Question de style

Longue interview de Virginie Despentes dans Télérama. J’avoue ne jamais rien avoir lu d’elle, hormis une tribune dans le journal Libération suite à certaine cérémonie des Césars ayant récompensé R. Polanski et un texte inclus dans un recueil de nouvelles publié en mars 2013 par Louis Vuitton et les Éditions Gallimard. La quatrième de couverture présentait l’ouvrage ainsi : « Depuis plus d’un siècle, la maison de famille des Vuitton bruisse d’extraordinaires histoires de malles, de bagages et de voyages. Gaston-Louis Vuitton, troisième du nom à bâtir la renommée du célèbre malletier, y constitua des archives fabuleuses, en collectionneur passionné qu’il était. C’était au début du siècle dernier. À sa mort, on a fermé la malle mystérieuse. Cette malle aux souvenirs fut rouverte aux grands écrivains français. Et chacun s’est plongé dans ce monde de vieilles photos délavées, de coupures de presse, d’anecdotes, de relations avec les clients les plus extravagants. Ils leur ont redonné vie. Voici l’éloge de la malle par les grandes plumes d’aujourd’hui ». Parmi ces grands auteurs, Virginie donc. Je me souviens d’une vague histoire de malle sanglante… Le point commun entre les deux opus, un style rugueux et rageur qui m’avait paradoxalement laissée assez indifférente.

A l’aube de la rentrée littéraire 2022, la voilà qui publie « Cher connard », un roman épistolaire sur, en très gros, l’addiction, le féminisme, le mouvement #MeToo et les réseaux sociaux sur fond de confinement. Déjà fortement médiatisé, l’ouvrage met en scène le dialogue entre une actrice en perte d’éclat, Rebecca, et un écrivain autrefois prometteur, Oscar, désormais en panne d’inspiration et épinglé par le ledit MeToo.

Pour plus de détails, lire la presse plutôt élogieuse de ces derniers jours.

Je ne sais pas si ce « Cher connard » raflera un prix mais, pour l’heure, il occupe les gazettes et voilà le PMU littéraire de rentrée lancé. N’étant pas joueuse, je ne miserai pas dessus, d’autant qu’il y a peu de chances que je le lise par lassitude « #MeTooique » (sic). Peut-être à tort.

« Mon truc à moi, mon atout à l’écrit, c’est la réponse violente. Je ne viens pas discuter, argumenter, ou même gâcher la fête, je viens casser la table » dit la dame en fin d’interview. Je veux bien le croire pour le peu que j’ai pu lire et cela a le mérite d’être clair.

Le style présidentiel de ces derniers jours, en particulier celui de son discours d’hier à Bormes les Mimosas, est lui beaucoup plus abscons (extraits).

« Je pense à notre peuple auquel il faudra de la force d’âme pour regarder en face le temps qui vient, résister aux incertitudes, parfois à la facilité et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs  (…). La France, comme Nation et comme République, n’est jamais un acquis, jamais un droit. C’est un legs à transmettre et un combat à savoir mener ». 

Mon petit bilan instantané fut de me dire que les sorties en jet-ski, et l’aération qu’elles sont censées procurer, ont des effets très relatifs sur l’expression de la pensée complexe, car j’avoue que je ne comprends pas cette tonalité guerrière au « lyrisme de veuve italienne » pour reprendre l’expression d’un twittos.

Après Jupiter et Vulcain, l’heure de Mars serait-elle donc venue ? Ou bien s’agirait-il de nous préparer à des rationnements à venir, à des « vivre avec » selon l’expression consacrée ? Car d’autres parties du discours sont beaucoup plus explicites et tiennent en un mot « réformes » dont on sait depuis plusieurs décennies ce qu’elles signifient.

Après les canicules estivales, faut-il s’attendre à une canicule sociale automnale qui ravalera la rentrée littéraire au rang d’aimable divertissement ? Difficile à dire, mais ce qui semble établi, en revanche, est que les états d’urgence de tous poils (sic) n’ont pas fini de nous cerner.

Songeries Belmondiques

A bout de souffle. A cause d’ une allergie godardienne aussi tenace qu’irréfléchie, je n’ai pas vu ce film, ni Pierrot le fou d’ailleurs. J’ai donc loupé l’envol cinématographique de Jean-Paul Belmondo. Plus tard je me suis ennuyée à le voir courir dans les rues désertées de Rio et j’ai zappé ses guignolades en short à pois.

