Patchwork

De toutes les espèces animales étudiées, le chien est celle qui présente la plus grande variété de taille. Un rapport de un à quarante sépare le minuscule chihuahua du grand danois. Pourquoi ? Cet article du journal Le Monde donne quelques clés

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/02/06/une-mutation-reecrit-l-histoire-de-la-taille-des-chiens_6112554_1650684.html

Qu’en est-il des fortunes où l’écart est bien plus grand ? Les raisons n’ont rien à voir avec la génétique, à moins de se lancer dans le concept de génétique économique. Le chromosome de notre monde débridé résidait -il, en mode récessif, chez Adam Smith ?

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Après le calamiteux deal Alstom-General Electric, notre Président pas candidat mais en campagne a décidé le rachat par EDF de l’activité nucléaire de GE.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/02/07/le-rachat-par-edf-de-l-activite-nucleaire-de-general-electric-se-precise_6112634_3234.html

Notre avenir, selon Jupiter, sera nucléaire ou ne sera pas. Ce qui rejoint la position de la Commission européenne qui a annoncé, mercredi 2 février, la création d’une sorte de label « vert » notamment pour les centrales nucléaires, reconnaissant, sous certaines conditions, leur contribution à la lutte contre le changement climatique.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/02/malgre-les-protestations-la-commission-europeenne-accorde-un-label-vert-au-nucleaire-et-au-gaz_6112017_3244.html

Nous sommes chanceux : Monsieur Pécresse, même placé en disponibilité si Madame accède à la présidence entretemps, saura garder un œil vigilant sur l’innocuité de ce rachat en tant que PDG de GE Renewable Energy.

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« L’URSS vous pésente ses meilleurs vieux ». C’est ainsi que, le 14 février 1984, Libération annonçait la nomination du nouveau dirigeant soviétique : à 73 ans, le terne Constantin Tchernenko était choisi par ses pairs du bureau politique (guère plus vaillants que lui) pour prendre la tête d’un régime subclaquant.

Au moins ces vieux là étaient-ils considérés.

La maltraitance des personnes âgées en maison de retraite n’est pas une nouveauté. Gonfler sa fortune sur la traite des vieux par contre…. Vive l’or gris ?

Alors que je m’acheminais vers l’âge de la retraite, j’ai quasi quotidiennement reçu par mail des propositions alléchantes (sic) d’investissement dans ces merveilleuses institutions privées. Ironie mercantile s’il en est, car rien ne garantit qu’un état de dépendance futur ne me conduise pas vers ce genre de sordide parking.

Ayant eu l’occasion d’observer l’environnement des résidents d’un établissement d’un groupe concurrent d’Orpea – repas médiocrissimes, soins et « fournitures » calculés au plus juste, personnel réduit, surmené et déprimé de ne pouvoir travailler correctement-, je n’ai jamais donné suite. Et j’ai considéré les récentes indignations gouvernementales pour ce qu’elles étaient : des gesticulations. Le docteur et ministre Véran fait partie de ces tartuffes molièresques. J’en viens à me demander ce que le serment d’Hippocrate peut encore signifier pour un individu apparemment plus préoccupé de son avenir médiatico-politique que de la santé de ses semblables.

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C’est un documentaire édifiant.

Cette société du « crédit social » n’était pas entièrement une inconnue pour moi mais elle n’ était encore qu’ en brouillon lors de mon dernier séjour en Chine en 2011. Lulu, la jeune femme du documentariste, s’en « arrange » pour préserver des points sociaux qui règlent sa vie (je me demande d’ailleurs quel a été son solde de points après la sortie de ce documentaire). La mesure de sa liberté est au creux de sa main et le smartphone comme une extension de sa propre personne.

A l’heure où un simple pass décide de votre « existence sociale » ces images sont malaisantes comme on dit de nos jours. Surveiller et punir. Je n’ai pas lu le livre de Michel Foucault. Je devrais. Le raffinement technique sous cet angle paraît presque illimité.

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Quand on manque de mots, autant inventer de la ponctuation. Quelques petites suggestions pour terminer sur une note plus légère.

Démesures

Après le suppositoire personnel pour 15 minutes d’extase dans l’espace, le yacht.

https://www.courrierinternational.com/article/polemique-rotterdam-un-pont-historique-doit-etre-demonte-pour-le-yacht-de-jeff-bezos

Le constructeur – s’apercevant un peu tard que le navire, un trois mâts, est trop haut pour passer sous un pont historique qui lui permettrait de rejoindre la mer- a donc demandé à la municipalité de Rotterdam de démonter temporairement le pont afin que le navire puisse passer. Celle-ci a assuré que la somme correspondante serait remboursée par le constructeur. Quant à ceux qui faisaient valoir à ladite municipalité, qu’elle avait promis, après une rénovation majeure en 2017, de ne plus jamais démanteler l’ouvrage, on opposa, classiquement, l’importance économique et les emplois créés par la construction de ce navire (une coquille de noix à 430 millions d’euros) et l’on assura que le pont retrouverait sa forme actuelle.

Selon un article postérieur du Journal suisse Le Temps du 4 février, rien ne serait finalement encore « acté ». De quoi naviguer à vue ou rester en cale sèche.

Ambachtelijke restauratie van Rotterdamse Hef - Cobouw.nl

L’histoire est anecdotique mais elle m’amène à m’interroger à nouveau, d’une part, sur cette folie toute personnelle des grandeurs à l’heure où ces millions pourraient être plus utilement et collectivement investis et , d’autre part, sur l’ « obligeance » publique qu’elle soit étatique ou municipale.

GQ magazine (article lui aussi du 4/02/2022) m’indique que Jeff Bezos, d’ailleurs, ne compte pas acheter un seul navire, mais toute une flotte. On ose espérer, si ces rafiots sont construits au même endroit, que leur taille respectera les contraintes physique de l’environnement . Mais pourquoi faire cette flotte ?

Me revient alors en mémoire ce projet de milliardaires de créer des îles artificielles indépendantes des États, basées en eaux internationales – ou à défaut dans des zones franches comme en Polynésie – et échapper ainsi à toute règlementation (en particulier fiscale). L’article est un peu ancien et je ne sais pas où en est le projet aujourd’hui :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwj-yZiasOb1AhUF1hoKHZKoBtoQFnoECAYQAw&url=https%3A%2F%2Freporterre.net%2FDes-milliardaires-revent-d-iles-artificielles-pour-echapper-au-rechauffement&usg=AOvVaw1Bsh8PBSSH3s2SmYFYUfTi

Le dessein « Bezosien » s’inscrit-il dans ce cadre ? Allez savoir …à moins qu’il ne s’agisse du dernier avatar du jeu « c’est moi qui ait la plus grosse » entre ultra riches.

