
Après deux ans et demi, si ce n’est plus, de jeu de cache cache, la bestiole fini par me rattraper.
Avertie sur mon téléphone, il y a une semaine, que j’avais croisé une « personne à risques » vraisemblablement deux jours auparavant, je me fais tester le jour même (test antigénique ). Bingo : test positif (si j’étais complotiste, le test étant de fabrication chinoise comme l’indique le résultat que j’ai reçu, je prétendrais que le virus était déjà dans le test )….

Je m’isole donc. Madame l’assurance maladie m’enjoignant de refaire un test cinq jours après le premier, je m’y colle (re même test antigénique). Résultat toujours positif et pourtant pas de symptôme – ni fièvre, ni toux, ni mal de tête, ni perte de goût ou d’odorat, ni problèmes respiratoires, pas d’éternuements récurrents. Rien jusqu’à hier (soit au bout de huit jours) où j’ai commencé à me sentir un peu fatiguée mais pas au point de rester sous la couette. J’ai même fait un peu de ménage ce matin.
Je suppose que je dois cette relative « asymptomatie », au fait d’être vaccinée 3 doses. Mais l’isolement est lourd. Heureusement, j’ai un balcon donnant sur un parc où je peux m’installer pour bouquiner et prendre l’air. Depuis ce matin, on le bichonne à la tondeuse et autres appareils, ce qui masque le bruit des oiseaux et rend le séjour « balconique » un peu pénible.
L’embêtant dans cette absence de symptôme net (la fatigue pourrait aussi bien résulter de mon allergie à tout ce qui est en suspension dans l’air en ce moment) c’est qu’au vrai, je ne sais pas trop, à l’heure qu’il est, quand je vais pouvoir considérer que je ne suis plus contaminante et pouvoir aller me balader et voir du monde.
Finalement j’ai pris rendez-vous pour me faire faire un test PCR, réputé plus fiable, dix jours après le premier (et donc après dix jours d’isolement). Je croise les doigts.
Je me suis longtemps demandé, surtout depuis l’apparition d’Omicron, comment on pouvait recenser autant de nouveaux cas par jour. Je mettais cela sur le compte d’un abaissement de la vigilance liée à la lassitude et une actualité mortifère. Et agonissais en silence les porteurs de masque sous le nez ou le menton.
Pour moi, je ne sais pas où j’ai « flanché » car ma vie sociale bordelaise n’a rien de frénétique. Certes, on a bien recensé quelques cas dans mon entourage mais il y a un bon mois. Alors ….que penser ?
Le jour de ma contamination probable correspondrait, selon l’alerte que j’ai reçue, à une sortie en ville pour quelques achats. Adepte du masque FFP2 bien ajusté dans les transports (où le masque est obligatoire), en milieu fermé (y compris dans les ascenseurs) et dès qu’il y a un peu de monde autour de moi, je ne comprends pas bien comment j’ai pu « me faire choper ». A moins que mon masque ait été « poreux ».
Tant que le mal en reste là, je dois me considérer comme chanceuse. Autre petit bénéfice, m’éviter, dans l’immédiat, une revaccination que je ne souhaitais pas.
Pour l’heure, je maudis la technique qui fait que de bons vieux râteaux « jardiniers » et silencieux aient été remplacés par de bruyants appareils « soufflants ». A bien y regarder d’ailleurs, le résultat final n’est pas terrible : il reste encore pas mal de feuilles au sol un peu partout. Cinq heures de pétarade (hé oui, le parc est grand), sans compter les motos tondeuses, comme dirait l’autre, ça commence à bien faire. D’autant que, cerise sur le gâteau, ma voisine du dessous fait faire des travaux chez elle.
Entre la (le) Covid et le bruit, je me demande ce qui me pèse le plus.
Il va falloir être patiente.
Dans tous les sens du terme.













