Deux personnes (en « pause cigarette » est-il bizarrement précisé) blessées à l’arme blanche dans le 11e arrondissement de Paris, ce vendredi 25 septembre, dont une grièvement, lors d’une attaque qui s’est déroulée en fin de matinée près des anciens locaux de Charlie Hebdo.
Covid-19 : Marseille se révolte contre « l’affront » des nouvelles restrictions liées à l’épidémie. Dès samedi, bars et restaurants devront fermer. De même que tous les lieux accueillant du public et ne respectant pas un protocole sanitaire strict.
A Paris, les bars fermeront à 22 heures, les rassemblements de plus de 10 personnes seront interdits à partir de lundi. La carte de France vire au nuancier gris-rouge :

mais on assouplit le protocole sanitaire dans les écoles, au motif que les enfants seraient moins contagieux (Ah bon ?). Les étudiants s’entassent dans des amphis trop petits pour les accueillir et les travailleurs dans les transports en commun. Distanciation, mon amour.
Tout ce qui a pu se dire avec des trémolos dans les voix pendant le confinement – pour cause de pénurie de masques mais aussi, semble-t-il, de stocks stratégiques de médicaments à plat – est démonétisé. Nous ne sommes plus en guerre mais il faut « vivre avec le virus », urgence économique oblige.
Ces 8 semaines de quasi absence de vie sociale ont ouvert des boîtes de pandore qui n’ont pas fini déverser leur contenu. Et l’impression de flotter dans une atmosphère de mensonge – excusez- moi, d’affirmation à tort, de raccourcis ou d’imprécisions pour reprendre la novlangue de notre ministre de la défense – alliée au sentiment que la politique sanitaire est menée par un Gouvernement sans tête – après avoir encouragé le retour au travail dans les murs des entreprises, nos autorités ont fait marche arrière, ré-encourageant le télétravail, en particulier pour les personnes vulnérables. Mais elles ne sont pas revenues sur le décret du 29 août 2020 qui a drastiquement réduit le nombre des personnes jugées vulnérables face au Covid-19, lesquelles ont le droit au télétravail, et si ce n’est pas possible, au chômage partiel – ne fait rien pour remonter le moral.
Bref, je me demande ce qui va bien pouvoir « sauver » cette singulière année pour rester polie : un vaccin ? Le Sida qui, 40 ans après, attend toujours le sien, devrait nous inciter à plus modestement espérer un traitement. Mais à quel prix ? Le soin n’est plus un sujet et la santé est devenue un commerce extrêmement lucratif. La boulimie des labos pharmaceutiques n’étant plus un mystère, quelle instance osera les mettre au régime ?
Pour moi, le nez dans le guidon de la nouvelle édition d’un ouvrage consacré aux représentants du personnel, je me dis que j’ai peut-être aussi loupé un coche. Créer un chapitre sur la protection de la carrière professionnelle des représentants n’était pas totalement dénué d’intérêt mais peut-être aurais-je mieux fait d’en anticiper un sur la représentation des salariés au temps du télétravail … sans tirer exagérément de conclusions de ces derniers mois. Pour un intéressant instantané sur le sujet lire par exemple ici :
Ainsi brinquebale ce vaste monde et je me demande (encore) si le grand Alexandre (Vialatte) n’aurait pas été obligé par la rédaction du journal « La Montagne » de faire le deuil de sa chute : « Et c’est ainsi qu’Allah est grand ».
