
Je reçois par mail ce message du site wordpress :
| Quelle année ! Ce fut un plaisir de vous aider à faire passer votre site au niveau supérieur avec WordPress.com. Jetons un œil aux temps forts de 2023. . |
J’ai cliqué sur ce dernier lien et j’ai obtenu ça :

On est vraiment peu de chose. Encore une preuve supplémentaire (et inutile) du fait que si les paroles persistent à s’envoler, les écrits contrairement à l’adage ne restent pas toujours. Ce qui est un peu décourageant. Mais voyons le positif de l’affaire : la technique m’évite de me farcir un bilan.
Je ne sais pourquoi m’est revenue, dans la foulée de la révélation de mon inexistence blogueuse, cette citation d’Oscar Wilde : « J’adore parler de rien, c’est le seul domaine où j’ai de vagues connaissances ».
En cette année de fracas, ce rien serait presque trop plein. Un trop plein qui va largement déborder sur 2024.
Courrier international m’informe, par exemple, sur ce qui s’est passé pendant que je dormais. Ainsi j’apprends, entre autres choses, que :
- Un éventuel plan d’expulsion des Palestiniens de Gaza semble se préciser chaque jour un peu plus, rapporte la presse internationale. Outre les bombardements, qui ont redoublé d’intensité et ont déplacé, depuis octobre, 85 % de la population vers le sud, jusqu’à la frontière avec l’Égypte, les déclarations des responsables israéliens sur le sujet sont de plus en plus explicites. Ainsi, lors d’une réunion à huis clos le 25 décembre avec son parti à la Knesset [Parlement israélien], le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a pour la première fois évoqué ouvertement un plan de “migration volontaire”. » Qu’en termes délicats ces choses là sont dites…
- Après le Colorado la semaine dernière, l’État américain du Maine a annoncé jeudi que Donald Trump ne figurerait pas sur les bulletins de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2024. Ce qui ne suffira peut-être pas à éviter un deuxième mandat trumpiste.
- La CGT, premier syndicat argentin avec quelque 7 millions d’adhérents, a appelé jeudi à une grève générale, le 24 janvier prochain pour protester contre les premières mesures choc prises par le Président Milei pour redresser l’économie. Elles ne constituaient pourtant pas une surprise…
- Les frappes massives menées vendredi par la Russie sur plusieurs villes d’Ukraine ont fait au moins 31 morts et plus de 150 blessés. Par ailleurs, la répression en Russie contre les récalcitrants ne faiblit pas : deux poètes contre la guerre- Artiom Kamardine, 33 ans, et Iegor Chtovba, 23 ans- ont été condamnés respectivement à sept ans et à cinq ans et demi de prison.
« Polycrise » est un mot un peu ronflant pour dire que tout part en cacahuète en même temps, entre pandémie, guerres, autocrates, intelligence artificielle et changement climatique. James Marriot, du “Times” de Londres, s’en voudrait de céder au catastrophisme : « Voir partout une apocalypse en puissance, c’est risquer d’être submergé, découragé, voire aveugle aux crises les plus graves. Quelle que soit la hype dont il bénéficie ces temps-ci, le pessimisme n’est pas toujours l’option la plus perspicace ni la plus intelligente. Et laissez-moi vous dire que ce n’est pas un aveu qu’un pessimiste fait de gaieté de cœur. »
N’étant pas abonnée au Times, je dois me contenter de la traduction de l’article faite par Courrier International mais j’imagine l’original plus savoureux. Je serais même assez tentée d’ attribuer ce trait à son auteur : «Quelle est la définition d’un pessimiste ? C’est un optimiste bien informé »
George Bernard Shaw avait une vision plus pragmatique : « Les optimistes et les pessimistes contribuent tous deux à la société. Les optimistes inventent l’avion, les pessimistes le parachute. ».
Je vous laisse avec ça jusqu’en 2024, dont la visibilité est réduite aux acquêts de 2023
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