Ce blog n’est pas prémédité. Je ne planifie rien. Parfois les horizons me fatiguent, alors j’écris au plus près : sur des personnes qui m’ont marquée, sur du présent, du banal, et, quand ils me viennent, sur des imaginaires …qui n’en sont pas tout à fait, car on ne se défait jamais complètement de soi. Tout cela manque peut- être un peu d’unité, n’est pas d’airain. Cela zigzague, hésite, revient, repart. C’est comme ça. Le plus délicat est la distance car, si je ne rechigne pas à partager des émotions, l’intime reste une autre chose dont je n’ai pas envie de parler ici. Alors baladez-vous sur ce flou, si l’écriture vous en dit !
Lundi matin, je me suis réveillée avec un vague mal de gorge, la sensation d’être passée sous un rouleau compresseur et la tête embrumée. Mon état ne s’arrangeant pas après mon petit déjeuner habituel, prise d’un pressentiment, je suis allée me faire tester à la pharmacie du coin. Le test antigénique délivra son message assez vite : j’étais bien covidée. Dûment masquée FFP2, je suis passée, chez le médecin (c’est pas recommandé mais attendre de pouvoir l’avoir en visio, j’en avais pour un sacré bout de temps). Je n’avais pas de fièvre, une respiration et un degré de saturation en oxygène normaux, juste un pouls un peu rapide. Je revins à la^pharmacie pour récupérer les médicaments prescrits (doliprane + une solution à me pulvériser dans le nez) puis chez moi pour annoncer la « bonne » (sic) nouvelle à tous ceux que j’avais croisés récemment, en particulier ma mère, et finalement m’isoler.
Ce n’est pas que j’avais oublié que la bestiole circule. De nombreux articles dans la presse font d’ailleurs état d’une recrudescence des cas dernièrement. Si j’ai un peu lâché côté rappel de vaccin, je n’ai jamais transigé avec le port du masque (FFP2 donc,plutôt que masques chirurgicaux qui ont tendance à « bailler » sur les côtés) dans les endroits fermés et/ou avec forte concentration humaine (transports en commun, ascenseur, supermarchés, salle de conférences) ni avec la nécessité de garder, autant que possible, mes distances. Le port du masque dans les transports me valait parfois des sourires amusés et quelquefois des manifestations de galanterie bienvenue : on me proposait de m’asseoir.
Passées les premières mesures informatives viennent les questions : où avais-je bien pu choper cela ? Et combien de temps rester à l’isolement ?
Sur le temps d’incubation et celui où l’on est censé rester contagieux, il semble que ce soit assez variable mais de façon générale les chiffres qui reviennent le plus dans ce que j’ai pu lire sont : 3 à 5 jours pour le temps d’incubation, 7 à 10 pour la durée de contagiosité sachant que l’on est plus particulièrement contagieux la semaine qui suit l’apparition des symptômes. En ce qui me concerne, n’ayant pas une vie sociale effrénée, je n’ai trouvé que 2 ou 3 évènements susceptibles d’ être à l’origine de ma contamination : mes exploits d’assesseure de bureau de vote le 9 juin, l’Assemblée plénière du Conseil Bordeaux seniors auquel j’appartiens le 11 et une réunion du comité dit « de la rue » à la mairie le 13. Les 2 premiers sont trop éloignés de l’apparition des symptômes chez moi et pour le 3eme, je suis dubitative. Nous étions une dizaine de personnes dispersées dans une immense salle dont toutes les fenêtres étaient restées ouvertes et ma voisine, la plus proche, qui s’est fait tester après que je l’aie informée de mon état, n’a rien, . Reste aussi l’hypothèse toujours possible d’une rencontre prolongée non masquée avec une personne déjà contaminée mais asymptomatique. Où il apparaît, en filigrane, que l’application « Tous anti Covid » (aujourd’hui désactivée ) qui, en cas de rencontre avec une personne « à risques », vous envoyait une notification indiquant à peu près à quel moment l’évènement s’était produit avait une petite utilité.
Je ne sais si ces données qui concernent surtout le variant Omicron valent aussi pour le nouveau variant qui circule dénommé FLiRT qui serait assez proche de ce dernier. Selon les chercheurs de l’Univeresité John Hopkins de Baltimore, en effet, le virus n’aurait pas assez muté pour devenir très différent des souches précédentes.
Je me serais bien passée de ce flirt là. Pour l’heure, je ne tousse pas, je respire normalement, je n’ai pas de fièvre, je n’ai perdu ni goût, ni odorat, je n’ai pas mal à la tête, plus de gorge irritée. Je mouche et j’éternue un peu mais c’était déjà vrai avant le Covid en cette saison où les allergènes se baladent. Je me traîne juste. Pas sûr que la lassitude de rester enfermée depuis lundi n’en soit pas aussi la cause.
Un point noir toutefois : j’ai trouvé le moyen de contaminer ma mère, testée positive par l’infirmière venue faire sa toilette. Son médecin est passé. Son ordonnance ressemble à la mienne. Ses SMS me donnent à penser qu’elle ne va pas trop mal. Elle me propose d’ailleurs, maintenant que nous en sommes au même point, de passer la voir. Je ne sais pas si c’est une bonne idée.