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/02/04/le-pont-de-hef-face-a-la-fortune-de-jeff-bezos-et-des-mats-de-son-superyacht_6112390_3210.html

S’affranchir de toute règlementation étatique parce qu’on en a les moyens, cette sécession égoïste n’est pas nouvelle mais il me semble qu’on atteint là (je pense non seulement au bateau mais aussi aux escapades « astronautiques ») une démesure à l’aune des fortunes sur lesquelles elle s’appuie, elle-même fondée, au moins pour ce qui concerne celle de Jeff Bezos, sur une exploitation cynique de ses semblables à deux pattes.

Comment vivront-ils sur leurs îles, parce que, à moins d’une misanthropie carabinée, il faudra bien s’organiser entre soi mais aussi compter avec les populations locales et donc … produire de la norme. Y reviendra-t-on à la liberté originelle des amérindiens ou à l’inconstance des structures sociales de nos lointains ancêtres décrites dans « Au commencement était » ou y verra-t-on s’installer au bout du compte un système encore plus inégalitaire et rigide que celui prévalant de nos jours ?

S’agissant des relations avec la population polynésienne, il est notamment indiqué que les plateformes insulaires « visent à attirer des investissements directs et indirects en Polynésie française et à accueillir de nombreux projets d’entreprises et de recherche », et qu’elles bénéficieront pour ce faire d’une « zone économique spéciale qui facilitera la création et la gestion d’entreprises ».

Cette langue de bois n’augure pas l’invention d’un ordre nouvel ordre de solidarité sociale et le démontage du capitalisme paraît moins assuré que celui du pont de Rotterdam.

Ce qui me ramène à mon précédent billet « S’adapter » …

L’argent public n’a pas d’odeur mais les cabinets conseils ont du flair. Le retour sur investissement pour le pékin moyen est, lui, nettement plus discutable.

En parlant de Pekin se sont ouvert des jeux olympiques d’hiver sous contrainte sanitaire. Comme le raconte le journal « Le Monde », « C’est un univers quasi orwellien qui accueille athlètes et visiteurs étrangers, séparés du monde et souvent cloisonnés entre eux. Les tickets pour le célèbre stade du « nid d’oiseau » n’ont pas été proposés à la vente pour le public ; les 23 millions de Pékinois sont eux-mêmes soumis à un semi-confinement. Ces Jeux d’hiver sont tout sauf un événement populaire : la petite sphère sportive est si fermée, a relevé notre correspondant, que de nombreux Chinois ignorent même que leur pays accueille des Jeux olympiques ».

Où l’on voit que la conjugaison d’un virus avec le réchauffement climatique aurait tendance à nous transformer nous-mêmes en îles ..

Vincent et Bernard nous mènent en bateau

Mais combien en auront-ils détruits dans le même temps ?

Or donc, Vincent et Bernard s’en furent répondre aux questions des sénateurs concernant la concentration des médias en général et leur situation particulière dans le paysage médiatique en particulier.

Pour le peu que j’en ai vu (il y a des limites à ma résistance) tout cela s’est passé dans une ambiance aimablement feutrée et courtoise.

Pour pousser dans leurs derniers retranchements ces vieux briscards, il aurait fallu des faits, du muscle. Or rien de tel n’est advenu et l’un comme l’autre ont gentiment baladé la commission d’enquête.

« Quelle est votre passion pour construire un tel empire ? » s’est vu demander Vincent. Question, très « malaisante » s’il en est, qui a permis à l’intéressé de dérouler son argumentaire. Comme le relate Médiapart, à la différence des sénateurs, lui, « avait méthodiquement préparé la rencontre, avec sous le coude une ribambelle de « slides », que les organisateurs de la commission d’enquête ont aimablement diffusés, pour illustrer les propos de leur hôte. Étrange spectacle. Devant ces graphiques et infographies complaisamment projetés, on aurait pu croire en certains instants que Vincent Bolloré était devenu le maître de cérémonie et qu’il traitait les membres de la commission d’enquête de la même manière que lors d’une assemblée de ses actionnaires ». « Ce ne sont pas des raisons politiques ou idéologiques mais des raisons économiques » qui expliqueraient, assure-t-il, les développements de son groupe et son engagement personnel.

Et Zemmour alors ?

« La chaîne CNews n’est pas loin d’être une chaîne d’opinion », s’est risqué à dire le président de la commission d’enquête, Laurent Lafon.

On mesure l’audace.

Bernard n’a pas eu à trembler non plus. Loin de cadrer le débat sur les enjeux de la concentration des médias et les dangers qu’elle fait peser sur le pluralisme et l’indépendance de la presse, le même président a déroulé le tapis rouge au milliardaire : « Vous incarnez les grands capitaines d’industrie ».

Pourtant il y avait à creuser.

Un exemple : l’affaire Squarcini, et la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) sur laquelle elle a finalement débouché.

Babioles.

Comme le rappelle Médiapart qui a « levé » l’histoire, « il y est tout à la fois question de manœuvres occultes pour connaître le contenu d’une enquête pénale ayant visé LVMH face à son concurrent Hermès, de l’utilisation des moyens des services de renseignement français au profit de la multinationale, ou de l’espionnage du futur député insoumis François Ruffin et de son journal Fakir pendant la réalisation du documentaire Merci patron !, justement consacré à Bernard ».

Quand Bernard Arnault a objecté au rapporteur PS de la commission que « LVMH n’avait « reconnu aucune culpabilité » (….)« , le sénateur socialiste aurait pu, poursuit le journal, facilement faire l’objection que « la CJIP n’est certes pas de la part de LVMH une reconnaissance de culpabilité de la personne morale, mais c’est assurément la reconnaissance des faits ; et c’est à ce titre que le groupe a payé 10 millions d’euros pour éviter le procès ». Le sénateur aurait pu aussi ajouter que la reconnaissance des faits a également été confirmée à la barre, le jour de l’audience, comme l’a aussi raconté Mediapart, par MJacqueline Laffont, l’une des avocates de LVMH, qui l’a admis par ces mots : « Il y a eu des dysfonctionnements et des manquements dans une période ancienne et dans une gouvernance qui n’est plus celle d’aujourd’hui. »

Rien, nada. L’eau inquisitoriale sénatoriale a coulé sur Bernard comme sur les plumes d’un canard.

Ce qui m’a ramenée aux interviews présidentielles. A propos de celles, traditionnelles, du 14 juillet, un journaliste anglo-saxon (anglais ? américain?) aurait ironiquement déclaré « c’est Versailles ».

Pourquoi cette déférence ? Je me le suis souvent demandé en regardant par contraste certaines interviews ou auditions notamment au Sénat américain. Par exemple celle-ci.

Zuckerberg n’est pas, que je sache, un grand orateur devant l’éternel et l’on entend moins chez nous, aujourd’hui, la dame qui n’en était pas à son coup d’essai. Mais les réponses qu’elle « arrive » à obtenir sont assez surprenantes.

