Fête nationale

Dernière valse rue des canettes, R. Doisneau, 1949

En réponse aux ­récentes émeutes, la Première ministre avait promis «  des moyens massifs pour protéger les Français  » en ce 14 juillet (curieuse formule au demeurant : pourquoi uniquement les français et de qui parlait- elle ?).

Ainsi, la vente de mortiers d’artifice aux particuliers a été interdite, le ministère de l’intérieur a annoncé la mobilisation de 130 000 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers et préconisé l’arrêt des bus et des tramways à 22h « dans toutes les grandes zones urbaines » dès le 13 juillet. L’effort semble, pour l’heure, avoir porté : le nombre des dégradations devenues « traditionnelles » (sic) ce soir là serait en baisse par rapport à l’an dernier.

Il n’empêche : cela fait cher pour un « apaisement » qui a tout d’une fiction. Qui se sent encore le cœur à la fête et aux flonflons ? Le temps poétique des valses à la lueur des réverbères est révolu.

A l’Élysée et chez les marchands d’armes on est allègre, en revanche : l’Inde a donné son accord de principe pour l’achat de 26 Rafale Marine (destinés aux porte-avions) et de trois sous-marins Scorpène. On verra à l’usage ce que vaudra cet accord du sinistre Narendra Modi qui fait son marché un peu partout.

En attendant une rentrée qui risque de ne pas être aussi apaisée que ça, on peut toujours réviser son droit de manifester ici.

https://www.amnesty.fr/focus/tout-savoir-sur-le-droit-de-manifester-en-france

Démocratie et foutage de gueule

Comme ma lecture des journaux en ligne est très « ciblée » et que je ne regarde plus les nouvelles à la télé (BFMTV, Cnews, LCI, France télévision …), tellement le traitement de l’actualité par ces rédactions me paraît servile, je ne sais pas si l’on s’est vraiment penché sur la signification de ces manifestations policières sur nos étranges lucarnes.

Je crois qu’il y a de quoi s’inquiéter.

Trocadéro, place Vendôme, place d’Italie, maison de la radio à Paris, notamment, mais aussi Bordeaux ou Strasbourg où environ 200 policiers se sont rassemblés le mercredi 24 juin en début d’après-midi sur le parvis de l’hôtel de police pour dire leur « malaise » au lendemain de la condamnation d’un des leurs à une peine de prison avec sursis pour avoir frappé une manifestante sexagénaire lors d’une manifestation de gilets jaunes. Et on ne parlera pas, par pudeur, de la plainte déposée par cette policière contre un collègue qui l’a presque asphyxiée en pratiquement une clé d’étranglement.

Pauvre petits chats caparaçonnés qui semblent avoir oublié leur déontologie voire leur cerveau au vestiaire.

Qu’imaginent-ils ?

Assimiler le jet de menottes ou de tonfas dans un contexte de « surveillance » générale de la population et de pression sur un ministre totalement incompétent n’a rien à voir avec celui de blouses blanches ou de robes d’avocats. Les uns tapent quand les autres soignent et protègent.

Doit-on craindre une corporation qui se sent invulnérable ?

Oui.

Ici par exemple :

Je crois qu’on atteint là une sorte d’ Himalaya du foutage de gueule.

Quand une une police surarmée se sent en roue libre, que reste -t- il de la démocratie ?

Vous avez 5 minutes.

Pot pourri

Le football est-il soluble dans l’humour ? Oui. La chaleur soudaine ayant liquéfié mes neurones, j’ai été bien aise de croiser cette petite vidéo du grand Jacques.

L’exclusion de l’Angleterre de l’Euro donnerait un formidable coup de pouce aux partisans britanniques du Brexit.

A l’heure où je poste, l’équipe d’Angleterre est toujours dans l’Euro mais l’Angeterre a choisi le large. Fera-t-elle école ? D’où il ressort que l’idée d’Europe ressemble à une cougar surliftée qui pense encore pouvoir séduire.
enfermes-dehors
Une manifestation condamnée à tourner en rond. L’image  (ces gens là, c’est du radotage organisé)  trompera-t-elle le chaland ? Je n’y crois guère et je pense plutôt que l’exaspération est encore montée d’un cran.  Côté pouvoir, l’heure est au mélange malsain pour justifier l’injustifiable  :  casseurs, terrorisme, état de guerre proclamé, irresponsabilité syndicale et, cerise sur l’abjection, un orphelin dont personne (en tous cas chez les non initiés) ne pouvait se douter qu’il se trouvait dans l’ hôpital endommagé. Qu’espère ce Gouvernement de ce petit jeu pervers ? Un autre mort après Rémi Fraisse ?
Pendant ce temps là on taille ici une primaire sur mesure à François Hollande …en attendant la veste voire le complet veston. On investit là tel et tel malgré leurs casseroles judiciaires. Violence, cynisme, rien à attendre sinon plus de casse encore.

Révolution

 

Ces hommes immobiles place Taksim m’en rappellent un autre…

 

 

 

Chine, Turquie, …. toujours la même réponse

 

 

 

 

Et si la révolution d’aujourd’hui n’était pas dans le mouvement mais dans le  refus, dense, statique et obstiné de l’insupportable et uniforme brutalité des politiques ?