Après deux ans et demi, si ce n’est plus, de jeu de cache cache, la bestiole fini par me rattraper.
Avertie sur mon téléphone, il y a une semaine, que j’avais croisé une « personne à risques » vraisemblablement deux jours auparavant, je me fais tester le jour même (test antigénique ). Bingo : test positif (si j’étais complotiste, le test étant de fabrication chinoise comme l’indique le résultat que j’ai reçu, je prétendrais que le virus était déjà dans le test )….
Je m’isole donc. Madame l’assurance maladie m’enjoignant de refaire un test cinq jours après le premier, je m’y colle (re même test antigénique). Résultat toujours positif et pourtant pas de symptôme – ni fièvre, ni toux, ni mal de tête, ni perte de goût ou d’odorat, ni problèmes respiratoires, pas d’éternuements récurrents. Rien jusqu’à hier (soit au bout de huit jours) où j’ai commencé à me sentir un peu fatiguée mais pas au point de rester sous la couette. J’ai même fait un peu de ménage ce matin.
Je suppose que je dois cette relative « asymptomatie », au fait d’être vaccinée 3 doses. Mais l’isolement est lourd. Heureusement, j’ai un balcon donnant sur un parc où je peux m’installer pour bouquiner et prendre l’air. Depuis ce matin, on le bichonne à la tondeuse et autres appareils, ce qui masque le bruit des oiseaux et rend le séjour « balconique » un peu pénible.
L’embêtant dans cette absence de symptôme net (la fatigue pourrait aussi bien résulter de mon allergie à tout ce qui est en suspension dans l’air en ce moment) c’est qu’au vrai, je ne sais pas trop, à l’heure qu’il est, quand je vais pouvoir considérer que je ne suis plus contaminante et pouvoir aller me balader et voir du monde.
Finalement j’ai pris rendez-vous pour me faire faire un test PCR, réputé plus fiable, dix jours après le premier (et donc après dix jours d’isolement). Je croise les doigts.
Je me suis longtemps demandé, surtout depuis l’apparition d’Omicron, comment on pouvait recenser autant de nouveaux cas par jour. Je mettais cela sur le compte d’un abaissement de la vigilance liée à la lassitude et une actualité mortifère. Et agonissais en silence les porteurs de masque sous le nez ou le menton.
Pour moi, je ne sais pas où j’ai « flanché » car ma vie sociale bordelaise n’a rien de frénétique. Certes, on a bien recensé quelques cas dans mon entourage mais il y a un bon mois. Alors ….que penser ?
Le jour de ma contamination probable correspondrait, selon l’alerte que j’ai reçue, à une sortie en ville pour quelques achats. Adepte du masque FFP2 bien ajusté dans les transports (où le masque est obligatoire), en milieu fermé (y compris dans les ascenseurs) et dès qu’il y a un peu de monde autour de moi, je ne comprends pas bien comment j’ai pu « me faire choper ». A moins que mon masque ait été « poreux ».
Tant que le mal en reste là, je dois me considérer comme chanceuse. Autre petit bénéfice, m’éviter, dans l’immédiat, une revaccination que je ne souhaitais pas.
Pour l’heure, je maudis la technique qui fait que de bons vieux râteaux « jardiniers » et silencieux aient été remplacés par de bruyants appareils « soufflants ». A bien y regarder d’ailleurs, le résultat final n’est pas terrible : il reste encore pas mal de feuilles au sol un peu partout. Cinq heures de pétarade (hé oui, le parc est grand), sans compter les motos tondeuses, comme dirait l’autre, ça commence à bien faire. D’autant que, cerise sur le gâteau, ma voisine du dessous fait faire des travaux chez elle.
Entre la (le) Covid et le bruit, je me demande ce qui me pèse le plus.
Cet ami me dira sûrement que mes lignes poussent à se pendre avec un élastique ou sauter du balcon … mais bon.
On avait déjà le verbe « Merkeln », qui signifie être indécis ou ne pas avoir d’opinion sur quelque chose – un comportement que les Allemands attribuaient souvent à Angela Merkel. Nous voilà donc avec « macroner », guère plus flatteur.
Ce sentiment vaut ici pour cet entre deux tours aux allures renouvelées d’impasse.
Si en 2017 on pouvait donner du « crédit » (sic) au barrage républicain macroniste, on a, depuis, eu le temps de se rendre compte que Jupiter ne reconnait rien (notamment le barrage républicain en 2017), ne se sent redevable de rien.
« Après avoir méprisé les corps intermédiaires, les contre-pouvoirs et les oppositions tout au long du quinquennat, Emmanuel Macron assure aujourd’hui vouloir adopter une « nouvelle méthode ». « (Médiapart). Comment souscrire une seule seconde à cette supercherie ? Alors qu’il fait mine de tendre la main à Strasbourg, il envoie sa police à Paris contre des étudiants , des jeunes qui ne veulent pas de lui.
Oui, mais Marine, mais Mariiiine quand même !!!!
Oui, il y a péril. La potion est quand même imbuvable : un Président sortant, dont à peu près 75 % du corps électoral (si on s’en tient aux seuls votes exprimés) ne veut pas – et qui, soit dit en passant, a largement damé le boulevard qu’il a ouvert à son adversaire via les lois séparatisme ou sécurité globale – pourra continuer à pratiquer son travail de casse sociale.
