J’aime parfois picorer l’absurde, l’évènementiel et le minimal, autour d’une date.
Ainsi donc nous voilà au 1er août, jour de la Saint Alphonse.
A en croire wikipédia, Saint Alphonse se réfère à plusieurs saints chrétiens, dont un seul serait effectivement fêté le 1er août : Alphonse-Marie de Liguori (1696 – 1787) instigateur des missions populaires dans la région de Naples, puis évêque de Nocera, fondateur des Rédemptoristes, confesseur et docteur de l’Église. Béatifié en 1816 par Pie VII et canonisé en 1839 par Grégoire XVI.
Voilà pour la religion.
Le 1er août marque aussi la naissance entre autres de :
– La Comtesse de Ségur, femme de lettres française (1799)
– Herman Melville, homme de lettres américain (1816)
– Gaston Doumergue, homme d’État français, président de la République de 1924 à 1931 (1863)
– Yves Saint Laurent, couturier français (1936)
– Étienne Roda-Gil, parolier et dialoguiste français (1941)
– Jerry García, guitariste américain du groupe Grateful Dead (1942)
– Patricia MacDonald, auteur de romans policiers (1949)
– Robert Cray, guitariste et chanteur de blues américain (1953)
– Sam Mendes, réalisateur britannique (1965)
– Orelsan, chanteur français (1982)
Et la mort de :
– Louis VI, roi de France, en 1137
– Henri III, poignardé par le moine Jacques Clément, en 1589
– Calamity Jane, immortalisée par Goscinny et Morris, en 1903,
– Benoît Frachon dirigeant syndicaliste, ancien secrétaire général de la Confédération générale du travail de 1945 à 1967, en 1975
– Jules Moch homme politique français, en 1985
– Sviatoslav Richter, pianiste russe, en 1997
– Marie Trintignant, actrice française, en 2003
Voilà pour l’art et la politique.
C’est aussi :
Qui se marie un premier août, se met la corde au cou.
Il faut cueillir les choux l’un des trois premiers jours d’août.
Lorsqu’il pleut au premier août, les noisettes sont piquées de poux
ou
s’il pleut un premier août, pas de grains du tout
Voilà pour la botanique et la sociologie.
Et pour moi ?
Le 1er août ouvre une petite parenthèse pendant laquelle le travail qui s’empile ne me pèse pas,
ma boîte aux lettres reste vide,
pendant laquelle je respire et me languis, confite dans une apesanteur moite et apaisante,
en pensant à ces feux et ces bruits de trompe dans un vallon suisse où j’ai passé, enfant, des vacances bercées par des « ou bien » mélodieux …quand les temps étaient légers.

Texte et photos S. Lagabrielle : tous droits réservés.