A la question de savoir s’il fallait des intervieweurs de présidents (ou d’hommes ou femmes de pouvoir(s ajouterai-je) plus percutants, Michael Rose correspondant de l’agence anglaise Reuters à l’Élysée répondait : « Il ne faut pas confondre être percutant et être impertinent. En France, on a une culture du trait d’esprit mais ce qui manquait durant cette interview (interview d’Emmanuel Macron sur France 2 en décembre 2017), c’est un journaliste qui connaît le fond des dossiers. Sur la question de l’écologie et du nucléaire par exemple. Emmanuel Macron veut prendre le leadership de la lutte contre le réchauffement climatique, mais prend d’un autre côté des décisions qui posent question. Le fait de retarder la fermeture des centrales nucléaires par exemple. C’est toujours frustrant de voir que le journaliste ne va pas au fond des choses parce qu’il n’a pas l’air d’en maîtriser les enjeux ».

Où, indépendamment du fait que la politique macroniste vis à vis du nucléaire ne semble pas avoir bougé, l’on retombe sur le travers reproché au rapporteur de la commission sénatoriale.

J’exagère bien sûr car toute la gent qu’elle soit parlementaire ou journalistique n’est pas à mettre dans un même panier mais l’équipe « puncheuse » ne me parait pas, et de loin, la plus visible ou audible. Pour passer entre les gouttes des éléments de langage prédigérés, il faut tirer dans les coins du net.

Au vrai, entre concentrations et manipulations rendues plus diverses et insidieuses par la technique, je me dis qu’il faudra être de plus en plus fin pour se forger une conscience. A moins qu’une définitive panne électrique nous ramène à des fondamentaux limbiques respectables.

S’adapter

Même eux !

« Au commencement était » des David Graeber et Wengrow. C’est décidément un bouquin passionnant, si foisonnant, si savoureux, que j’avance tout doucement dans sa lecture. Me voici à la fin du chapitre intitulé « Dégeler l’âge de glace » où l’on apprend que, selon les récits que livrent les données archéologiques, « tout au long de la période glaciaire, marquée par de forts contrastes saisonniers, nos lointains ancêtres ont vécu une existence très similaire à celles des Inuits, des Nambikwaras (peuple installé au nord-ouest du Mato grosso au Brésil) ou des Crows (indiens des grandes plaines d’Amérique du Nord). Apparemment guidés par les sentiment qu’aucun ordre social n’est jamais fixé ni immuable, ils ne cessaient d’en changer, bâtissaient des monuments qu’ils finissaient par abandonner, laissaient se développer des structures autoritaires à certaines périodes de l’année pour mieux les démanteler à d’autres (…) Pourquoi Homo Sapiens qui passe pour le plus sage des grands singes a-t-il laissé s’installer des systèmes inégalitaires, rigides et permanents après avoir monté et démonté des structures hiérarchiques pendant des millénaires ? »

Bonne question que la suite du livre (qui m’attend) s’attache à explorer mais qui résonne étrangement à mes oreilles en cette période pandémique.

Or donc, Jean Castex annonça l’entrée en vigueur du pass vaccinal au 24 janvier 2022 sans exagérément s’encombrer du fait que le Conseil constitutionnel, saisi d’un recours portant notamment sur la conformité à la Constitution des dispositions transformant le pass sanitaire en pass vaccinal et excluant, en particulier, la possibilité de présenter, en lieu et place, le résultat d’un examen virologique ne concluant pas à une contamination à la Covid 19 ou (sous réserve d’exceptions à définir par décret) un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination à la Covid 19, n’avait pas encore rendu sa décision.

Le recours des députés, le plus intéressant juridiquement à mon sens, s’appuyait sur une décision rendue en août 2021 (https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2021/2021824DC.htm ) par le même Conseil à propos du pass sanitaire dans laquelle ce dernier – observant que les dispositions relatives à ce pass, susceptibles de limiter l’accès à certains lieux, portaient atteinte à la liberté d’aller et de venir et, en ce qu’elles étaient de nature à restreindre la liberté de se réunir, au droit d’expression collective des idées et des opinions – avait opéré un strict contrôle de proportionnalité entre l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé et le respect des droits et libertés rappelé ci-dessus.

Dans sa décision rendue hier, le Conseil constitutionnel, tout en confirmant que les dispositions qui lui étaient soumises portaient atteinte à la liberté d’aller et de venir, à la liberté de se réunir, au droit d’expression collective des idées et des opinions, les valide au nom essentiellement de l’objectif de protection de la santé face à l’épidémie de Covid-19 et du fait qu’il ne lui appartient pas de déterminer si l’objectif ne pourrait pas être atteint par d’autres voies, notant, comme en passant, qu’il devra y être mis fin sans délai lorsqu’elles ne seront plus nécessaires et qu’une limitation possible de leur application jusqu’au 31 juillet 2022 est prévue.

On sait ce qu’il en a été de la date limite d’application du pass sanitaire…Entretemps, également, la gratuité des tests a été supprimée pour les non-vaccinés ce qui laisse à penser, compte tenu de leur prix unitaire et de la faible durée de leur validité (24 heures), que ces derniers n’y recourent plus ou peu. Ce qui n’aide pas à clarifier le paysage sanitaire.

Au fond, dans toute cette affaire, ce qui me chiffonne n’est pas tant la décision rendue hier, mais, vu les réserves émises par le Conseil dans sa décision relative à la mise en place du pass sanitaire, l’espèce d’apathie qui me semble entourer celle relative au pass vaccinal, les arguments développés par la « Haute Juridiction » pour justifier sa position semblant intéresser davantage que sa nature même.

Un peu comme si une sorte de fatalisme juridique vis à vis des décisions de cette instance comme celle du Conseil d’État (par exemple, à propos de la réforme de l’assurance chômage) s’installait insidieusement : rien à attendre vraiment, de toutes façons « ils » vont valider … reste à savoir comment.

Alors, à l’instar des auteurs cités ci-dessus, je me demande comment on en est arrivé là.

Image

On verra si la citation se vérifie « pandémiquement » devant la pétaudière que représente la gestion de la Covid. Difficile de suivre quand, notamment :

– les cas d’Omicron continuant d’augmenter dans le monde, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se prononce contre l’interdiction des voyages internationaux et la vaccination obligatoire pour entrer dans les pays, invoquant l’inefficacité de telles mesures pour enrayer la propagation du variant Omicron : https://news.un.org/fr/story/2022/01/111

– on laisse entendre que la propagation d’Omicron pourrait ralentir avant d’apprendre que celui-ci ne constitue qu’un « lignage » de virus et connaît déjà des sous-variants, le dernier pudiquement nommé BA-2, devenu majoritaire au Danemark. «Ce qui nous a surpris, c’est la rapidité avec laquelle ce sous-variant, qui a beaucoup circulé en Asie, s’est installé au Danemark», a déclaré vendredi, l’épidémiologiste Antoine Flahault. «Le pays attendait un pic des contaminations à la mi-janvier; il ne s’est pas produit et peut-être est-ce dû à ce sous-variant, qui semble très transmissible mais pas plus virulent» (que le variant originel) ;’

– qu’on ne sait plus ce qu’il faut considérer comme un « schéma vaccinal complet » sachant que le vaccin même administré 3 fois ne prévient ni contre l’infection (atténuée semble-t-il) ni n’empêche le vacciné de contaminer.

et j’en oublie sûrement, entre là où on lâche du lest et là où l’on visse …sans parler des futurs JO d’hiver chinois sous tension covidique.

