé et lourdement blessé par un fanatique, du coup l’univers délicieusement fictif de Sempé a éclaté comme une bulle de savon.
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Oui, la légèreté « sempéenne » n’aura pas duré longtemps. Tout au plus une demi-journée, le temps de faire ce post puis d’apprendre l’attaque au couteau dont a été victime Salman Rushdie. J’espère qu’il s’en sortira mais dans quel état sera-t-il ? 33 ans de traque …Cela me sidère tant que je n’arrive pas à pênser.
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