Russie : l’île d’Olkhon 1

Russie Steppe de Tajerany, 18 juillet 2019

Dernier jour avec notre mutique chauffeur Bouriate qui, après avoir dépassé sans vergogne une longue file de voitures promises à une longue attente avant d’embarquer, nous dépose au seuil (sic) du bac qui effectue la traversée jusqu’à l’île : si la traversée est courte (15 – 20 minutes) les embarcations ne peuvent accueillir qu’un nombre limité de véhicules. Nous sommes à pied.

Auparavant nous aurons fait une petite incursion dans la steppe de Tajerany et la vallée des Esprits pétrifiés. Un autre conte, l’ histoire de deux frères, deux Khans, luttant pour le pouvoir, entraînant dans leur lutte de nombreux guerriers, avant d’être punis par un chaman qui, las de leur sanglante querelle, pétrifia les deux rivaux et leurs armées.

De fait, certains de ces monticules et agrégats pierreux peuvent parfois (avec un peu d’imagination) faire penser à des corps saisis dans leurs derniers moment.

Russie la vallée des esprits pétrifiés 18 juillet 2019

Russie la vallée des esprits pétrifiés 18 juillet 2019

Mais revenons à Olkhon. L’île est considérée comme le coeur du Baïkal, à la fois du point de vue géologique et géographique – elle est située à proximité du point le plus profond du lac (1637 mètres), à égale distance entre ses extrémités nord et sud – mais aussi du point de vue historique et culturel : le peuplement y est très ancien et le lieu est considéré comme un centre internationalement reconnu de chamanisme. A la dérive dans les années 1990, l’île a connu une renaissance grâce au tourisme. Mais ce déferlement touristique sur son espace restreint ( 71,5 kilomètres de longueur et 15 de large) menace aujourd’hui son écosystème (Petit dictionnaire illustré du Baïkal . Pierre Guichardaz. Nouvelles éditions Pages du Monde). On y reviendra.

UAZ 452

A notre arrivée nous sommes attendus par un chauffeur, Vassili, et son UAZ , 4×4 russe, à l’ origine véhicule militaire, utilisé et prisé par les habitants locaux pour ses capacités tous terrains et sa simplicité de réparation. Nous aurons l’occasion de tester la chose sur les pistes défoncées de l’île.

Russie Khoujir 18 juillet 2019

Le ciel est d’acier et un splendide orage nous accueille qui laissera un ciel clair et lavé de toute brume au soir, mettant en valeur les couleurs du petit village de Khoujir. Dans la lumière dorée nous irons voir le rocher Bourkhan, la demeure du Dieu du lac, l’un des 9 lieux sacrés d’Asie, respecté par les chamanistes et les Bouddhistes.

Russie Khoujir 18 juillet 2019

Russie, Khoujir Rocher Bourkhan 18 juillet 2019

Une ancienne légende raconte que certains esprits, les Tengueris, sont descendus du ciel pour sauver les vivants des démons et ont choisi des lieux particuliers pour s’installer. L’un d’eux, le plus fort, le Khan Khoto Babaï a choisi la grotte de ce rocher et est devenu le protecteur et maître de l’île. Les autochtones le respectaient à tel point qu’un Bouriate, même pressé, ne passait jamais à toute allure devant le rocher. Le cavalier descendait de son cheval et enveloppait ses sabots avec du cuir pour qu’il ne fasse pas de bruit et ne dérange pas la paix du Grand Esprit. Les gens n’osaient pas parler fort à proximité. Le rocher reste le lieu principal de pèlerinage de toute la Baïkalie : chamans ou bouddhistes s’y pressent. C’est un lieu sacré fort d’une grande énergie au point qu’il est déconseillé aux personnes sensibles de rester longtemps à côté et aux femmes de l’approcher de trop près pour protéger leur descendance. Pour y aller les femmes chamans « transforment » leur âme en âme d’homme : elles choisissent la polarité masculine pour pouvoir supporter cette énergie (Baïkal, Esprits et secrets cachés : Denis Vidalie, Irina Muzika et Sergueï Belov, Editions Alpesibérie).