Le variant Omicron provoque un effet domino.

Au fond, ce virus (sans compter ses déclinaisons connues et à venir), par sa permanence – nous en sommes à la troisième année (2020, 2021 et maintenant 2022 …je suis gentille car les premières contaminations en France remonteraient à fin 2019 – nous ramène à une certaine stérilité conceptuelle, une absence de raisonnement du pouvoir. Une « complexification alliée à une spécialisation » si pointue qu’elle échapperait à l’entendement justifierait de confier des missions étatiques à des cabinets de conseils privés très onéreux et peu au fait (à supposer qu’ils s’en préoccupent) de nos structures administratives et sociales (disons, pour être charitable, somme toute, incompétents … ou à l’Ouest ce qui ne diffère pas tellement) partant de ce principe peu démontré (et assez largement démonté) que le privé fait toujours mieux que le public en termes de coûts et de services. Je vous laisse, pour le compte, apprécier le gloubi-boulga indigeste et louvoyant de cette ministre qui lit, laborieusement, une réponse confiée par ses directeurs de cabinet (si 10 minutes vous paraissent interminables -et je ne vous en voudrez pas- commencez vers 4,59 minutes).

Quand les mots ne sont que discours creux et n’ont plus d’autre fonction que d’essayer de remplir du vide, comment s’étonner de la montée d’une lassitude colérique ?

Alors, j’en viens à souhaiter que l’ingéniosité vis à vis du pouvoir de nos lointains ancêtres ne se soit pas définitivement perdue, qu’elle reste quelque part engrammée dans nos circonvolutions cérébrales.

« Il faut s’adapter », nous dit-on, mais pourquoi pas hors des sentiers balisés ?

Reprendrez-vous un peu de carabistouille ? Non, peut-être ou oui sans doute ?

En aura-ton avalé des carabistouilles depuis 2 ans autour de le ou la Covid ? Sur le sens, voir ci-dessus, à ceci près que les carabistouilles de nos autorités sanitaires ne furent pas sans conséquences. Lire ici.

https://www.franceculture.fr/politique/le-gouvernement-face-au-covid-les-constats-accablants-du-senat-et-de-lassemblee

Petits souvenirs personnels.

« Le masque n’est pas utile en population générale » affirmait Édouard Philippe il me semble (et pour cause, on manquait de tout et de masques chirurgicaux en particulier) et puis finalement on jugea que si. On commença par les masques dits « grand public filtration supérieure à 90% » (?) c’est à dire « des masques en tissu, le plus souvent lavables et réutilisables, destinés à prévenir la projection de gouttelettes, filtrant des particules émises d’une taille égale ou supérieure à 3 microns ». Puis, aérosolisation de la transmission du virus oblige, on remisa les masques textiles pour passer aux masques chirurgicaux, en intérieur comme en extérieur, puis on leva la contrainte sur l’extérieur avant de la rétablir. Aujourd’hui Omicron oblige, la généralisation des masques FFP 2 font débat mais comme les chirurgicaux, ils représentent un budget que la santé ne prend pas en charge et que les moins fortunés ne peuvent engager. Quant à l’aération …c’est de votre ressort chez vous mais ailleurs…

Souvenez-vous aussi des premiers temps des tests notamment PCR où, l’afflux de demandeurs « aidant » (sic), le résultat ne vous parvenait qu’au bout de 8 jours … autant dire qu’il ne valait plus tripette. Tests d’abord gratuits puis rendus payants pour les récalcitrants au « vaccin » qui y renoncèrent sans doute pour partie d’entre eux vu le budget qu’ils représentent : où l’on voit que la stratégie de dépistage chez nous est incomparable.

(Petit aparté : j’ai d’ailleurs du mal à appeler « vaccin » une injection qui ne vous protège pas de la maladie ou de la transmettre. Certes, il éviterait les formes graves de le ou la Covid mais si j’en crois le Larousse, un vaccin est une « substance d’origine microbienne qui, administrée à un individu ou à un animal, lui confère l’immunité à l’égard de l’infection déterminée par les micro-organismes mêmes dont elle provient et parfois à l’égard d’autres infections ». Avec les vaccins anti-covid, nous nageons dans le « partiel ». On remarquera aussi en passant que certains de ces « vaccins » ont définitivement disparus de nos « cimaises sanitaires » : Astra Zeneca et Janssen pour ne pas les nommer, les premiers, plus faciles à stocker que les ARNm étant –  » charitablement » distribués, y compris périmés – https://www.voaafrique.com/a/le-nigeria-d%C3%A9truit-un-million-de-doses-de-vaccins-covid-p%C3%A9rim%C3%A9es/6366371.html- en Afrique).

Pass sanitaire : il ne devait pas conditionner notre vie sociale … et puis finalement si. Qu’en sera-t-il du pass vaccinal? Notre ministre de la santé (triplement vacciné mais positif au Covid) ne laissait guère de doute : « C’est simple, c’est clair, c’est limpide, nous voulons que les Français se fassent vacciner ».

Une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom.

Bref nous en sommes là.

Un certificat de rétablissement, pour ceux qui ont été frappés par la ou le Covid, pourra-t-il remplacer le Pass vaccinal ? Les débats parlementaires (au moment où j’écris) ne lèvent pas le doute : en principe oui, en pratique selon des modalités à préciser par décret (si j’ai bien compris). Les décrets d’application se faisant parfois attendre longtemps …quid dans l’intervalle ?

Et le premier ministre dans son évitement des réponses n’aide pas :

(D’où il résulte en somme, si j’ai bien entendu, qu’un vacciné peu scrupuleux pourra toujours prendre le train quand un non vacciné testé négatif ne le pourra pas. Cherchez la logique).

(Autre aparté : j’ai débuté la lecture d’un livre conséquent (700 pages) qui s’annonce assez réjouissant de David Graeber et David Wengrow « Au commencement était …Une nouvelle histoire de l’humanité. J’en suis au chapitre 2 intitulé  » Blâmable liberté  » qui voit au XVIIe -XVIIIe siècle l’Europe, via des missionnaires ou des militaires, se confronter notamment aux sociétés amérindiennes de l’est de l’Amérique du nord (wendats en particulier) et découvre que ces « sauvages » n’ont pas beaucoup d’estime pour le modèle de société européen d’alors et s’avèrent de redoutables rhétoriciens. Pour résumer écrivent les auteurs:  » Entre 1703 et 1751, la pensée européenne fut profondément influencée par la critique indigène. Au fil de millions de conversations conduites dans des dizaines de langues, du portugais au russe, les réactions amérindiennes initiales d’indignation et de dégoût face aux mœurs européennes se muèrent en un débat autour des concepts d’autorité, de morale, de responsabilité sociale et, par dessus tout, de liberté. Comme le constatèrent rapidement les Français, autonomie individuelle et liberté d’action figuraient au panthéon des valeurs amérindiennes. Ces peuples organisaient leur existence de façon à minimiser le risque qu’un être puisse imposer sa volonté à un autre, si bien que, à leurs yeux, la France absolutiste n’était ni plus ni moins qu’une société d’esclaves indisciplinés. A cela les Français réagirent de diverses manières. Certains, comme les jésuites, rejetèrent catégoriquement le principe de liberté. D’autre comme les colons, mais aussi les intellectuels et les lecteurs de France (ndlr: des récits des missionnaires notamment) commencèrent à y voir une proposition sociale provocatrice et séduisante. »

Liberté, égalité, fraternité. Les temps modernes covidés me donnent à penser, à ce stade de ma lecture (p.86) que notre arrogance finalement n’a pas retenu grand chose de la rhétorique amérindienne. Mais c’est une autre histoire que le reste du livre éclairera sans doute.).