Et c’est sans doute là le problème : un scrutin considéré comme essentiel mais qui s’avère particulièrement vicié dans un contexte d’abstention croissante. La désertion serait-elle moindre si le vote blanc, moyen d’exprimer son opposition à un choix réducteur, était reconnu ? Je me suis souvent posé la question.
Depuis 40 ans « le système ne choisit pas les meilleurs, il choisit les plus conformes, c’est dangereux » (Albert Jacquard).
Restent, pour ne pas désespérer, les élections législatives.
Pour moi, la catastrophe serait d’hériter d’une Assemblée Nationale aussi caricaturale que celle que nous avons eu ces 5 dernières années. Une parole soufflée du château, des débats verrouillés, dans des conditions temporelles inacceptables. Au final une chambre d’enregistrement aveugle et sourde comme jamais.
Je ne suis pas assez douée pour vérifier l’authenticité de cette vidéo où l’on entend des habitants de Shanghai confrontés à la pénurie de nourriture, crier sur leurs balcons leur mécontentement et leur désarroi. Mais elle signe, pour moi, l’impasse politique, économique, sanitaire et écologique où nous sommes. Tous.
PS pour sourire un peu. Je ne sais pas non plus qui a imprimé cela (j’imagine qu’il y a pas mal de pages blanches après) mais cela ressemble assez au programme de certains candidats recalés au premier tour de l’élection présidentielle dont on ne sait non plus si le parti survivra…
PPS : S’il avaient un peu de dignité professionnelle, les journalistes Léa Salamé et Gilles Bouleau devraient décliner d’animer (sic) ce débat où ils auront, au mieux, un rôle décoratif comme nous l’ont prouvé les joutes de ce genre depuis des lustres. Ce n’est pas aux politiques de choisir les journalistes qui les interrogent. Ou de définir qui est journaliste. Personnellement, je ne regarderai pas plus ce simulacre de débat que je n’ai regardé les précédents.
En aura-ton avalé des carabistouilles depuis 2 ans autour de le ou la Covid ? Sur le sens, voir ci-dessus, à ceci près que les carabistouilles de nos autorités sanitaires ne furent pas sans conséquences. Lire ici.
« Le masque n’est pas utile en population générale » affirmait Édouard Philippe il me semble (et pour cause, on manquait de tout et de masques chirurgicaux en particulier) et puis finalement on jugea que si. On commença par les masques dits « grand public filtration supérieure à 90% » (?) c’est à dire « des masques en tissu, le plus souvent lavables et réutilisables, destinés à prévenir la projection de gouttelettes, filtrant des particules émises d’une taille égale ou supérieure à 3 microns ». Puis, aérosolisation de la transmission du virus oblige, on remisa les masques textiles pour passer aux masques chirurgicaux, en intérieur comme en extérieur, puis on leva la contrainte sur l’extérieur avant de la rétablir. Aujourd’hui Omicron oblige, la généralisation des masques FFP 2 font débat mais comme les chirurgicaux, ils représentent un budget que la santé ne prend pas en charge et que les moins fortunés ne peuvent engager. Quant à l’aération …c’est de votre ressort chez vous mais ailleurs…
Souvenez-vous aussi des premiers temps des tests notamment PCR où, l’afflux de demandeurs « aidant » (sic), le résultat ne vous parvenait qu’au bout de 8 jours … autant dire qu’il ne valait plus tripette. Tests d’abord gratuits puis rendus payants pour les récalcitrants au « vaccin » qui y renoncèrent sans doute pour partie d’entre eux vu le budget qu’ils représentent : où l’on voit que la stratégie de dépistage chez nous est incomparable.
(Petit aparté : j’ai d’ailleurs du mal à appeler « vaccin » une injection qui ne vous protège pas de la maladie ou de la transmettre. Certes, il éviterait les formes graves de le ou la Covid mais si j’en crois le Larousse, un vaccin est une « substance d’origine microbienne qui, administrée à un individu ou à un animal, lui confère l’immunité à l’égard de l’infection déterminée par les micro-organismes mêmes dont elle provient et parfois à l’égard d’autres infections ». Avec les vaccins anti-covid, nous nageons dans le « partiel ». On remarquera aussi en passant que certains de ces « vaccins » ont définitivement disparus de nos « cimaises sanitaires » : Astra Zeneca et Janssen pour ne pas les nommer, les premiers, plus faciles à stocker que les ARNm étant – » charitablement » distribués, y compris périmés – https://www.voaafrique.com/a/le-nigeria-d%C3%A9truit-un-million-de-doses-de-vaccins-covid-p%C3%A9rim%C3%A9es/6366371.html- en Afrique).
Pass sanitaire : il ne devait pas conditionner notre vie sociale … et puis finalement si. Qu’en sera-t-il du pass vaccinal? Notre ministre de la santé (triplement vacciné mais positif au Covid) ne laissait guère de doute : « C’est simple, c’est clair, c’est limpide, nous voulons que les Français se fassent vacciner ».
Une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom.
Bref nous en sommes là.