Russie, Khoujir sculpture autour du Rocher Bourkhan 18 juillet 2019

Russie, Khoujir sculpture autour du Rocher Bourkhan 18 juillet 2019

N’étant pas chaman, ni capable de changer ma polarité d’âme, je ne sais si j’ai pris des risques en m’approchant. Suis – je restée à distance respectable ? Je n’ai rien dit, me contentant de la lumière baissante et le seul bruit que j’ai fait fut d’appuyer sur le déclencheur de mon appareil photo. Pas de quoi réveiller ou déranger un esprit. Quoique.

Russie, Khoujir Rocher Bourkhan 18 juillet 2019

Textes et photos S. Lagabrielle (sauf le UAZ). Tous droits réservés.

Russie : digressions intermédiaires

Sibérie : Baie d’Aya 18 juillet 2019

Ce billet démarre, à rebours, par l’arpentage de la baie d’Aya. Aya, en langue évenk signifie « bon », « beau », « commode ». Ces trois mots s’appliquent aussi à l’hôtel où nous sommes descendus : petits bungalows privatifs, confortables, avec vue sur le Baîkal… et quelques familles russes, au loin, venues camper là. L’endroit est pelé mais la chaleur y est douce. A quelques mètres de l’enceinte de l’hôtel, des maisons esseulées et des vaches paissant librement. Qui s’en occupe ? Mystère. J’imagine que le muret autour de l’hôtel a été construit pour éviter les bouses entre les bungalows. Le résultat est finalement assez cocasse : l’animal observe le touriste dans son enclos.

Sibérie : Baie d’Aya 18 juillet 2019

La côte nord de la baie abriterait des peintures rupestres de 2500 ans d’âge. Mais nous ne les avons pas vues, arrivés trop tard et repartis trop tôt. Un petit tour en canot pneumatique nous a simplement fait découvrir des falaises abruptes aux couleurs changeantes.

Pourquoi, cet arrêt-là ? Parce que la route est longue depuis Irkoutsk. Et que, lorsque le voyage est dense, une parenthèse contemplative et paresseuse est bienvenue.

Oust-Orda 18 juillet 2019

Plus tôt, dans la journée nous avons visité un petit musée ethnographique Bouriate à Oust-Orda, où j’ai remarqué, chemin faisant, un objet qui m’a fait penser aux « dream-catchers » (capteurs de rêves) indiens d’outre-atlantique. Comme nous étions en milieu de journée, je n’ai pas su vérifier (je suis nulle en orientation) si les capteurs de rêves bouriates, comme leurs homologues, sont accrochés du côté où le soleil se lève afin que la lumière du jour puisse détruire les mauvais rêves pris dans leurs rets. Mais j’aime ces entrelacs culturels, dream-catcher ici, peintures de sable chez les navajos et les tibétains. Rêve et impermanence. Temps plein et suspendu.

Sibérie : Oust-Orda 18 juillet 2019

Après avoir quitté le musée, nous avons fait un petit arrêt dans une yourte-restaurant. J’y ai appris que, chez les Bouriates, la nourriture à base de lait occupe une place à part. Ainsi, par exemple, le thé se boit-il, traditionnellement, avec du lait. Nomades-éleveurs de bétail, ils utilisaient naturellement les produits de leur exploitation… Lait, donc, mais viande aussi : cheval, mouton, bœuf, scellés, notamment, dans des sortes de petits chaussons vapeur qui font penser aux momos (raviolis) chinois.

Oust-Orda 18 juillet 2019

Mais l’arrivée des russes les a aussi acculturés à la vodka qui prend, ici, des saveurs épicées et singulières pour le plus grand bonheur des visiteurs.

Notre chauffeur local, Serguei, bourru et mutique mais l’œil malicieux, nous a récupérés ce matin-là, un peu amollis, au seuil de notre enclos « ayesque »: direction le cœur de la « baikalie » : l’île d’Olkhon. Mais ceci est une autre histoire.