Mais revenons à notre mouton vaccinal. Troisième, quatrième dose à trois, quatre mois d’intervalle, est-ce raisonnable ?

Sur ce point l’agence européenne du médicament (AEM) par le biais de Marco Cavaleri, responsable de la stratégie relative aux vaccins de cet organisme, a fait valoir notamment que «bien que l’utilisation d’un schéma de rappels supplémentaires puisse être envisagée dans le cadre d’un plan d’urgence, des vaccinations répétées à intervalles rapprochés ne représentaient pas (selon lui) une stratégie durable à long terme.» A une journaliste essayant de comprendre s’il suggérait que nous pourrions développer une résistance à un trop grand nombre de rappels effectués sur un court intervalle, Cavaleri répondit : «Oui, en effet, il y a deux préoccupations ici.» Si l’une d’elles «est le risque de fatiguer la population avec l’administration continue de rappels», l’autre fut présentée en ces termes : «Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels, disons tous les quatre mois environ, nous finirons par avoir des problèmes avec la réponse immunitaire, et la réponse immunitaire pourrait ne pas être aussi bonne que nous le voudrions. Donc nous devons faire attention à ne pas surcharger le système immunitaire avec des vaccinations répétées.»

Cette dernière phrase fut surinterprétée, en particulier sur les réseaux sociaux, et il fut avancé que l’AEM défendait l’idée selon laquelle des rappels vaccinaux rapprochés pouvaient dérégler ou affaiblir le système immunitaire.

Contactée par l’équipe de CheckNews de Libération , l’AEM déclara : «Malgré ce que certains ont rapporté à tort, le docteur Cavaleri n’a jamais dit ou laissé entendre que l’administration répétée de boosters affaiblirait le système immunitaire de quelque manière que ce soit. Ce qu’il a dit, c’est que l’administration répétée de rappels pourrait entraîner une diminution de la réponse immunitaire au vaccin, ce qui signifie que les vaccins pourraient devenir moins efficaces».

«Dans l’ensemble, poursuit l’AEM, alors que des discussions et des réflexions sont en cours pour définir les stratégies de vaccination à venir, le docteur Cavaleri a voulu expliquer les défis liés à la mise en œuvre d’une stratégie de vaccination basée sur des rappels répétés (par exemple tous les quatre mois) et les problèmes qu’elle peut poser à différents niveaux. Outre la fatigue anticipée de la population, d’un point de vue scientifique, le rappel répété est une approche pour laquelle il n’y a pas beaucoup d’expérience avec d’autres vaccins et, par conséquent, certaines considérations doivent être prises en compte. Les stratégies de vaccination à venir devront être conçues avec soin, avec la participation de toutes les parties concernées à l’échelle mondiale et en tenant compte de toutes les nouvelles preuves qui sont constamment produites».

Pour autant poursuit l’AEM, « si la situation d’un point de vue épidémiologique est telle que [de nouveaux rappels vaccinaux s’avéraient] la meilleure option sur la table, alors cela peut être fait une ou peut-être deux fois, mais ce n’est pas quelque chose qui devrait être répété constamment. Il serait beaucoup mieux de commencer à penser à une administration de rappels plus espacée dans le temps. Idéalement, si nous voulons évoluer vers un scénario d’endémicité, ces rappels devraient être synchronisés avec l’arrivée de la saison froide dans chacun des hémisphères, à l’instar de ce que nous faisons pour le vaccin contre la grippe. Nous devrons donc maintenant réfléchir à la manière dont nous pouvons passer du contexte actuel de pandémie à un contexte plus endémique dans lequel cette option serait souhaitable.»

Au cours de la conférence de presse de l’AEM, M. Cavaleri a également abordé la question «d’un vaccin adapté [à omicron], avec une composition différente», jugeant que «davantage de données sur l’impact d’omicron sur l’efficacité des vaccins [déjà] autorisés, ainsi qu’une meilleure compréhension de l’évolution épidémiologique de la vague actuelle» étaient nécessaires pour se prononcer sur son utilité. M. Cavaleri a ajouté que «d’ici à ce qu’un vaccin adapté à l’omicron soit développé, il est possible que la situation épidémiologique dans l’UE ait considérablement évolué en termes de variants circulants et d’exposition naturelle à l’omicron».

En somme, wait and see.

Pour l’heure, on enregistre plus de 300 000 contaminations/ jour mais leur nombre véritable se situe sans doute au-dessus (certains positifs ne se déclarant pas pour une raison ou une autre) à moins que cette estimation ne tienne compte de ce « dark number ».

Alors, dans cette incertitude (entretenue ?), nous voilà, vaccinés ou pas, soumis à des injonctions successives aussi paradoxales que celles infligées au corps enseignant.

Qui sait ce qu’on apprendra plus tard de cette époque ou des décisions jupitériennes lorsque leur embargo sera levé. Et les wendats n’avaient peut-être pas tort de considérer notre condition comme celles « d’esclaves ».

En attendant, la chronologie sanitaire vous glisse à l’oreille « allez, vous reprendrez bien une petite lichette de carabistouille liberticide si on vous dit que votre sécurité en dépend ? » Non, peut-être …ou oui sans doute ? Le sens réponse n’est pas si évident selon ce que vous serez ….

PS : Au vu des récentes manifestations, cette affiche me paraît éminemment transposable à l’enseignement

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2022 : entre emmerdements et absurdie

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Dessin de Claude Ponti

Une semaine et déjà 2022 promet.

« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français, je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder ! Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie », puis un peu plus loin « « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen », déclare le Président à un panel d’intervieweurs.euses sélectionné(e)s par le journal Le Parisien. En pleine discussion du projet de loi introduisant le pass vaccinal, la phrase a fait mouche : au Parlement, on s’insurge, on s’invective – « un président ne devrait pas dire ça » (ou pas comme ça)-, on « stratégise » derrière les rideaux pour ralentir les débats … et on y arrive.

En face, rien de très nouveau, la majorité rame pour justifier les sorties présidentielles, témoin cet aveu curieux d’Aurore Bergé : « Normalement cette interview d’Emmanuel Macron programmée aujourd’hui n’aurait pas dû sortir pendant le débat PassVaccinal puisqu’on aurait dû voter hier ».

