On tourne en rond

Je vois dans cette histoire étrange comme une allégorie non seulement des Cop successives et autres sommets climatiques mais aussi, plus généralement, de la politique hexagonale actuelle. Ecoterrorisme, à propos des happenings soupiers dans les musées, écototalitarisme, à propos de l’interdiction de la corrida, économies, ou, pardon, sobriété énergétique, tout est de plus en plus éco et rien ne semble avancer. Sur le réseau twitter un compte parodique s’en fait l’écho :

Même impression à l’Assemblée nationale où l’absence de majorité absolue avait laissé espérer un renouveau de la discussion parlementaire. Peine perdue pour cause de 49-3. Cet article donne la possibilité au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le vote :

  • d’un projet de loi de finances ;
  • d’un projet de loi de financement de la sécurité sociale ;
  • d’un autre projet ou une proposition de loi en débat à l’Assemblée nationale.

Lorsque le Premier ministre décide d’y recourir, sa décision entraîne la suspension immédiate de la discussion du projet de loi. Le texte est considéré comme adopté, sans être soumis au vote, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures qui suivent.

Ainsi, ces dernières semaines, où E. Borne y a eu recours 5 fois – recours qui a immédiatement déclenché le dépôt de motions de censure- donnent-elles un sentiment de déjà vu sous le précédent quinquennat.

La composition de l’Assemblée conduit à des additions de votes variables selon les projets et le compromis tant loué par le Gouvernement tourne à une suspicion de compromission dès lors que les voix du Rassemblement national s’y mêlent. Ainsi s’installe une petite ritournelle de la honte tout comme s’en ancrée celle de l’assistanat que médias et politiques nous ressortent pour justifier une énième « réforme » de l’assurance-chômage.

« On tourne en rond, on tourne en rond, merde » s’énerve Bernard Blier dans le film « Le grand blond avec une chaussure noire ». C’est l’impression que j’ai également. Aussi sûrement que les moutons mongols.

Eliott

Je suis une voyageuse confortable et toute aventure de ce calibre est au-delà de moi.

Mais j’imagine.

Etre en éveil et démuni, ouvert comme un gosse bouffeur d’atlas et avancer sans munitions, libre de tout préjugé, c’est peut-être cela  partir. Disparaître et se présenter au monde comme une feuille blanche : il me semble que c’était son idée. Se laver de soi, en sachant que la route vous prend toujours ce que vous avez essayé, malgré tout, de garder en douce.

J’ai lu la faim, la soif, la peur parfois mais aussi une joie à tracer son chemin dans ce désert vert puis blond, et, à la faveur de rencontres nomades, dans ces langues inconnues.

Le voici rentré.

Les retours sont le temps de l’écriture et d’une certaine souffrance. Il ne s’agit plus d’éveil  mais de  réminiscence.  La page s’est remplie et a laissé des traces. Donner à sentir est plus dur que donner à voir. Et les mots sont lents à venir parce qu’on veut être juste et laisser ouverte la porte du voyage aux rêveurs et autres aventuriers.

Donner à sentir sans peser. Donner de la vie à ce re-vivre.

Une autre aventure, plus tactile mais tout aussi physique, l’attend. Je ne connais qu’une seule compagne sur ces sentiers là : la musique. Celle qui a rythmé les jours, celle dont le corps se souvient. Celle qui viendra.

 

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Aventurier

Il pose à côté d’un petit cheval blanc. Déjà inscrit dans l’espace qu’il a choisi d’arpenter. J’envie sa curiosité, son audace. Partir ainsi « into the wild »…. Pas de révolte dans cette aventure mais une forme de grâce. Il sourit. Rien d’affecté dans son attitude. Heureux, je le crois, à cet instant là.

Pour une fois, ce ne sont pas les mots de Nicolas Bouvier qui me viennent mais les images de Jeroen Toirkens, photographe de la vie nomade. Attachée à mon confort, je n’ai jamais osé mes envies d’ailleurs plus sauvages. Alors, je le fais par procuration.  Accompagner, même de loin, cette histoire là, savoir que dans ce monde connecté il y a encore place pour une errance choisie, loin de la rumeur du monde, des accrocs dans la toile, c’est bon.

Pour le suivre : https://www.facebook.com/eliottschonfeldaventurier?fref=ts

 

ES