Texte et photo S. Lagabrielle. Tous droits réservés

Taltsy

Taltsy 16 juillet 2019

Ouvert en 1980, Taltsy est à la fois un musée ethnographique des peuples de Sibérie orientale et un musée de l’architecture traditionnelle en bois de la CisBaïkalie. Son nom vient de celui d’un ancien village qui fut inondé lors de la construction d’un barrage sur la rivière Angara. C’est l’un des plus grands musée à ciel ouvert de Russie.

Ainsi avons-nous commencé notre périple en culture sibérienne par une sorte de condensé : Huttes (Tchoum,) Evenks (l’un des peuples les plus anciennement installés en Sibérie), yourtes en bois bouriates, ostrog (forteresse cosaque) avec ses tours de guet, chapelle en bois, école paroissiale, isbas, grange communale, moulins à eau… Partis d’ une époque indéterminée (tchoums) nous enjambons le temps, déboulant au XIX ème siècle (les moulins, l’école …) après avoir traversé le XVII ème (la forteresse, la chapelle).

Pour ce que j’ai compris, certains édifices ont été déplacés et remontés, d’autres construits à l’identique. Peu importe : le glissement se fait en pente douce du paganisme évenk au milieu des forêts à l’orthodoxie russe en terrain dégagé.

Taltsy 16 juillet 2019, Dieu Evenk
Taltsy 16 juillet 2019 tombe Evenk
Taltsy 16 juillet 2019 , Ostrog d’Ilimsk, XVIIème siècle
Taltsy 16 juillet 2019 Notre Dame de Kazan
Taltsy 16 juillet 2019 , grange, XIX ème siècle

Taltsy 16 juillet 2019, école, XIXème siècle
Taltsy 16 juillet 2019, Isbas, XIX ème siècle
Taltsy 16 juillet 2019, Isba, XIX ème siècle

Tout aurait été parfait sans l’irruption du XXI ème siècle chinois : une noria de cars bondés (il faut dire, la Chine n’est pas si loin à vol d’avion) déversant des groupes compacts et fébriles semble-t-il plus spécifiquement intéressés par la partie russe (ostrog, école, isbas …).

Mais les voyages minutés laissent leur revanche aux flâneurs. Comme celle-ci (en espérant que ça marche) : profiter paisiblement de chants russes sans être ballotté, bousculé, compressé et assailli de bras téléescopiques de smartphones.

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Texte et photos S. Lagabrielle. Tous droits réservés

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Irkoutsk 15 juillet 2019

« Less is more » m’avait dit cette photographe professionnelle, mais le numérique allié au sentiment que l’on ne reverra peut-être (sans doute) jamais ce que l’on a sous les yeux, n’incite pas à l’économie. De mon premier jour sibérien, je retiens cette image prise dans un état semi-comateux lié à la longueur du voyage. A croire que, vieilles réminiscences de lecture de Michel Strogoff, je ne voulais voir que cela, ces isbas, habitées, désertées, qui s’enfoncent parfois dans le sol et donnent une impression de grande solitude.

Irkoutsk 15 juillet 2019
Irkoutsk 15 juillet 2019

Pourtant la ville s’est bien développée sur les deux rives de l’Angara et, au soir, de massives constructions, qui vont des grises Kroutchevkas soviétiques à des immeubles d’un modernisme un peu tape à l’oeil et dont la construction n’est pas toujours plus soignée, nous font face.