Je peine à ne pas éclater de rire : il aurait été loisible au Président de demander au journal de retarder la publication de la chose ou de l’amender plus qu’il ne l’a fait (très à la marge si j’ai bien saisi), à écouter ici (si vous avez la patience) :

https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-13/2986871-invites-david-doukhan-olivier-beaumont-et-thierry-breton.html

Le journal tempère sur RTL : « Dans notre panel, il y avait deux professionnelles de santé, une infirmière et une cadre qui travaille dans les Ehpad. Ces soignantes sont arrivées à l’Élysée exsangues, épuisées par deux ans de crise. Cette fatigue, elles l’ont exprimée devant le Président de la République et elles lui ont fait part de leur impatience vis-à-vis de ceux qui refusent de se faire vacciner ». C’est à ce moment là qu’Emmanuel Macron aurait eu cette phrase sur « emmerder les non-vaccinés ».

Il n’y aurait donc pas de quoi fouetter un chat, c’était une réaction cash et spontanée face à des personnes exténuées. Une journaliste de l’émission C à vous, voir la vidéo citée plus haut à partir de 15’05, s’est cependant intéressée aux 7 intervieweurs.euses du Président. Il en ressort que les intéressé.e.s avaient de nombreux intérêts communs, en particulier autour d’Emmanuel Macron, que l’une d’entre iels avait travaillé pour un homme politique ayant soutenu Emmanuel Macron et qu’un des « intervieweurs » d’un jour était lui dans un environnement familial très « pro-macron »…

Cela suffit-il à disqualifier l’exercice présidentiel ? Sans doute pas, mais il confirme, s’il en était encore besoin, que l’on finit toujours par tomber du côté où l’on penche et notre Jupiter ne nous a guère épargnés sur ce point depuis le début de son mandat. Après « les gens qui ne sont rien » et son semblant de mea culpa ; les « Gaulois réfractaires » et son semblant de mea culpa ; le « pognon de dingue » et son semblant de mea culpa ; le « je traverse la rue » … et les déclarations larmoyantes sur son « j’ai appris à aimer les français » (il faudra lui dire un jour qu’il est vraiment piètre acteur), nous le revoilà tout fringant dans la provocation.

A- t – il véritablement pris un risque ? Aucunement, la plupart de ceux qui s’insurgent n’aurait pas voté pour lui … Mais qui aime bien châtie bien et puis .. une petite brutalité de temps à autre distrait … de bien des choses.

A vrai dire, la petite sortie sur la citoyenneté me chiffonne davantage. Et je suis d’accord (moins avec le reste) avec le journaliste Patrick Cohen pour dire qu’en l’occurrence Jupiter semble confondre (à dessein ?) citoyenneté et civisme, la première englobant certes le second mais se traduisant aussi par certaines prérogatives, dont … le droit de vote. Pour ceux que cela intéresse, un petit instantané de la citoyenneté aujourd’hui : https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/quest-ce-quetre-citoyen-aujourdhui

S’acheminerait-on sous couvert de cette petite phrase vers l’institution d’une forme de crédit social à la chinoise par le biais du pass vaccinal ? Je pose ça là sans jugement.

En attendant, je suis plus que dubitative, et je ne suis pas la seule, sur les mesures prises pour enrayer la pandémie et sur la hausse exponentielle des contaminations.

Sur le premier point je suis assez raccord avec le point de vue exprimé ici :

http://noslendemains.fr/restrictions-anti-omicron-en-absurdistan-le-parti-den-rire-recrute/

Sur le second, observant, outre la réduction de leur durée de validité, que les tests, devenus payants pour les personnes majeures non vaccinées et sans ordonnance, représentent un sacré budget – 44 € minimum pour un test PCR, 22 € pour un test antigénique et 12,90 € pour un auto test -, à quoi s’ajoute le fait que le « vaccin » n’évite pas d’être contaminé ou contaminant, je me demande, dans le contexte d’une population cible majoritairement vaccinée, si le sombrero dont on coiffe les non-vaccinés n’est pas un peu grand (pour ceux qui se demanderaient : je suis vaccinée 3 doses). Par ailleurs, la pénurie de tests à court terme n’ayant rien d’une hypothèse d’école, quel nouveau discours va-t-on nous sortir du chapeau ?

Certaines déclarations du ministre de la santé lors de la discussion parlementaire ne sont pas sans inquiéter, sachant que, jusqu’ici, ce Gouvernement en matière sanitaire s’est souvent déjugé.

Ainsi, « nous n’envisageons évidemment pas d’empêcher l’accès aux soins des personnes non-vaccinées, même si de plus de Français s’interrogent sur ce que la collectivité doit consentir au bénéfice de celles et ceux qui refusent le vaccin » a déclaré Olivier Véran, oubliant au passage la destruction méthodique de l’hôpital public initiée via l’introduction de la T2A, chère à son patron J. Castex, responsable autant sinon plus que le virus du burnout soignant actuel et de l’absence suffisante de lits et de personnel.

Le tri des patients étant enclenché dans certains centres hospitaliers, cette étrange tribune d’un pourtant défenseur de l’hôpital public, lui donnera-t-elle des gages ?

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/02/covid-19-les-non-vaccines-devraient-pouvoir-dire-s-ils-souhaitent-ou-non-etre-reanimes-estime-le-professeur-grimaldi_6107912_3244.html

Fallait-il lancer ce débat et, si oui, en ces termes ?

Qui emmerde qui ? s’interrogeait G. Attal. Il y aurait, en matière d’échanges de balles, de quoi remonter aux origines du tournoi de Roland Garros.

Je n’ai jamais été subjuguée (c’est peu de le dire) par les qualités humaines de notre Président mais force est de lui reconnaître ce talent particulier de brouiller l’écoute (tant qu’à être vulgaire …les amateurs de contrepèterie comprendront).

Dans le même temps (sic) :

– l’absurdie n’est pas l’apanage de la politique sanitaire française : https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/lufthansa/la-compagnie-lufthansa-devra-effectuer-18-000-vols-presque-a-vide-pour-conserver-ses-creneaux-7576305 ;

-les consommateurs, vaccinés complets (et pourvus d’un masque FFP2 si possible) pourront s’étourdir en s’agglutinant devant les étals … au risque de se contaminer tant la « protection vaccinale » conduit souvent à baisser la garde sur les gestes barrières (n’est-ce pas M. Castex ?) : https://actu.fr/economie/date-duree-regles-sanitaires-tout-savoir-sur-les-soldes-d-hiver-2022_47688417.html;

Quant aux migrants, en pleine surenchère anti-immigration, peu de chances que leur situation change au cours de la présidence française de l’UE.

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2022, peut-être la fin de la pandémie mais sûrement pas celle des emmerdes.

Paulette etc.

Y avait Fernand, y avait Firmin...