Un certificat de rétablissement, pour ceux qui ont été frappés par la ou le Covid, pourra-t-il remplacer le Pass vaccinal ? Les débats parlementaires (au moment où j’écris) ne lèvent pas le doute : en principe oui, en pratique selon des modalités à préciser par décret (si j’ai bien compris). Les décrets d’application se faisant parfois attendre longtemps …quid dans l’intervalle ?
Et le premier ministre dans son évitement des réponses n’aide pas :
(D’où il résulte en somme, si j’ai bien entendu, qu’un vacciné peu scrupuleux pourra toujours prendre le train quand un non vacciné testé négatif ne le pourra pas. Cherchez la logique).
(Autre aparté : j’ai débuté la lecture d’un livre conséquent (700 pages) qui s’annonce assez réjouissant de David Graeber et David Wengrow « Au commencement était …Une nouvelle histoire de l’humanité. J’en suis au chapitre 2 intitulé » Blâmable liberté » qui voit au XVIIe -XVIIIe siècle l’Europe, via des missionnaires ou des militaires, se confronter notamment aux sociétés amérindiennes de l’est de l’Amérique du nord (wendats en particulier) et découvre que ces « sauvages » n’ont pas beaucoup d’estime pour le modèle de société européen d’alors et s’avèrent de redoutables rhétoriciens. Pour résumer écrivent les auteurs: » Entre 1703 et 1751, la pensée européenne fut profondément influencée par la critique indigène. Au fil de millions de conversations conduites dans des dizaines de langues, du portugais au russe, les réactions amérindiennes initiales d’indignation et de dégoût face aux mœurs européennes se muèrent en un débat autour des concepts d’autorité, de morale, de responsabilité sociale et, par dessus tout, de liberté. Comme le constatèrent rapidement les Français, autonomie individuelle et liberté d’action figuraient au panthéon des valeurs amérindiennes. Ces peuples organisaient leur existence de façon à minimiser le risque qu’un être puisse imposer sa volonté à un autre, si bien que, à leurs yeux, la France absolutiste n’était ni plus ni moins qu’une société d’esclaves indisciplinés. A cela les Français réagirent de diverses manières. Certains, comme les jésuites, rejetèrent catégoriquement le principe de liberté. D’autre comme les colons, mais aussi les intellectuels et les lecteurs de France (ndlr: des récits des missionnaires notamment) commencèrent à y voir une proposition sociale provocatrice et séduisante. »
Liberté, égalité, fraternité. Les temps modernes covidés me donnent à penser, à ce stade de ma lecture (p.86) que notre arrogance finalement n’a pas retenu grand chose de la rhétorique amérindienne. Mais c’est une autre histoire que le reste du livre éclairera sans doute.).
Mais revenons à notre mouton vaccinal. Troisième, quatrième dose à trois, quatre mois d’intervalle, est-ce raisonnable ?
Sur ce point l’agence européenne du médicament (AEM) par le biais de Marco Cavaleri, responsable de la stratégie relative aux vaccins de cet organisme, a fait valoir notamment que «bien que l’utilisation d’un schéma de rappels supplémentaires puisse être envisagée dans le cadre d’un plan d’urgence, des vaccinations répétées à intervalles rapprochés ne représentaient pas (selon lui) une stratégie durable à long terme.» A une journaliste essayant de comprendre s’il suggérait que nous pourrions développer une résistance à un trop grand nombre de rappels effectués sur un court intervalle, Cavaleri répondit : «Oui, en effet, il y a deux préoccupations ici.» Si l’une d’elles «est le risque de fatiguer la population avec l’administration continue de rappels», l’autre fut présentée en ces termes : «Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels, disons tous les quatre mois environ, nous finirons par avoir des problèmes avec la réponse immunitaire, et la réponse immunitaire pourrait ne pas être aussi bonne que nous le voudrions. Donc nous devons faire attention à ne pas surcharger le système immunitaire avec des vaccinations répétées.»
Cette dernière phrase fut surinterprétée, en particulier sur les réseaux sociaux, et il fut avancé que l’AEM défendait l’idée selon laquelle des rappels vaccinaux rapprochés pouvaient dérégler ou affaiblir le système immunitaire.
Contactée par l’équipe de CheckNews de Libération , l’AEM déclara : «Malgré ce que certains ont rapporté à tort, le docteur Cavaleri n’a jamais dit ou laissé entendre que l’administration répétée de boosters affaiblirait le système immunitaire de quelque manière que ce soit. Ce qu’il a dit, c’est que l’administration répétée de rappels pourrait entraîner une diminution de la réponse immunitaire au vaccin, ce qui signifie que les vaccins pourraient devenir moins efficaces».
«Dans l’ensemble, poursuit l’AEM, alors que des discussions et des réflexions sont en cours pour définir les stratégies de vaccination à venir, le docteur Cavaleri a voulu expliquer les défis liés à la mise en œuvre d’une stratégie de vaccination basée sur des rappels répétés (par exemple tous les quatre mois) et les problèmes qu’elle peut poser à différents niveaux. Outre la fatigue anticipée de la population, d’un point de vue scientifique, le rappel répété est une approche pour laquelle il n’y a pas beaucoup d’expérience avec d’autres vaccins et, par conséquent, certaines considérations doivent être prises en compte. Les stratégies de vaccination à venir devront être conçues avec soin, avec la participation de toutes les parties concernées à l’échelle mondiale et en tenant compte de toutes les nouvelles preuves qui sont constamment produites».
