Prendre de la hauteur

A la veille d’une autre journée à battre le pavé, l’envie vient de changer d’univers. Les images transmises par le télescope James webb y invitent

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Nébuleuses mais aussi exoplanètes où la vie serait peut-être possible. Comme celle-ci dénommée « Wolf 1069 b ». Un seul point noir, elles sont loin, très loin. Et qu’y ferait-on que nous n’ayons déjà fait ici ? Mystère.

Pour l’heure, elle fournissent un peu de rêve ce qui n’est pas si mal. Mais redescendons.

La réflexion ci-dessous est assez cousue de fil blanc mais elle rappelle quelques petites choses pas inutiles quand nos politiques s’attellent à mélanger les serviettes et les torchons.

D’un certain point de vue, ma mère qui, lorsqu’elle était encore au foyer, avait suggéré à mon père de lui verser une rémunération pour le travail qu’elle effectuait à la maison (histoire aussi d’avoir un peu d’autonomie financière), était déjà « Friotiste ». Peut-être trop avant-gardiste déjà. La réponse fut nette : pas question.

Rien à voir. Encore que l’histoire illustre assez bien les choix de société de la majorité présidentielle.

En 2020, en pleine pandémie de coronavirus, le gouvernement avait mis en place le « ticket restaurant universitaire » à 1 euro pour les étudiants boursiers. Ce dispositif avait été étendu à tous les étudiants en janvier 2021. Près de 32 millions de repas ont été ainsi servis pour 1 euro. A la rentrée 2022, le périmètre de la mesure a été ramené aux étudiants bousiers et aux étudiants non boursiers en situation de précarité.

Dans le cadre de sa niche parlementaire, le parti socialiste a présenté hier, une proposition de loi visant à rétablir ce repas à 1 euro pour tous les étudiants, le coût de la mesure devant être couvert par une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs . Alors qu’elle avait quelques chances de passer – son article 1er posant le principe du repas à 1euro pour tous les étudiants et dans tous les sites de restauration des Crous.avait été adopté – la proposition fut finalement rejetée à une voix près. Selon un journaliste du Figaro présent sur place, pour éviter le succès qui s’annonçait, les partis Renaissance et LR ont joué la montre pour permettre à plusieurs de leurs députés de revenir dans l’hémicycle et voter contre la proposition dans son ensemble.

« On a refusé le principe de dire qu’on donne de l’argent public à tous même ceux qui n’en ont pas besoin. C’est ça le sujet. On doit faire des choix », a déclaré Franck Riester, le ministre délégué des Relations avec le Parlement.

La justification peut faire sourire (jaune). On est moins regardant quand il s’agit d’aider les entreprises (là, je ne vise pas le Gouvernement actuel en particulier). Cette question s’est-elle posé pour la ristourne générale sur l’ essence?

En apprenant le résultat de ce vote, je m’étais dit qu ‘il y aurait peut-être là un sujet de nouvelle autour d’un éventuel sentiment de honte chez les députés ayant rejeté le texte, chacun se demandant si c’était sa voix qui en avait décidé du sort. Mais de honte il n’y avait pas. Donc pas de sujet.

« Au-delà de l’enjeu essentiel de la restauration, c’est sur l’ensemble des questions de vie étudiante que nous travaillons, notamment grâce à l’amélioration du système de bourses », s’est encore justifiée Sylvie Retailleau, la ministre de l’Enseignement supérieur sur son compte Twitter. Affaire à suivre donc.

On vit une époque formidable.

Anniversaire

Je n’ai jamais cru que 2021 marquerait le retour à une « vie normale ». D’ailleurs comment la définir?

A l’heure de cet anniversaire (sic) d’un an de confinement physique et des libertés, quoi penser ? Rien, sinon ruminer une colère encore sourde.

Celui-ci revient sur l’absurdistan français.

D’autre se battent pour exercer encore leur activité

Sans parler d’une génération laissée à elle-même.

Alors, je me demande, pourquoi écrire encore ?