Irkoutsk 16 juillet 2019

Face à cet amas de clichés, les mots ont du mal à émerger et ce qui me vient tient plus de l’inventaire à la Prévert ou plutôt de je me souviens à la Perec que du récit à la Bouvier. Alors, en attendant que tout cela décante …

Je me souviens du marché aux poissons de Listvianka :

Listvianka 16 juillet 2019

…de mes premières impressions du lac Baikal du haut du Mont Chybété …

Lac Baikal du haut du Mont Chybété 17 juillet 2019

…et des méandres « algués » (??) de l’Anga

…de ces lieux chamanistes où l’on prie et honore les dieux avec des pièces, des mégots et des sucreries, offrandes qui m’ont fait penser à Maximon, saint païen guatémaltèque …

Khoujir, île d’Olkhon 18 juillet 2019
Khoujir, île d’Olkhon 18 juillet 2019

…des couleurs du village de Khoujir après l’orage

Khoujir, île d’Olkhon 18 juillet 2019

…de la petite église du village reconstruite en 2007

Khoujir, île d’Olkhon 19 juillet 2019

…du jardin un peu kitsch de nos hôtes à Oust-Bargouzine …

Oust-Bargouzine 20 juillet 2019

… et de ces autres visages du Baikal à proximité où je me suis fait dévorer par les moustiques en prenant cette photo…

Oust-Bargouzine , parc national Zabalkalsky 20 juillet 2019

… de bouquets d’oiseaux dans les arbres dans le golfe de Chivirkouysky

Golfe de Chivirkouysky 21 juillet 2019
Golfe de Chivirkouysky 21 juillet 2019

…de ce petit gamin à Oulan-Oudé qui se faisait peur en donnant du pain aux pigeons

Oulan-Oudé 22 juillet 2019

…de cette femme dans un village de « vieux-croyants » nous accueillant sur le seuil de sa maison avec un pain et du sel

…et de ses deux tantes choristes parfois approximatives qui nous ont bien divertis en organisant un faux mariage traditionnel (avec tractations à la clé) entre deux d’entre nous :

…du marché couvert d’Irkoutsk, petit condensé de visages sibériens

Irkoutsk 25 juillet 2019
Irkoutsk 25 juillet 2019
Irkoutsk 25 juillet 2019
Irkoutsk 25 juillet 2019

Sur ces visages là mon voyage s’est clos. Reste à remonter ses souvenirs de manière moins lapidaire …

à suivre donc.

Photos S. Lagabrielle. Tous droits réservés

Vacances

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Au bout d’une semaine mouvementée me voilà en vacances. Et pour longtemps. Pour la première fois depuis que je travaille, je vais prendre 4 semaines pleines d’affilée. Jusqu’ici je prenais juste un petit acompte en juillet et m’accordais une pause plus substantielle hors périodes de vacances scolaires. Mais notre service des ressources humaines – ce côté ressource n’est qu’une des faces de notre condition salariale, l’autre étant de constituer une charge – notre service des ressources humaines, donc, nous oblige depuis cette année de caser 4 semaines de congés entre juin et fin septembre …. ce qui ne cadre pas du tout, mais alors, du tout avec notre charge de travail estivale. Il a fallu caler bien plus tôt les détails de certaines tâches et le mois d’août est complètement sinistré : nous serons au mieux 6 sur 22. Quand on sait que les textes vicelards en matière sociale surgissent souvent pendant cette période… (je me souviens de certain décret Baladurien allongeant la durée d’activité pour prétendre à une retraite à plein taux sorti à la mi…aou)

Enfin, carpe diem.

Mais je suis une vieille grincheuse. J’aime m’installer dans mon statut vacancier. Surtout quand le voyage s’annonce lointain et c’est le cas : direction Irkoutsk et le lac Baïkal pour 2 semaines pour commencer.

Points forts du voyage résume la fiche technique :

• Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale
• Découverte en bateau du lac Baïkal depuis Listvianka
• L’île d’Olkhon : Koujir et le rocher du Chamane
• Oulan-Oudé, capitale de la Bouriatie et visite du datsan d’Ivolguinsk

Après quelques inquiétudes sur le maintien du voyage, liées à l’annonce de graves inondations dans la région, j’ai appris que le sinistre se situait à 400 kms de mes lieux de vadrouille collective. Nous, européens, n’avons aucune idée de l’espace.