Pour autant poursuit l’AEM, « si la situation d’un point de vue épidémiologique est telle que [de nouveaux rappels vaccinaux s’avéraient] la meilleure option sur la table, alors cela peut être fait une ou peut-être deux fois, mais ce n’est pas quelque chose qui devrait être répété constamment. Il serait beaucoup mieux de commencer à penser à une administration de rappels plus espacée dans le temps. Idéalement, si nous voulons évoluer vers un scénario d’endémicité, ces rappels devraient être synchronisés avec l’arrivée de la saison froide dans chacun des hémisphères, à l’instar de ce que nous faisons pour le vaccin contre la grippe. Nous devrons donc maintenant réfléchir à la manière dont nous pouvons passer du contexte actuel de pandémie à un contexte plus endémique dans lequel cette option serait souhaitable.»
Au cours de la conférence de presse de l’AEM, M. Cavaleri a également abordé la question «d’un vaccin adapté [à omicron], avec une composition différente», jugeant que «davantage de données sur l’impact d’omicron sur l’efficacité des vaccins [déjà] autorisés, ainsi qu’une meilleure compréhension de l’évolution épidémiologique de la vague actuelle» étaient nécessaires pour se prononcer sur son utilité. M. Cavaleri a ajouté que «d’ici à ce qu’un vaccin adapté à l’omicron soit développé, il est possible que la situation épidémiologique dans l’UE ait considérablement évolué en termes de variants circulants et d’exposition naturelle à l’omicron».
En somme, wait and see.
Pour l’heure, on enregistre plus de 300 000 contaminations/ jour mais leur nombre véritable se situe sans doute au-dessus (certains positifs ne se déclarant pas pour une raison ou une autre) à moins que cette estimation ne tienne compte de ce « dark number ».
Alors, dans cette incertitude (entretenue ?), nous voilà, vaccinés ou pas, soumis à des injonctions successives aussi paradoxales que celles infligées au corps enseignant.
Qui sait ce qu’on apprendra plus tard de cette époque ou des décisions jupitériennes lorsque leur embargo sera levé. Et les wendats n’avaient peut-être pas tort de considérer notre condition comme celles « d’esclaves ».
En attendant, la chronologie sanitaire vous glisse à l’oreille « allez, vous reprendrez bien une petite lichette de carabistouille liberticide si on vous dit que votre sécurité en dépend ? » Non, peut-être …ou oui sans doute ? Le sens réponse n’est pas si évident selon ce que vous serez ….
PS : Au vu des récentes manifestations, cette affiche me paraît éminemment transposable à l’enseignement
Ce 13 novembre à Bordeaux : temps couvert, température 15° C, ressenti 16°. Cette notion de ressenti ne m’ « interpelle » pas spécialement en température basse mais mon mercure personnel s’emballe en été. C’est même à partir du moment où les températures estivales me sont devenues difficiles à supporter que j’ai commencé à faire attention à la chose dans les bulletins météo.
De quand date cet indice météorologique ? Et que signifie-t-il ?
A en croire les décodeurs du Monde, le concept aurait émergé en 1939 aux États-Unis lors des expéditions de Paul Siple et Charles Passel en Antarctique. L’idée générale était que le froid est ressenti de manière plus violente lorsqu’il y a un gros coup de vent. C’est ici :
Plus généralement, selon Madaame Wikipedia, la température ressentie est un indice qui exprime la sensation subjective de froid ou de chaleur en fonction de la température mesurée, du vent et de l’humidité relative. Elle est le résultat d’une équation basée sur les échanges thermiques et sur des données expérimentales acquises auprès de volontaires.
A l’heure de la post vérité, l’indice ne me paraît pas dénué de déclinaisons hors de son univers physique.
Prenons, par exemple, le sujet du pouvoir d’achat ou du Covid et de l’hôpital ?
Si l’on en croit l’Insee, le pouvoir d’achat des français serait en hausse de 1,4% sur une moyenne annuelle, comparativement à 2020. Chiffre confirmé par l‘Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui lui, table sur une hausse du pouvoir d’achat pour fin 2021 de l’ordre de 1,5 %. Quant à 2022, l’évolution du pouvoir d’achat est estimée à 0,7 %, selon ce même organisme.
Pourtant tel n’est pas le ressenti des intéressés. L’ humeur dépensière, portée par la réouverture des restaurants, le tourisme ou les loisirs s’évanouit, En cause « la hausse des prix à la consommation, qui ont augmenté de 2,6 % sur les 12 derniers mois, selon les chiffres publiés vendredi 29 octobre par l’Insee, soit la plus forte hausse depuis octobre 2008, souligne Aurélien Daubaire, chef du département des prix à la consommation à l’Insee. A eux seuls, les prix de l’énergie (gaz, électricité, carburant) ont enregistré une hausse de 20,1 % en un an » (Le Monde 29 octobre 2021) .