Bien sûr il y a pléthore de rôles entre ces deux pôles et j’en ai raté beaucoup. Pour faire court, j’ai surtout retenu de lui, côté film, la sirène du Mississipi de François Trufaut, le voleur de Louis Malle et Stavisky d’Alain Resnais – trois films sombres et pas très « cascadants » – et, côté anecdotique, ce matin où en sortant de chez moi (j’habitais alors rue Vavin à Paris), j’ai croisé cet homme athlétique tenant entre ses mains un de ces microchiens souvent affublés de rubans (mais pas dans ce cas). Je ne sais pas quel film on tournait et il (Jean-Paul pas le chien) était manifestement en pause.

Jean-Paul Belmondo Photo Stock - Alamy

Certains prétendent que les maîtres et leurs chiens ont quelque chose en commun et cela se vérifie parfois comme ici :

mais j’ai plus de mal à en établir un entre Jean-Paul et son yorkshire. Peut-être un certain sens de la dérision ?

Je ne sais ce que Bébel, du haut de son nouvel olympe, a pensé de l’hommage qui lui fut rendu aux Invalides.

Pourquoi, d’ailleurs, avoir rendu hommage à un acteur à cet endroit-là, plutôt marqué militairement ? Pourquoi ne pas avoir choisi , par exemple, le jardin du palais royal plus proche du ministère de la culture ? Et pourquoi pas la Concorde comme pour Johnny Hallyday ?

A en croire le professeur en droit international public Jean Paul Pancracio, interrogé sur France culture, les Invalides étaient plus faciles à sécuriser. Soit.

Pour moi, je n’ai pu m’empêcher d’y voir surtout un prétexte à une mise en scène, dans un lieu impressionnant, par un Président en mal d’auteur (de hauteur?), de sa propre personne au-delà d’un quinquennat… à bout de souffle.

J’en rajoute dans mon irritation macronnienne ? Sans doute mais peut-être pas tant que ça.

Sans remettre en cause, le choix de l’hommage présidentiel, le professeur sus-nommé observe tout de même que « les hommages nationaux comme les entrées au Panthéon sont des gestes d’abord politiques. Il faut faire entrer des contemporains qui ont milité comme Joséphine Baker, Simone Veil, son époux, évidemment, mais il ne faut pas que ça devienne galvaudé. L’entrée au Panthéon se fait tout les 20 ans ou 30 ans, il ne faut pas qu’il y en ait deux ou trois tous les ans. J’ai l’impression que les entrées s’accélèrent. Il faut que ça reste réservé aux plus hautes personnalités françaises qui ont apporté à notre pays, une contribution exceptionnelle, de même pour les hommages nationaux ».

Alors ?

Manuel et Emmanuel

Manuel Valls, premier ministre, Emmanuel Macron, ministre de l’economie

Je me souviens de cette photo et d’un post déjà lointain où je me gaussait un peu de leur identité de pose et de vêture. Manuel était le Premier des ministres et Emmanuel à Bercy. Leur antagonisme se jouait alors, publiquement s’entend, sur les bancs de l’Assemblée Nationale, dans les petites humiliations que le premier faisait subir au second. Le PS ne se savait pas moribond. On était encore dans les jeux de pouvoirs balisés : François Hollande candidat « naturel » en 2017. Manuel échafaudait pour 2022 … Emmanuel aussi … voire pour 2017, mais cela ne se savait que dans les cercles autorisés comme on dit.

Un an plus tard, Hollande démonétisé, Manuel, pensant son tour arrivé, sa légitimité indiscutable, se lança et se ramassa une nouvelle fois aux primaires socialistes.

L’hidalgo ombrageux accusa le coup.

L’égo conduit parfois à de drôles de choix : Manuel se rendit à Emmanuel (autant dire alla à Canossa, tant le second l’ignora), redevint, mal élu mais élu quand même, député – un député au coin, il faut bien le dire – puis choisit d’opérer une remontada chez lui en Espagne et plus précisément dans sa ville natale. Homme sans passé politique local, j’entends qu’il n’y avait jamais été élu, peut-être pensa-t-il fugitivement réaliser un hold-up électoral digne de celui réussi par son benjamin.