Voilà des lieux qui devraient favoriser un intense désintérêt pour les basses affaires courantes chez nous. L’inconscience alliée au cynisme chez certains de nos représentants et gouvernants m’étonnera toujours…

Quand je serai de retour, l’amateur de homard et de grand crus Rugy, du temps où il était à l’hôtel de Lassay, ne sera peut-être plus à son poste. Les journalistes sont méchants. qui distillent leurs informations au compte-goutte. Un vrai supplice. Chaque jour devient un peu plus lourd et pesant car le moins que l’on puisse dire est que notre ministre épinglé ne semble pas bénéficier du même paratonnerre que M. Benalla (au fait que devient-il ? Toujours en tractations africaines ?).

Pas fâchée de partir donc, pour oublier tout ça et ce qui risque de nous tomber sur le nez en août (je parle des textes qu’on tente de faire passer en loucedé). Mais comme d’ habitude demain je n’aurai plus envie de bouger – la perspective d’un voyage long avec escale … ce que je crains toujours dès lors que l’avion de départ prend du retard….

Une vieille grinche, vous dis-je.

PS : je ne sais pas trop quel seront mes possibilités informatiques aussi ce blog prend quelques quartiers …d’été.

Phase molle

La revoilà cette morosité post fêtes. Ponctuelle as usual. Comme dit, assez joliment, une amie, je suis en phase molle. Ce sont des moments que je sens venir comme un mauvais rhume. Un ciel voilé,  des rues en pluie, un caillou dans ma chaussure, plus rien ne répond : je suis à l’arrêt avec une furieuse tentation d’hibernation. Rendez-vous aux beaux jours et bon vent.

Point de secours à trouver dans l’actualité commémorative quand cette image là, réconfortante,648x415_place-republique-quelques-heures-avant-debut-manifestation-deja-pleine-620x397

déjà ternie par celle-ci,marche-republicaine-chefs-detats_0l’est encore davantage par les errements politiques de ces derniers jours. Tandis que le discours s’égare sur les chemins de la déchéance, que le zadiste écolo et le djihadiste armé sont fichés à la même enseigne, que notre flamboyant colibri (ainsi se définit-elle elle-même cf. le naufrage politique de Christiane Taubira sur Médiapart) ne fait plus sa part en avalisant sans avaliser tout en avalisant (cela dépend des jours et des lunes peut-être) ce qu’elle contestait hier, montrant là une singulière aptitude à avaler des boas, tandis ressurgissent les émotions d’ il y a un an perverties par cette logorrhée sinistre, me reviennent ces mots de l’oncle Bernard  :

« Autrefois, plus l’homme plaçait d’espoir en Dieu, moins il croyait en lui-même. Aujourd’hui, plus l’homme croit aux objets, moins il espère en lui-même. Demain, moins il croira aux objets, plus il espèrera dans autrui » (Marx Ô Marx pourquoi m’as-tu abandonné. Bernard Maris. Editions Champs Actuel).

Réflexion pas si loin de celle d’un lointain et nostalgique cousin de l’Est : » Les hommes ont toujours envie de croire en quelque chose. En Dieu ou dans le progrès technique (….) Aujourd’hui c’est dans le marché. Bon, admettons, on va se remplir le ventre, et après ? (…..) Les magasins sont remplis de saucissons mais il n’y a pas de gens heureux. Je ne vois personne avec une flamme dans les yeux » (Svetlana Alexievitch : La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement. Editions Actes Sud).

Curieux comme la morosité vous pousse vers des choses qui la confortent.

Alors, je traque dans le fatras des nouvelles de quoi sourire un peu.

Récolte de la semaine.

ça

Le radicalisme barbu se serait-il infiltré à Bercy ?

ou ça (désolée pour la pub préliminaire)

http://dai.ly/x3knmxi

Ou encore cette histoire de plaque écorchant le nom de George Wolinski affublé d’un y. Correction pour correction, je crois que celui-ci aurait goûté celle-là …

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Very George,  n’est-il pas ?