(Pour en savoir plus sur le monsieur, lire ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tommy_Douglas).
D’accord c’est simplificateur et daté mais je crois qu’il y a un fond de permanence électorale là-dedans. J’ai repêché cette vidéo grâce au commentaire d’un abonné au site Arrêt sur image sous une chronique de Daniel Schneiderman, ambiguë comme il sait les faire, intitulée « Gauche : on essaie la naîveté », avec cette drôle de phrase à propos de la « Primaire populaire » qui semble avoir son suffrage : « D’accord, ce « socle » est plein de trous sur les sujets qui fâchent (Europe, dette, laïcité, sécurité, immigration, nucléaire, et j’en passe). »
Pour le site, voir ici : https://primairepopulaire.fr/le-socle-commun/
J’avoue que, pour l’instant, je n’ai pas tout lu sur le site de ladite Primaire dont les idées, qui ne semblent pas diffusées sous un autre mode, sont inaccessibles, à tout le moins, aux Français « illectronistes » (j’entends par là ceux qui n’ont pas les moyens matériels d’accès à l’internet) ou ceux allergiques aux pilonnages numériques (ce socle programmatique était passé sous mes radars … assez louvoyants il est vrai). Ma lecture fragmentaire (je n’en suis qu’aux professions de foi liminaires) m’y fait retrouver des choses déjà lues dans le programme de la France Insoumise.
Alors, alors, s’agit-il, encore une fois, de nous proposer une candidature …pas trop chat (en partant du principe que la FI est la fameuse souris finale) ?
Selon Le Monde , Christiane Taubira « se tâterait » :
mais pour les raisons que j’ai dites dans un précédent billet, je n’y crois pas
https://revages.home.blog/2021/04/10/15562/
mais je maintiens que l’élection d’une telle femme aurait de la gueule.
Rien à voir.
Angela Merkel a quitté la chancellerie et la société Ikéa se fend de cette publicité (c’est un sosie bien sûr) : enfin à la maison.

La com’ et le marketing décidément savent se saisir de tout y compris d’une retraite à laquelle je ne crois pas beaucoup non plus. Angela va réfléchir, posément, comme elle l’a toujours fait : conférences ? Peut-être pas, car discourir ne semble pas être son fort. Mémoires ? Je pencherai pour cette option là même si elle me paraît bien convenue. Et convenue, la dame, restée 16 ans au pouvoir, ne doit pas l’être tant que ça.
En attendant de prendre une décision, elle « merkelnisera », comme disent les allemands (il paraît que « zu merkeln » est devenu une expression rentrée dans le langage courant), autrement dit, elle observera la politique mondiale se déployer sans elle, avec ce petit sourire en coin que l’on a vu affleurer parfois sur son visage austère.
Ne doutons pas : c’est une féline.
Rien à voir encore.
Je ne peux que conseiller à mon tour (car je l’ai lu sur vive suggestion d’un ami) la lecture de ce livre « La tristesse est un mur entre deux jardins » (Odile Jacob), échange épistolaire entre Michelle Perrot, historienne, et Wassyla Tamzali, avocate algérienne, féministe. Livre à lire et relire tant il est dense et où l’on peut voir des pensées se déployer et évoluer en même temps.
Pour avoir une idée plus concrète des deux dames on peut aussi regarder ceci : l’intervieweuse semble assez dépassée mais a le mérite de laisser les deux femmes dérouler leurs propos qui semblent prolonger encore ceux du livre, une sorte de tissage Pénélopique sauf que celui là ne cesse de se construire :
Pour l’instant je reprends le beau roman d’Alice Zeniter « L’art de perdre » qui ne traite pas vraiment des élections qui nous attendent. Encore que ce titre …
en attendant de plonger dans celui-ci, que l’ami précité me conseille aussi et qui promet d’être bien décoiffant :
http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Au_commencement_%C3%A9tait-672-1-1-0-1.html
Idéal quand on a besoin d’air. Attention , 700 pages tout de même : voilà qui n’a rien d’un zéphyr.