On devrait se méfier quand l’histoire ne vous aime pas. Et l’histoire n’avait guère montré d’inclination pour Manuel jusque-là, même si son accession au poste de Premier ministre après une gifle à 5,63 % lors des primaires présidentielles remportées par F. Hollande pouvait laisser penser que les sentiments de Clio s’étaient peut-être adoucis à son égard.

Le 26 mai 2019 réunit, à nouveau, si l’on peut dire, les deux hommes sous les microscopes journalistiques. L’un manqua son pari aux élections européennes (faire un meilleur score que le Rassemblement National … son indispensable ennemi) – mais de si peu, à ses yeux, qu’il se refuse à considérer cela comme un échec. L’autre, en revanche, ne put que prendre acte que sa greffe sur le tissu politique catalan n’avait pas pris. Premier ministre un jour, le voilà simple conseiller municipal, d’une grande ville soit, mais simple conseiller désormais.

Où il se vérifie qu’il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne (encore que le destin de Manuel ne soit pas si funeste, et l’on connait les usages irritants qu’il sut faire de sa « minorité ». Touchez-en deux mots à Martine Aubry…On souhaitera donc bon courage au conseil municipal barcelonais.)

Emmanuel devrait y songer même si son horizon semble encore bien dégagé. Sa pratique autoritaire du pouvoir fait parfois songer aux coups de mentons de son devancier.

En attendant, on a perdu dans l’affaire la distrayante incarnation de Susana Gallardo par Charline Vanhoenacker (signe de l’indéniable « popularité » de Manuel chez nous : on aime bien le moquer jusque dans ses compagnes). Pas sûr que Brigitte suscite un jour ce genre de vocation, de ce côté ci des Pyrénées du moins.

A méditer avant d’aller voter

Je n’ai pas vu le documentaire de Gilles Perret « La sociale » en salle depuis le 9 novembre 2016 qui retrace la naissance de la Sécurité sociale. Mais les récentes déclarations de F. Fillon sur sa vision de l’avenir de cette institution ont amené les journalistes d’ « Arrêt sur images » à revenir sur l’histoire de cette sacrée Sécu, souvent vilipendée mais qui semble encore avoir ses soutiens.

L’émission (hélas en accès réservé aux abonnés à ce site, sauf le petit extrait poil à gratter ci-dessous) est passionnante.

Où l’on y apprend, entre autres choses, que :

–  cette Sécu ne fut pas seulement l’oeuvre du gaulliste Pierre Laroque mais aussi et, peut-être surtout, celle d’Ambroise Croizat, ministre du travail, ouvrier, communiste, membre de la CGT qui n’eut en réalité que très peu de temps pour « la faire » dans un contexte plutôt hostile (à ce propos l’historienne dit qu’il a été le seul ministre qui ait jamais été ouvrier, il me semble que Pierre Bérégovoy, qui fut également ministre du travail, le fut aussi) ;

–  la distinction gros risque-petit risque (dont la pertinence reste à prouver, un petit risque mal soigné ou dédaigné pouvant se muer en gros risque), qui revient sur le principe d’universalité de la sécurité sociale avait été rejetée par Philippe Séguin et Pierre Laroque, figures du gaullisme social dont se réclame F. Fillon (quoique, maintenant ….peut-être vaudrait -il mieux ranger cette revendication à l’imparfait) ;

– l’adage de cette institution était, en effet, « chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »  mais que, de fait, depuis des années, on privatise l’assurance maladie en la recentrant, par touches successives, de manière rampante, sur ce qui relève du « lourd » :  l’hôpital ou les affections de longue durée. Les propos de F. Fillon ne feraient donc qu’aller au bout de la logique de ce qui se fait déjà … mais de manière beaucoup plus silencieuse ;

– il est illusoire de penser que tout ira mieux avec les mutuelles et autres assurances complémentaires dont les coûts de fonctionnement sont bien plus élevés que ceux de la Sécu  ;

–  ce qui plombe les comptes de l’assurance maladie n’est pas nécessairement ce dont on nous rebat les oreilles : par exemple, qui s’intéresse dans « lesmédias » à l’incidence du travail dissimulé, du non-paiement des cotisations, des allègements de charges consentis par l’Etat aux entreprises (qu’il est censé compenser) et de leurs effets sur le niveau des salaires ? Les ressources et les dépenses de l’assurance maladie évoluent selon des paramètres qui n’ont rien à voir les uns avec les autres : la croissance (faible en ce moment) pour les premières, le coût des traitements (nettement plus exponentiel) pour les secondes ;