La comptabilité des ménages, sur laquelle ces derniers prix pèse, ne s’accommode guère dès lors du discours selon lequel leur situation se serait améliorée ni du satisfecit affiché par le Gouvernement selon lequel, les Français auraient vu leur niveau de vie s’améliorer depuis 2017, malgré la pandémie de Covid-19, grâce, entre autres, à des mesures telles que la suppression de la taxe d’habitation, l’exonération de certaines cotisations sociales sur les heures supplémentaires ou encore le chèque énergie.
Quid du Covid et de l’hôpital ?
On se souvient des lancinantes conférences de presse du directeur de la santé Jérôme Salomon nous annonçant les chiffres de la progression du virus et des reportages sur les conditions de travail, pour le moins dégradées (manque de personnel, de masques, de blouses, de respirateurs …), dans les services confrontés à l’arrivée des patients. Certains ont vu une intervention programmée les concernant (ou un proche) différée. Bref, le sentiment semblait assez partagé que cette pandémie galopante avait mis l’hôpital dans une tension proche de l’insoutenable et les soins hors Covid presque à l’arrêt.
Or qu’apprend-t-on ? Que seuls 5 % des malades en réanimation et 2 % de tous les malades hospitalisés en 2020 l’auraient été pour causedeCovid 19.
A vrai dire non. Car si le chiffre de 2 % figure bien dans l’étude de l’ATIH, il s’agit d’une moyenne sur l’année 2020. Or, les hospitalisations pour Covid-19 se sont principalement concentrées sur les mois de mars-avril au printemps, puis entre octobre et novembre pour la deuxième vague. Il est valable pour l’ensemble du territoire, ne disant rien des différences régionales. Ce ne sont là que « quelques réductions » (sic) dont nos médias deviennent coutumiers. Pour d’autres omissions sur ce rapport, voir par exemple ici :
On pourrait aussi gloser sur la guerre des chiffres relatifs au nombre de lits fermés faute de personnel : 20% selon le Conseil scientifique cher à notre Jupiter, 6 % selon une enquête de la Fédération hospitalière de France …Résultat des courses, le ministre de la Santé vient d’ en diligenter une nouvelle par ses services… enquête qui ne réglera sûrement rien si elle ne finit pas au fond d’un tiroir tant les sujets ne font plus qu’un petit tour dans les colonnes (au fait les pandora papers, on en cause ?).
Le pékin moyen qui a applaudi les soignants pendant le premier confinement après les avoir vus, impavide, puis revus le confinement levé, manifester dans les rues en tiendra, lui, pour ce qu’il sait : les attentes hospitalières.
Ainsi, dans la surenchère d’informations souvent biaisées quand elles ne sont pas tronquées, dans l’abondance renouvelée d’éléments de langage, le réel social se dissout et le ressenti s’affirme, largement alimenté par des réseaux sociaux en roue libre. Ce dont certain polémiste fait ses choux gras.
Quant aux politiques à l’aube de ces présidentielles ? Le ressenti d’une navrante course à l’échalote virant au grand foutage de gueule l’emporte chez moi sur toute notion de sérieux.
C’est parti pour une journée bien pluvieuse alors j’ai choisi ces deux petites illustrations colorées pour conjurer la grisaille. La lecture de la presse n’égaye guère plus. Sentiment d’un surplace covidien qui au bout d’un an et demi fait plus que lasser car il n’est presque question que de cela. Seule petite lueur dans tout ce maussade, à laquelle me fait un peu penser le graphisme de ces dessins, un prochain voyage en Scandinavie en commençant par Copenhague. Un article de Médiapart m’apprend que « voyager au Danemark aujourd’hui, c’est comme faire un bond dans le monde de demain. Au restaurant, au cinéma, au musée… Pas d’aller et retour du masque sur le nez en fonction de l’endroit où l’on met les pieds. C’est simple, les masques ont presque disparu du paysage danois. À la place, avant d’entrer, un passe sanitaire est exigé depuis avril déjà ».
Tout de même.
Ne pas se tromper donc : « arpenter Copenhague, cependant, ce n’est pas retrouver le monde d’avant : les QR codes sont omniprésents dans ce pays hautement digitalisé. « Ici c’est Big brother, le paiement par téléphone, les banques, la sécurité sociale, le permis et maintenant le Coronapas… Tout est digitalisé et c’est bien accepté », assure Jan Pravsgaard Christensen, professeur d’immunologie des maladies infectieuses à la faculté de santé de l’université de Copenhague ».
Je fais le tour de mes « possessions » : le pass sanitaire, c’est fait, la carte sans contact aussi. Cela devrait aller. Cette acceptation digitale élargie des Danois tranche radicalement avec notre scepticisme … et les quelques couronnes qui me restent d’un précédent séjour ne devraient pas me servir.
La raison est-elle à chercher dans la confiance, remise en question chez nous, qu’ils accordent à leurs pouvoirs publics ? La parole y fut-elle moins biaisée ? Peut-être. L’article insiste sur le fait que de strictes mesures de restrictions des libertés décidées tôt (après avoir été débattues ?), puis leur levée très progressive et étalée dans le temps, avec des jauges et des plages horaires augmentées au rythme de la décroissance de la circulation du virus et de l’arrivée des doses de vaccin alliées à politique efficace de traçage des cas contacts expliquerait aussi une résilience face aux contraintes instaurées pendant la pandémie que nous sommes loin d’éprouver. Une situation que l’on observe même jusque dans la « sulfureuse » enclave de Christiania où, il y a quelques années, je n’ai pas osé emmener ma nièce alors âgée de 13 ans.
