
Celle – là, ils ne l’ont pas osée en haut lieu, mais c’est à se demander si nos gouvernants n’ont pas lancé un nouveau genre de concours Lépine. Après le pipi sous la douche, l’extinction du wifi, voici le col roulé, les doudounes et le sèche-linge. On attend avec intérêt la remontada de la cagoule, des moufles, des charentaises, du pyjama en pilou pilou, de la robe de chambre en polaire et, pourquoi pas (allons-y franchement), des couvertures de survie. Quant aux 19°C dans les pièces, certains font remarquer qu’ils n’ont déjà plus les moyens de se chauffer à cet étiage.
Au delà du ridicule, c’est la déconnexion totale des Borne, Le Maire, Le Gendre et autre Pannier-Runacher qui surnage. Ce qui donne des ailes aux ironistes sur les réseaux.
Du couvre-chef

au total look quasi nostalgique (pas trafiqué celui-là)

en passant par les accessoires

La mode twitterienne fait montre (sic) d’une plastique éprouvée.
Mais revenons au col roulé ministériel qui a fait pas mal couler d’encre. Lire par exemple ici :
On pourrait tenter la relance de la confection lainière, comme le suggère ce tweet, mais ce pull « exemplaire » près du corps et compatible avec des costumes ajustés ne donne guère d’espoir. Les chandails en pure laine mérinos torsadée c’est bon pour les stations de ski ou les costards en velours qui pochent, ça matche pas, pour reprendre une expression à la mode, avec le code vestimentaire des ministères. Trop dilettante, encore que…

vous me direz il y a eu ça

ça

et encore ça

A propos de cette dernière photo, certains ont tenté l’analyse : « Porter un col roulé, ce n’est pas simplement invoquer les esprits de la littérature seventies ou rendre hommage à une carrière tuée dans l’œuf (si Macron ne s’était pas lancé en politique, il se serait bien vu homme de lettres). C’est aussi enfiler un costume souvent associé aux électrons libres, à ceux qui « pensent en dehors de la boîte » et gardent le cap quand bien même le monde entier se dresse contre eux ».
Mais rien n’est simple.
Car, le col roulé est aussi devenu le vêtement de celles et ceux qui ont quelque chose à se reprocher. « Se faire pardonner avec un col roulé ? Une idée pas si absurde, à l’heure où l’Hexagone se soulève contre le gouvernement et la réforme des retraites. Et où Emmanuel Macron a définitivement besoin de faire amende honorable ». Voir l’article ici
L’histoire repassant les plats, pour l’heure, E. Macron menace plutôt de dissoudre l’Assemblée Nationale, quitte à se retrouver nu, que de s’aligner sur les élégances saisonnières de son ministre de l’économie.
Mais il y aurait peut-être, tout bien considéré matière à étude sur le signifiant politique du col roulé, hors ses qualités calorifiques. Un sujet à soumettre aux ig nobel. Voir ici
Et pendant ce temps l’imaginaire industriel planche.
« Avec le concept Oli, Citroën veut inventer la voiture électrique familiale et abordable », annonce BFMTV. En période de disette électrique annoncée est-ce bien pertinent (et je passe sur l’indéniable laideur de l’engin qui fait penser à une estafette de CRS) ?

La pandémie nous a mis sous le nez notre inconséquence industrielle, l’invasion de l’Ukraine, celle de notre inconscience écologique et énergétique. L’Europe n’a pas fini de courir comme un canard sans tête.

Ce siècle sera sobre ou ne sera pas. Les paroles s’envolent et la roulette (russe) continue.

