– si abus il y a en matière de prestations (et il y en a), la Sécu elle-même considère ce phénomène comme marginal, tout comme le député Dominique Tian (Les Républicains) selon un rapport rendu en 2010 ;

– il y a, en revanche, beaucoup d’assurés sociaux qui, potentiellement éligibles à certaines prestations, ne les demandent pas, soit parce qu’ils en ignorent l’existence, soit parce que c’est stigmatisant (par exemple l’aide à l’achat d’une assurance complémentaire santé créée en faveur des assurés dont les revenus ne leur permettent pas de le faire, le fameux « chèque santé » sur lequel, en passant, la Sécu communique assez peu).

Alors, au bout du visionnage, à l’heure où, en ces temps de crise, la révolution numérique, l’intelligence artificielle, la robotique bousculent tout, où le travail se précarise et s’atomise, où ses frontières deviennent de plus en plus difficiles à définir sous la poussée par exemple de l’uberisation, où certains pensent que toute l’architecture sociale est à revoir et évoquent la création d’un « revenu universel » (mis en place à titre expérimental  par les finlandais) qui renouerait, en quelque sorte, sur un mode mineur,  avec le principe d’universalité de cette bonne vielle Sécu, on peut se demander : quel avenir pour une communauté réduite à des acquêts sociaux de plus en plus rognés au nom d’une efficacité économique qui se discute ? Celui de la série télévisée « Tripalium » décrivant un monde où 80 % de la population, privée d’emploi, doit vivre dans « La Zone », derrière un mur, en marge des actifs de « La Ville » ?

Les inégalités qui se creusent en promenant leurs lots de risques, pas seulement sanitaires, pourraient bien nous ramener brutalement à élargir notre vision des choses au-delà du marronnier ressassé du « trou », dont on se garde bien de trop détailler les causes, pour nous jeter dans les bras d’institutions financièrement beaucoup plus gourmandes et sûrement moins « aimables »  (on n’évoquera pas, par discrétion, ce à quoi pourrait conduire l’accès de ces organismes aux données individuelles de santé couplé avec la généalogie médicale).

 

 

 

30 août : post egotiste

 

Saint Fiacre, église d'Aubigny

 

Le 30 août c’est  d’abord le jour de la Saint Fiacre. Fils d’un roi d’Écosse ou d’Irlande (on s’interroge sur ses origines), il émigra en France à l’époque mérovingienne. Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par Saint Faron, évêque de Meaux. Moine défricheur et guerisseur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu’il nourrissait des fruits et légumes qu’il cultivait pour eux. C’est pourquoi il est aussi le Saint Patron des jardiniers ou, à tout le moins, honoré par les jardiniers et les maraîchers de l’Ile-de-France.

 

Le 30 août c’est, en picorant dans les siècles (chez Madame Wikipédia), le jour :

  •  de la naissance de Jacques Louis David (1748), Mary Shelley (1797), Théophile Gautier (1811) Léonor Fini (1908), François Cheng (1929), Jacques Tardi (1946), Ana Politkovskaia (1958), Laurent Delahousse (1969), et d’un petit Louis (2016) chez une de mes amies,
  • du décès de Théodoric le grand, roi des Ostrogoths (526),  Louis XI (1483), Abraham Zapruder (1970), Jean Seberg (1979), Jean Tinguely (1991), Naguib Mahfouz (2006), Alain Corneau (2010), Marc Riboud (2016),
  • de la  mise en place du téléphone rouge (1963), du jouri où Lyonpo Jigme Thinley redevint Premier ministre du Bhoutan (2003), et où furent votées plusieurs résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies ayant toutes pour sujet la situation au moyen-orient (résolution n° 1937 en 2010, n° 2004 en 2011, n° 2044 en 2012).

Et c’est aussi mon anniversaire.

Compte tenu de ce background contrasté, je me demande si c’est un bon jour…(je sais, sur la durée…aucun jour n’est radieux)

J’allais oublier, le 30 août, c’est encore la Journée internationale des victimes de disparition forcée, appelée aussi Journée internationale des personnes disparues.