Copenhague fut notre dernière escapade estivale à l’étranger avec ma mère. Y retrouverai-je la paisibilité et la légèreté de l’air d’alors ? Sans doute pas. Un ersatz plutôt, comme cette première « délocalisation » depuis un an et demi, sur fond de traçage covidique. Mais plus confortable à vivre que notre houle sociale. Du moins je l’espère.
J’ai collecté ces tweet et autre parodies journalistiques en parfaite mauvaise foi et pourtant il me semble qu’ils tracent un portrait assez fidèle de la bordélisation dans laquelle nous vivons. Jupiter décide seul, semble-t-il , mais se tient en retrait quand la température monte, laissant ses laquais annoncer les nouvelles …qui ne sont pas bonnes. Castex magister (et incidemment responsable de la détresse totale des hôpitaux avec cette ânerie consistant à les gérer comme des entreprises : T2A mon amour) a prévu de se faire administrer une dose de vaccin AstraZeneca devant les caméras, à l’instar de son collègue Olivier Véran. Notre PM a-t-il prévu des manches de chemises suffisamment large pour remonter au point de vaccin ou sera-t-il contraint à une comparaison pectorale pas forcément avantageuse ?
Résumons nous, avant le 18 mars c’était à peu près ça :
On en était là (référence à un film des années 1990):
Puis vinrent des suspicions sur le vaccin Astra Zeneca que la haute autorité de santé recommande maintenant au plus de 55 ans …mais où se faire vacciner ?
Et après ?
Ce 18 mars advinrent ces injonctions paradoxales « reconfinatoires » : restez chez vous, mais sortez !! Le virus est moins létal dehors…. Bref on se gratte les neurones à défaut de rire.
Pendant ce temps là, les français en savent plus sur la Covid et ses variants que ce qui se vote de liberticide dans leur dos.
Vous me trouvez pessimiste ? Antivax ou que sais-je ?
Non, rien de tout ça. Il faut du temps pour tout, y compris pour étouffer une épidémie avant qu’une autre ne survienne. Sauf renversement radical de nos politiques : l’humain et le commun d’abord, la finance et le profit après (je simplifie bien sûr), je ne vois pas comment nous en sortir.
L’éducation, la santé, la recherche, ne sont plus des priorités budgétaires depuis des lustres. D’ailleurs la seule crise financière et sanitaire « aidant » (sic), la DETTE va vite devenir insoutenable pour tout le monde. Allemagne comprise qui a, rappelons -le, bénéficié d’une indulgence budgétaire non négligeable en 1953 …
Or donc, je ne crois pas au miracle vaccinal de 2021. Pourquoi en parallèle au vaccin, qui, dans l’immédiat, a surtout fait du bien aux portefeuilles des labos et de leurs actionnaires, n’a-t’on-pas poursuivi dans le même temps des travaux sur les traitements ? Ou plutôt, parce que je crois, j’espère, qu’ils se poursuivent, on en est-où ?
Jupiter est positif … je n’irai pas jusqu’à relayer les sarcasmes de pas mal de twittos. Ursula Van der Leyen, qu’il a contribué à être là où elle est s’en émeut :
Main dans la main est-ce bien raisonnable…?
Je regarde ma rue enfin lavée de tout bruit et je me demande : voilà le deal Covid : le plus sûr pour survivre est de ne plus avoir de vie sociale, ou en avoir une si virtuelle qu’elle en perd toute essence.
Et puis il y a aussi cela, au Royaume -Uni, la pandémie a plongé près d’un million d’enfants dans l’insécurité alimentaire : l’Unicef vole à leur secours, du jamais vu dans l’histoire de l’agence de l’ONU. Quid chez nous où rien ne se dit vraiment ?
Pendant ce temps, certains syndicats policiers ont manifesté nuitamment sous les fenêtres de la maire de Rennes. Elle les a renvoyés , de manière circonstanciée, à leur petitesse.
Lire ici :
Pas sûr qu’ils comprennent, soutenus sans faille par un ministre douteux qui, à 38 ans, a déjà tous les oripeaux du politicard.
Il est de bon ton de souhaiter une bonne année alentours mais c’est difficile. Je préfère vous savoir vivants au-delà des jours.
C’est la conclusion à laquelle je suis arrivée tant ce Gouvernement me paraît en roue libre. B. Le Maire joue sa partition financière, G. Darmanin continue ses provocations et J.M Blanquer de détruire l’enseignement public. Je dis cela parce que beaucoup d’enseignants autour de moi, loin d’être novices, jettent l’éponge. Basta Blanquer
Au fond, c’est assez fascinant ce quinquennat qui savonne à tout va. Si, si.
Cerise sur le gâteau, la proposition de J. Castex – qui entend faire réécrire l’article 24 de cette fichue proposition de loi sur la sécurité globale par une commission idoine – déclenche l’ire de Gérard Larcher. C’est dire.