Dans sa livraison du jour sur le site Arrêt sur image, D. Schneidermann digresse sur un billet matinal sur France Inter de la journaliste et chroniqueuse musicale Rebecca Manzoni consacré à la célèbre chanson « La Bicyclette », où s’égrènent nombre de prénoms plus ou moins « datés », et qu’elle conclut ainsi : « La Bicyclette est une chanson interprétée par un artiste né en Italie (Montand, donc), écrite par un poète fils de juif émigré de Turquie (P. Barouh), et composée par un musicien d’origine italienne (Francis Lai). Alors, elle est pas belle, la France ? ». Petit tacle sous-jacent, il me semble, adressé à Eric Zemmour reçu la veille à l’antenne dont on connait l’addiction pour la « gauloisité » (sic) des prénoms.

J’ai déjà, il y a peu, « donné » sur les prénoms (voir mon billet du 9 octobre 2021). Pas très utile d’y revenir mais parmi les prénoms déroulés dans la chanson il y a « Paulette » et cela m’a rappelé un texte que j’avais commis en atelier d’écriture (le sujet de la contrainte d’écriture était : les graffitis). Peut-être m’en suis-je déjà servi aux débuts de ce blog -qui atteindra ses 9 ans en avril prochain- quand je cherchais encore à lui donner un objet (pour l’heure, on dira qu’il ondoie entre voyages et actualités). Je n’ai pas recherché.

Mais revenons à Paulette.

Ces vieilles lignes ne cassent pas trois pattes à un canard mais auront, du moins je l’espère, le mérite minuscule de distraire un peu.

Les voilà.

Les ravalements et les démolitions révèlent parfois des mots enfouis sous la crasse des jours : des dates énigmatiques, des coeurs, des initiales gravés dans la pierre, des  messages ayant vécu suspendus au devenir d’un vieux mur, d’une vieille porte.

Je t’aime, Paulette, disait celui-là.

C’est drôle comme on peut se laisser prendre.

Paulette.

Un prénom assorti aux premiers congés payés en tandem. Un prénom qui sent le tramway, la musette au bord de la marne, les quatorze juillet à l’accordéon.

Paulette, c’est cette jeune femme valsant sous les étoiles, saisie par Doisneau, je crois, dont la robe s’épanouit comme une fleur dans la lumière d’un réverbère.

Paulette, un prénom qui claque gentiment, qui m’évoque une tante replète et vive aux bibis chatoyants qui auraient pu faire pâlir d’envie la Reine d’Angleterre.

Un prénom aimablement désuet.

Comment est – ce une jeune Paulette?

Je n’ai jamais imaginé que l’on puisse s’appeler Paulette à dix ans. Pour moi, c’est un prénom adulte qui jure, malgré la rime, avec les couettes, ou les nattes, les tabliers à carreaux, les cartables sur le dos, les chaussettes blanches tire-bouchonnées.

Paulette, c’est un prénom pour une grande personne…de petite taille.

Une grande Paulette s’appelle Paule.

Paulette, c’est de la fleur de pavé et une langue bien pendue, de la gourmandise en vadrouille.

C’est gai et ça fait sourire… Paulette.

Je t’aime, Paulette.

Un amour dont seul le mur se souvient … peut-être. Surtout s’il avait ces yeux-là.. Elle ne s’appelait pas Paulette d’ailleurs mais Marion Pauline Goddard Levy dite Paulette Goddard.

Sur ce ce blog s’interrompt jusqu’à l’an prochain.

Primaires, primaires, primaires (sur l’air de Paroles, paroles, paroles)

Cette chronique sur Blast se termine par la chanson « Le tourbillon de la vie ». Ce n’est pas celle qui m’est venue en premier, quoiqu’elle soit pertinente. Moi, j’ai pensé à cette chanson là, interprétée par Alain Delon et Dalida dont j’ai extrait les paroles ci-dessous.

Une parole encore
Paroles et paroles et paroles
Écoute-moi
Paroles et paroles et paroles
Je t’en prie
Paroles et paroles et paroles
Je te jure
Paroles et paroles et paroles et paroles et paroles
Et encore des paroles que tu sèmes au vent.

Nous voilà bien lamentablement dans les paroles : une prestation de notre Jupiter, que je n’ai pas regardée, mais qui m’a semblé surjouée, pour ce que j’ai pu voir sur cette vidéo, un candidat communiste sans aucune chance qui lamine une militante historique, une « primaire populaire » bien bavarde pour le coup et qui se sent pousser de drôles d’ailes et dont le site fait état de soutiens qui me sont sympathiques, dont Denis Robert créateur de Blast en particulier,

Je m’en étonne et on me répond qu’il s’agit d’une vieille liste de soutiens et que, de toutes façons, il n’y a aucun contrôle sérieux des inscriptions. En gros, pour rire et gâcher les fêtes de fin d’année du candidat de l’Union populaire, j’aurais pu, si j’étais plus alerte informatiquement, m’inscrire sur le site de cette primaire populaire, sous le nom de Marilyn Mélenchon (c’est le nom de sa fille).

Les propositions de la primaire populaire sont ici :

https://www.pactedupouvoirdevivre.fr/publications/90-propositions-pour-le-pouvoi

Les solutions presque providentielles sorties d’on ne sait quel chapeau ne me disent rien. Sur Twitter on s’interroge sur une candidature Taubira salvatrice face au naufrage Hidalgo. Christiane ira-t-elle ? Je n’y crois toujours pas (même si elle « envisage la chose pourtant). Sa combativité a déjà souffert par le passé de la guerre présidentialo-égotiste.

Confronté à cette pataugeoire que choisir ? Assistera – t on à un record d’abstention et/ou de vote blanc ? Je ne suis pas constitutionnaliste mais quelle serait la légitimité d’un Président élu sur les résultats d’un scrutin à participation citoyenne dérisoire. La constitution dit simplement « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés ». Pas de quorum minimal, donc. Mais le fait est là : même élu sur un tout petit socle de convaincus, sans véritable contre-pouvoir parlementaire, le Président fait à peu près ce qu’il veut. Ce quinquennat en aura sans doute été la plus belle illustration.

En sortir et se sentir redevenir citoyen : une résolution pour l’an qui vient ?

Moutons, souris et/ou irrécupérables?

(Pour en savoir plus sur le monsieur, lire ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tommy_Douglas).

D’accord c’est simplificateur et daté mais je crois qu’il y a un fond de permanence électorale là-dedans. J’ai repêché cette vidéo grâce au commentaire d’un abonné au site Arrêt sur image sous une chronique de Daniel Schneiderman, ambiguë comme il sait les faire, intitulée « Gauche : on essaie la naîveté », avec cette drôle de phrase à propos de la « Primaire populaire » qui semble avoir son suffrage : « D’accord, ce « socle » est plein de trous sur les sujets qui fâchent (Europe, dette, laïcité, sécurité, immigration, nucléaire, et j’en passe). »

Pour le site, voir ici : https://primairepopulaire.fr/le-socle-commun/

J’avoue que, pour l’instant, je n’ai pas tout lu sur le site de ladite Primaire dont les idées, qui ne semblent pas diffusées sous un autre mode, sont inaccessibles, à tout le moins, aux Français « illectronistes » (j’entends par là ceux qui n’ont pas les moyens matériels d’accès à l’internet) ou ceux allergiques aux pilonnages numériques (ce socle programmatique était passé sous mes radars … assez louvoyants il est vrai). Ma lecture fragmentaire (je n’en suis qu’aux professions de foi liminaires) m’y fait retrouver des choses déjà lues dans le programme de la France Insoumise.