Emmanuel Macron en démissionnant ce 30 août 2016 a-t-il voulu adresser ce message subliminal à MM. Hollande et Valls : il est plus que temps de vous faire oublier ? Ou n’a-t-il pas bien pris la mesure du risque qu’il prenait ?

Je ne sais  si c’est un effet de cette année de plus, mais, passé le ressentiment que ce blanc-bec ait choisi justement le jour de mon anniversaire pour se faire valoir (ce qui est proprement indélicat),  je me suis demandée, considérant les multiples candidatures déclarées et à venir à l’élection présidentielle, s’il était cohérent pour « lémédias », un peu froissés par le burkini estival, en pleine période anti-voilures en tous genres, d’être si impatients d’assurer la couverture de cette période de primaires et de celle qui la suivra….celles-ci méritant plutôt, elles aussi, d’être déshabillées : on y devinerait plus aisément les divers travestissements qui ne manqueront pas de les émailler.

PS : François Hollande à propos d’Emmanuel Macron « Il m’a trahi avec méthode ». Un constat qu’il pourrait s’appliquer à lui-même : cela fait 4 ans que nombre de ses électeurs se sentent aussi trahis avec méthode… et constance …Pas de quoi donner envie d’un revenez-y.

pique et pique et anagrammes

Je n’aime pas la marseillaise, ni les défilés, ni la musique militaire, mais j’aime bien les anagrammes. Aucun rapport me direz- vous. Pas si sûr. Au fond, l’anagramme n’est qu’une forme d’ordre renversé mais un ordre quand même, révélant parfois l’indicible voire l’inconscient. L’Euro de foot terminé, la presse revient aux affaires c’est à dire, en très gros, cette semaine, à E. Macron et au Brexit. Un peu saturée, j’ai donc cherché l’évasion dans le jeu de lettres.

Emmanuel Macron ou Manu :  le nom cramé

Pour sa Brigitte il est  : Mon menu caramel.  Svelte, brillant, c’est bien simple, quand « Mon Manu réclame« , je fonds, soupire-t-elle.

Tous ne sont pas aussi charmés. Pour Valls, il est un communal en arme. Pourquoi ? Un, ce nom m’alarme, dit -il. Plus direct en privé, il développe sa pensée, en menaçant de l’exploser.

Emmanuel n’en a cure. Pour lui tout est simple. Mon arme : un calme ; ma réclame : un nom. Sur François Hollande, il ose : normal ça, même nu ?

Interrogé sur ses rapports actuels avec le Président, il élude : on m’a cru malmené.

Un jeune opportuniste provincial  en quête de destin national a cru bon, lui, de prendre dès aujourd’hui  le car nommé Manu , au risque de se tromper.

Le commun se dit, lui, que cet entreprenant ne lui promet rien de bon : la rame en commun,  au mieux. Et il rêve, d’une bonne claque en 2017 qui laissera l’impudent amer comme nul an (1).

Autre visage émergent : Theresa May.160713-theresa-may-0323_e47e21b5d0aaebb07b6284182b9ea8e0.nbcnews-ux-2880-1000

On remplit,dans nos gazettes hexagonales, des colonnes pour dire, au fond, qu’on ne la cerne pas bien. Pragmatique, bosseuse , expérimentée, mais non dénuée de malice et d’un certain goût du risque à en juger par la nomination de Boris Johnson comme ministre des  affaires  étrangères du Royaume.

D’aucun font un parallèle avec Margaret Thatcher. Theresa s’offusque : Hear that : Marge my star teacher ? (2) Nonsense. Mais la devancière n’est pas en reste : Search : Threat may  (be) the great ram.

S’entendra – t – elle avec Angela ? Pas sûr. Entre pragmatiques calculatrices, on s’épie. Merge ? Man, she’ll take a year !

 

(1) j’en ai éliminé pas mal dont celui-ci trouvé bien avant moi que je vous laisse découvrir ici : https://www.linkedin.com/pulse/anagramme-xavier-bonnefond.`

(2) mélange de Margarret Thatcher et Theresa May. Ecoutez-ça : Marge mon illustre professeur ? Cherche : la menace (est) peut-être le meilleur éperon (ou bélier).

(3) mélange de Angela Merkel et Theresa May. Le rapprochement ? Mec, ça va prendre un an ..(au  moins) !