Ce n’est pas le seul article 24 de ce texte, tout bien examiné, qui a besoin d’être gommé … mais tout le texte.
Qu’un premier ministre ait pensé faire modifier une proposition de loi, d’origine parlementaire, donc, par une commission « commissionnée » pour cela sous le nez des parlementaires fait douter de sa perspicacité constitutionnelle (au point que je me demande ce que l’on apprend vraiment à l’ENA à part l’arrogance). A quoi servent nos députés et sénateurs ? Réponse jupitérienne : à ce qui nous plait.
Et voilà notre Jeannot, qui paraît toujours aussi décalé, essayer de faire entendre une voix dont les ministres précités (liste non exhaustive), se balancent ouvertement.
Un autoritarisme est en place qui nous réduit à quia.
What else ? L’après-Covid n’aura pas le sourire charmeur de Georges Clooney et le présent nous vaut déjà une jolie réputation d’illibéralisme pas usurpée pour être franche.
Qui gagnera la course au vaccin ? La question est devenue essentielle tant la déontologie des laboratoires est plus tournée vers leur santé financière que celle des individus. A preuve, le bond de la valeur des actions des Pfizer et autres Moderna … sans oublier Sanofi, alors que ne filtrent finalement qu’assez peu de données ou du moins pas assez pour convaincre tout un chacun. Sûr à 90 %, 94 % , 94,5, 95 % qui dit mieux ? On n’a rien vu mais c’est déjà (presque) vendu en haut-lieu (voir les déclaration d’ O.Véran sur l’acquisition de super- congélateurs : https://www.huffingtonpost.fr/entry/covid-19-vaccin-olivier-veran-commande-des-super-congelateurs_fr_5fae700dc5b6b363336982b3), voire peut-être sur-vendu (lire cet article assez édifiant, pour ceux qui y sont abonnés, du Canard enchaîné : https://abonnement.lecanardenchaine.fr/site/lce/default/fr/compte/liseuse.html?pucId=6988&number=5219#3). Condamnés à surenchérir les labos? Nous voici spectateurs sans jumelles d’un vrai turf vaccinal (et pendant ce temps du côté des traitements ? ). Croyez-vous que nous les intéressons? Peut-être, à condition d’avoir quelques moyens.
Cette vidéo a plus de dix ans et n’a pas pris une ride.
Et côté sécurité ?
Sécurité globale prétend-t-elle. Cette proposition de loi, que le ministre de l’intérieur reprend à son compte, et dont le flou des termes n’a d’égal que le floutage réclamé des visages des policiers, penche plutôt vers la muselière. C. Castaner n’avait pas la parole aussi performative que celle de son successeur (question de phrasé sans doute), et, soyons indulgente, peut-être lui restait-il de ses années kéké un vague fond de conscience limbique. Rien de tout ça chez Gerald Darmanin qui me donne l’impression d’être un pas drôle du tout dans une sorte de toute puissance (d’autant que ni Jupiter, ni Castex ne semblent le recadrer véritablement) découvrant son jouet. Pas d’état d’âme, pas de conviction (perte de temps), sa parole ne vaut que le temps d’être exprimée. Son seul intérêt ? Sa minuscule et toxique personne ; pour le reste l’opportunisme comme seule règle et le mensonge détendu comme vecteur.
Pourquoi certaines personnes suscitent -t-elles chez moi un dégoût aussi viscéral ? Parce que. C’est peut-être Christiane Taubira qui l’exprime le mieux.
Le ministère de l’intérieur est un poste éminemment stratégique qui permet, outre de surveiller beaucoup, y compris l’Elysée, de se constituer un épais carnet d’adresse et de réseaux jouables, aujourd’hui comme demain, comme des jetons, sur un tapis … qui n’a rien de vert. La liste des ministres Beauvidiques de la Ve République n’est pas réjouissante et, n’en déplaise à son actuel occupant (qui s’en tamponne), vire au brun assez soutenu.
G. Darmanin « vie de jeune homme » a le culot d’acier d’une petite frappe – ce qui est assez compatible avec le fait d’évoluer maintenant au milieu des cognes. Nous glissons sournoisement dans un « droit gazeux » enguirlandé de numéros verts, où les questions-réponses ministériels censés vous orienter changent périodiquement sans que vous sachiez où se niche la modification – à moins d’avoir une bonne imprimante, de l’encre, beaucoup de papier ou une mémoire visuelle performante – , où les circulaires annoncent les textes à venir, et où les forces de l’ordre, par exemple, se croient légitimes à appliquer d’ores et déjà, les principes d’une proposition de loi contestable, et contestée, pas seulement dans l’hexagone, en cours d’examen au Parlement.
Bilan,
Sécurité renforcée ici, flou partout et confinement opportun, sans compter un hôpital public qu’on continue à lessiver comptablement.
La Covid 19 nous met sous le nez à quel point l’on ne sait plus vivre en ce monde et marche sur la tête.
Prochain épisode : le projet de loi « confortant les principes républicains » censé permettre de lutter contre le séparatisme (enfin surtout un), lire ici ce qu’il contient … en attendant les amendements parlementaires macronistes ou Les Républicains qui ne devraient pas décevoir tant la surenchère paraît être leur « must » en ces matières.