Alors, alors, s’agit-il, encore une fois, de nous proposer une candidature …pas trop chat (en partant du principe que la FI est la fameuse souris finale) ?

Selon Le Monde , Christiane Taubira « se tâterait » :

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/12/08/presidentielle-2002-christiane-taubira-entretient-le-doute_6105146_823448.html

mais pour les raisons que j’ai dites dans un précédent billet, je n’y crois pas

https://revages.home.blog/2021/04/10/15562/

mais je maintiens que l’élection d’une telle femme aurait de la gueule.

Rien à voir.

Angela Merkel a quitté la chancellerie et la société Ikéa se fend de cette publicité (c’est un sosie bien sûr) : enfin à la maison.

Enfin à la maison" : Ikea rend hommage à Angela Merkel dans une publicité

La com’ et le marketing décidément savent se saisir de tout y compris d’une retraite à laquelle je ne crois pas beaucoup non plus. Angela va réfléchir, posément, comme elle l’a toujours fait : conférences ? Peut-être pas, car discourir ne semble pas être son fort. Mémoires ? Je pencherai pour cette option là même si elle me paraît bien convenue. Et convenue, la dame, restée 16 ans au pouvoir, ne doit pas l’être tant que ça.

En attendant de prendre une décision, elle « merkelnisera », comme disent les allemands (il paraît que « zu merkeln » est devenu une expression rentrée dans le langage courant), autrement dit, elle observera la politique mondiale se déployer sans elle, avec ce petit sourire en coin que l’on a vu affleurer parfois sur son visage austère.

Ne doutons pas : c’est une féline.

Rien à voir encore.

Je ne peux que conseiller à mon tour (car je l’ai lu sur vive suggestion d’un ami) la lecture de ce livre « La tristesse est un mur entre deux jardins »  (Odile Jacob), échange épistolaire entre Michelle Perrot, historienne, et Wassyla Tamzali, avocate algérienne, féministe. Livre à lire et relire tant il est dense et où l’on peut voir des pensées se déployer et évoluer en même temps.

Pour avoir une idée plus concrète des deux dames on peut aussi regarder ceci : l’intervieweuse semble assez dépassée mais a le mérite de laisser les deux femmes dérouler leurs propos qui semblent prolonger encore ceux du livre, une sorte de tissage Pénélopique sauf que celui là ne cesse de se construire :

Pour l’instant je reprends le beau roman d’Alice Zeniter « L’art de perdre » qui ne traite pas vraiment des élections qui nous attendent. Encore que ce titre …

en attendant de plonger dans celui-ci, que l’ami précité me conseille aussi et qui promet d’être bien décoiffant :

http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Au_commencement_%C3%A9tait-672-1-1-0-1.html

Idéal quand on a besoin d’air. Attention , 700 pages tout de même : voilà qui n’a rien d’un zéphyr.

Inventaire à la Prévert amer

Il y a des jours l’écriture devient difficile. Et je ne me sens pas chroniqueuse agréée. Alors, dans ce petit inventaire très subjectif de ces dernières semaines, nous avons :

1/ 27 vies englouties au large de Calais et des tentes qu’on lacère. Sur tout le littoral, de nombreuses associations et habitants viennent en aide aux migrants. Mais la politique migratoire ne change pas : lutte contre les points de fixation et « militarisation » de la frontière. Malgré des conditions de vie indignes et les risques encourus, les candidats à la traversée s’entêtent. La réunion des ministres de l’Intérieur européens à Calais s’est achevée sur un objectif : renforcer la lutte contre les réseaux de passeurs. L’amélioration des conditions de vie pour les exilés n’a pas été abordée. Tout va bien …

2/ Un Président qui renoue le contact avec un dirigeant, Mohammed Ben Salmane pour ne pas le nommer, qui porte une lourde responsabilité dans l’un des meurtres les plus cruels de la période récente – et l’un des mieux documentés. La realpolitik l’a emporté ; la logique stratégique et économique aussi.

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/03/rafale-aux-emirats-treize-ans-de-negociations-pour-un-contrat-record_6104569_3210.html

Certes, il y a bien cette plainte …qui s’enfoncera probablement dans les sables du temps.

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/03/une-plainte-en-france-vise-les-dirigeants-des-emirats-arabes-unis-et-de-l-arabie-saoudite_6104581_3210.html

3/ Un nouveau variant nommé Omicron qui arrive, si j’ose écrire, à pic pour justifier de nouvelles restrictions qui ne sauraient tarder. Alors que son émergence plaide pour une levée des droits de propriété intellectuelle et le transfert de technologies sur les vaccins, traitements et tests anti-Covid, la logique financière risque fort, là encore, de l’emporter. A entendre les déclarations de certains producteurs de vaccin à Arn messager nous voila partis pour la mise en chantier de produits sur mesure dont les pays riches seront les premiers bénéficiaires. De quoi provoquer la juste colère des chercheurs sud africains qui ont joué franc jeu.

https://www.lindependant.fr/2021/12/01/egoistes-et-hypocrites-quand-le-chercheur-qui-a-decouvert-le-variant-omicron-charge-les-occidentaux-9963520.php

4/ Une primaire à droite qui voit émerger (les résultats ne sont pas définitifs à l’heure où j’écris mais la chose est tout de même préoccupante) un candidat proposant, entre autres choses sympathiques, la création d’un « Guantanamo à la française » afin d’enfermer « les cas extrêmement graves » qui nécessitent, selon lui, « des mesures d’exception avec un centre de rétention dédié » et d’un permis à points pour les migrants. Alors que, selon ce sondage (il est vrai qu’ils varient tant qu’est bien fol qui s’y fie, mais bon c’est juste pour illustrer ….), l’immigration ne semble pas constituer un thème prioritaire nous allons nous en manger pendant des mois et des mois jusqu’à la nausée (si ce n’est pas déjà le cas).

La raison ? Ne pas se laisser distancer sur la thématique par un candidat, pitoyable mais lancinant sur certaines chaines d’infos, dont l’entrée en campagne s’est avérée pour le moins ratée.

5/ Un ministre des outre mer qu’on a bien fait de nommer à ce poste pour calmer les Guadeloupéens (encore que je pense qu’il serait tout aussi odieux dans l’exercice de quelque mandat que ce soit). « Le ramenard et la manière » titre le Canard enchaîné dans le portrait qu’il tire de lui. Ramenard oui, mais la manière … jugez vous mêmes.

…et peut-être un préfet contestable décoré de la légion d’honneur traînant quelque part.

Cela ne vous donne pas envie d’hiberner, vous ?